‹ Le malaise de la démocratie (volume 2)Chapitre 26 sur 98 · LE DEI'UTE THIBÀUDEAU · texte numérisé non relu

LE DEI'UTE THIBÀUDEAU

des mandataires élus que l'on appelait, au commencement de la Révolution, u Nosseigneurs de l'Assemblée nationale ». Elles nous montrent l'intérieur de la Constituante. Elles nous révèlent des conversations de couloirs, des discussions de bureaux, les intrigues de la salle des Pas-Perdus. Elles nous font connaître des choses qui échappent au public des tribunes. Nos représentants y apparaissent en des postures familières, à ces instants de la vie où l'on ne songe pas à prendre une attitude pour la postérité. Et l'on y remarque surtout combien, dans le mouvement quotidien de la politique, les « grands principes » sont subordonnés aux petits intérêts.

Nous venons de voir les ancêtres et les descendants.

Le député Thibaudeau et le député Denîsot se valent.

Quand l'un a fini, l'autre commence. Mais, toutes les fois que le pays est las de leur platitude, la majorité des citoyens appelle un dictateur. Robespierre peut élahorer ses décrets dans l'ombre. Et César peut monter à cheval.

Page 1