‹ Le mal qu'on adit des medecinsChapitre 99 sur 219 · LE MORT · texte numérisé non relu

LE MORT

Medicin a tout votre orinne Voiés vous icy quamander Jadis sçutes de medicine Assés pour pouvoir commander.

Or vous vient la mort demander.

Comme autre vous convient morir Vous ny pouvés contremander.

Bon mire est : qui se scet guérir.

(1) Trois ameux médecins du temps. Le plus célèbre, Martin Akakia, était le médecin de François PL Voltaire a immortalisé son nom en le donnant au prétendu « médecin du pape, » qui prend la défense de ses confrères dans son ingénieuse diatribe contre « le natif de Saint-Malo, » autrement dit Maupertuis. Ce médecin portait le nom de Sans Malice y mais, le trouvant ridicule, il le traduisit en grec et se fit appeler Akakùi. Les savants de l’époque avaient d’ailleurs l’habitude de latiniser leur nom : ainsi, Jean Loisel devenait Avis; Dubois, Sylvtus; Desprez, Pratensis; Ledoux, PenUüas; Desjardins, Hortensius; Guillaume Boucher, Carnificîs , etc.

(2) Mûrs.

LE MEDICIK

Long temps a queii l’art de phisique J’ay mis toute mon estudie.

J’avoye science et pratique.

Pour guérir mainte maladie.

Je ne scay que je contredie Plus n’y vault herbe ny racine N’autre remède quoy qu’on die Contre la mort n’a niedicine.

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