‹ Le mal socialChapitre 13 sur 13 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

et de l'indifférence la plus criminelle à l'endroit de cette auguste royauté. Mais ce qui dépend de chacun de nous c'est que ce règae se réalise ou ne se réalise pas dans notre conduite personnelle. En cela notre responsabilité est effrayante. On nous entend souvent nous lamenter de ce que certaines lois ne sont pas chrétiennes; et nous ne déplorons pas que notre vie ne le soit pas, alors cependant que c'est par ce côté, comme étant le plus facile, que devrait commencer l'extirpation de l'abus.

Donc, servons Dieu. Talents, richesses, position ascendant moral, santé, vie, sont autant de dons de sa libéralité. En conséquence, nous commettons un larcin, au préjudice de Dieu, lorsque, nous prévalant de la disposition de ces biens qu'il nous a confiés, nous les taisons servir à des fias distinctes de la véritable et unique fin supérieure à laquelle il a voulu qu'ils fussent destinés. Tous les codes du monde appellent cela une malversation, tous frappent une telle conduite de peines très sévères. Le code de Dieu n'est pas moins rigoureux sur ce point, et sa sanction n'est pas moins terrible.

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