‹ Le malade par circonstanceChapitre 9 sur 15 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Les MEMES 5 JACQUES, paraissant au fond.

ZACQVEs , a part.

Un homme aux pieds de Mad'moiselle , Un habit noir, ah ! j' comprends, c'est le docteur Qui fait déjà sa cour à la petit' sœur.

riRMiN , 5e relevant.

ENSEMBLE

Ce portrait me comble d'ivresse , Recevez ici mes sermens :

Jamais ma fidelle tendresse !N'aura rien à craindre du temps.

NATALIE

Ce portrait le comble d'ivresse, Doià-je compter sur ses sermens?

Oui , j'espère que sa tendresse N'aura rien à craindre du temps.

JACQUES , à part.

Ne dérangeons pas leur ivresse, L' docteur sait employer son temps j Sur une aussi prompte tendresse On pourra bien fair' des cancans.

( Jacques passe sur la pointe des pieds sans être vu , et entre dans la chambr&^de Madame Démar. )

FIUMl^, NATALIE.

FIRMIN

Suis je lieureux ! . . . c'est de vous m.iinteiiant que je tiens votre portrait I

( Il le remet dans sa ijoche. ) NATALÏE.

Tout cela est fort bien, Monsieur; mais oîi cela nous me'nera-t-il?.. . Ce sont des enfantilla.;es. . . et, comme dit mon père, il est temps à mon âç;e de penser sérieusement; c'est pour ça qu'il veut me marier. . . et il a déjà un parti en vue.

FIRMIN

Ociel! il serait possible?

NATALIE

En vous voyant ici, j'ai d'abord imagine' que c'était vous.

FIRMIN

Plût au ciell . . . mais il n'en a jamais ctë question.

NATALIE

Alors , il faut nous entendre et trouver an moyen d'empécber ce mariage.

Oui , c'est ça . . . conspirons . . . Moi , d'abord )e dissimule très-bien. . . j'étais né pour l'intrigue... Voyons, si je vous enlevais?

NATALIE

Non, c*est une idée à laquelle j'ai déjà renoncé.

FIRMIN

Si...

NATALIE

Quoi?

FIRMIN

Ça ne se peut pas.:. Oh ! non , ça ne se peut pas !

NATALIE

Tenez , je crois que le nlus sage est de gagner du temps, et pour ça, il faut d'abord continuer à faire le malade.

FIRMIN

J'aimerais mieux une autre idée. . . Je ne vous promets pas (l'aller loin avec celle-là.

NATALIE

Soyez tranquille. . . je vous réponds de tout. . . En suite nous mettrons ma sœur dans le secret , nous tâcherons de l'intéresser en notre faveur; et si nous y parvenons, nous sommes sûrs de réussir.

An fait, elle a Pair bonne personne, madame votre sœur. . . je n'avais pas pensé à ça. . . Ce que c'est que de penser à deox î . . . comme on trouve !

NATALIE

J'entends du bruit. . . rentrez vite dans votre chambre; qn'on ne soupçonne rien.

FIRMIN , courant à sa chambre.

Ah î étourdi que je suis!... Tont-à -l'heure j*ai tiré la porte , et la clé n'y est pas . . . impossible d"'ouvrir.

NATALIE

Comment faire ?

FIRMIN

Si on me voit habillé coâime ça . . . tout va se découvrir. Nous sommes perdus ! . . . Ah! ma robe de chambre qui est là avec mon foulard. • .

NATALIE

C*est un coup du sort! . . . Otez votre habit.

FIRMIN

Mais oïl le cacher ?

NATALIE

Dans cet étui de harpe.

FIRMIN

C'est ca.nons sommes sauvés!

( Il y cache son habit. ) NATALIE.

Maintenant, je vais vous aider à mettre votre nouveau costume.

Air du Partage de la richesse.

Habillez-vous et faites diligence ,

Le temps nous presse , allons point de retarp;

Asse^^ea-vous,

(35)' riRMiN , (lui a passé la robe de chambre , se met dans la bereère.

Dieu! quelle complaisance !

NATALIE

Je vais vous mettre ce foulard.

FiiiMiN , pendant que Natalie le coi^e.

De l'amour qui pour vous m'enflamme , Rien désormais ne saurait triompher ; Car vous serez une excellente femme. . .

NATALIE

On ne saurait mieux vous coiffer.

Attention! c'est ma sœur! songez à ce que ie vous ai

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