‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 58 sur 219 · NÉRON · texte numérisé non relu

NÉRON

La mort de sa tante suivit de près le meurtre d’Agrippine. Elle était malade d’une irritation d’entrailles : il alla la voir; et cette femme, déjà très avancée en âge, lui touchant la barbe comme pour le caresser, lui dit ; « Dès que j’aurai vu tomber cette barbe, j’aurai assez vécu. )) 11 dit, comme en plaisantant, à ceux qui étaient autour de lui, qu’il allait se la faire abattre sur-le-champ, et il ordonna au médecin de purger la malade excessivement.

... Dès lors, il immola indistinctement et sous toutes sortes de prétextes tous ceux dont il voulut se défaire... On ne donnait qu’une heure pour mourir à ceux qui étaient condamnés; et, pour qu’il n’y eût aucun délai, on leur envoyait avec leur arrêt de mort un médecin pour les soigner, selon son expression, c’est-à-dire pour leur couper les veines.

(i) ’lraduaion de l.a llari'c.

rÉTRUNE (vers l’an 66)

Le Satyricon

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