SAINT AMBROISE
Les règles de la médecine sont contraires à la connaissance des mystères divins ; elles
(i) Platon, dans sa République, liv. III, avait déjà exprimé la même idée d’une manière plus philosophique; « Les médecins, écrit-il, deviendraient très habiles dans leur art s ils éprouvaient eux-mêmes toutes sortes de maladies et qu ils fussent d’une constitution débile et valétudinaire. » Montaigne traite le même sujet, avec sa verve railleuse et implacable, au liv III, chap. XIII de ses Essais: « C’est raison qu’ils prennent
la V s’ils la veulent sçavoir panser. Vrayement je m eu
fierois à'celuy-la: car les aultres nous guident, comme celuy qui peint les mers, les escueils et les ports, estant assis sur sa table, et y faict promener le modèle d’un navire en toute seureté; jectez-le à l’effect, il ne sçait par où s’y prendre. Us font telle description de nos maulx, que faict un trompette de ville qui crie un cheval ou un chien perdu, tel poil, telle haulteur, telle aureille : mais présentez le luy, il ne le cognoist pas pourtant. »
détournent du jeûne, condamnent l’étude et défendent tout exercice d’une méditation profonde. (In psal.)
SAINT JEAN CHRYSÜSTOME (347-4°7)
On ne reconnaît les services des médecins qu’avec de l’argent ; c’est par la prière qu’on s’acquitte à l’égard du divin médecin des âmes. iStir saint Mathieu, ch. viii.)
SAINT PIERRE CHRYSOLOGUE (mort en 450)
Comment un médecin peut-il entreprendre de guérir, avec connaissance de cause, une maladie qu’il n’aura pas souffert lui-même r et comment celui qui n’a pas été infirme avec l’infirme qu’il veut traiter, peut-il prétendre rétablir sa santé? (Homél. 18, post. Peut.).