‹ Le malaise de la démocratieChapitre 40 sur 108 · LA FÊTE CONTINUE · texte numérisé non relu

LA FÊTE CONTINUE

encore quelques années; ses anciens attachements lui reviennent, et semblent se plaindre en secret d'une rupture si .prompte; son entreprise Tétonne elle-même, enfin toute la nature conclut à remettre et à prendre un peu de temps pour se résoudre...

En écoutant ces paroles, les cœurs présents auraient peut-être battu sous l'armature des corsets cambrés. L'effet aurait été d'autant plus décisif que les organisateurs de cette séance avaient chargé un conférencier spécial de seconder Bossuet et M. Mounet-Sully. Dans l'intervalle des lectures faites par l'illustre tragédien, le conférencier prenait la parole et donnait des explications.

Une remarque, pour finir sur ces détails. On voyait, sur le programme de cette sainte journée, que cette audition de sermons coïncidait avec l'exposition, dans cette même Bodinière, des aquarelles originales d'Albert Guillaume. Ceux ou celles en qui l'éloquence dé la chaire suscitait des réflexions trop moroses pouvaient s'égayer en regardant frétiller, sur les murs, des silhouettes serpentines, joliment croquées au Moulin-Rouge, au Jardin de Paris et autres lieux... On sait que le crayon du philosophe Guillaume raconte aussi sincèrement que la plume de Lavedan ou de Donnay la vie tourmentée et cocasse de nos pauvres fêtards.

On pouvait croire qu'un industriel ingénieux

irait jusqu'à confier au dessinateur des P'iites Fp.mmes le soin d'illustrer les Oraisons funèbres. tte entreprise eût été le digne symbole de la ion du a Tout-Paris » , qui s'amuse, qui saute, a^ambade et qui, de temps en temps, est lié par les surprises de la politique ou par les s de la conscience nationale.

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