‹ Le mangeur de fer drame en cinq actes, huit tableaux dont un prologueChapitre 107 sur 107 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

BLANCHE

Elles sonnaient ainsi la nuit où mourut la duchesse.

DIANE, avec égarement.

Elles sonnaient ainsi I...

BLANCHE

Elles sonnent aujourd’hui pour votre union éternelle avec son fils! Cela doit lui sourire et réjouir son àme : avec son fils! Car vous n’étes pas coupable, n’est-ce pas? Diane, n’estce pas, ma sœur ?...

DIANE

Ne m’appelez pas votre sœur !

OCTAVE, déjà ébranlé, il attache sur Diane un regard étrange, et pressant son front sous ses mains.

O mon Dieu! mon Dieu! ! t

BLANCHE, poursuivant.

Est-ce que vous auriez jamais voulu un pareil mariage si vous étiez coupable!...

) > DIANE, so levant.

Assez! vous me rendez folle! Coupable, moi!... non! et je mourrai marquise de Blamont!,.. Partons, Octave!... et que... CCS cloches?..', (octave reste immobile. Ello fait quelques pas, mais rencontrant le regard de Phénix et retombant.) Ah! elles sonnent ma mort!

phénix, bas. '

Oui, ingrate! meurs!

Le dnc entre; il a maintenant les chevenx tout blancs. Il porte l’épée, comme les gentilshommes de la chambro sous Charles X. BLANCHE, l’apercevant et l'amenant à Diane.

Mon père, bénissez la femme de voire fils!... et priez-la de me faire grâce !... (a niano.) Diane, ne repoussez pas le baiser da sœur que je vous donne au nom de ma mère... de notre mère!

DIANE, vaincnc frissonnaute avoc nn cri terrible.

Taisez-vous!... je 1 ai tuee.

le duc:

Dieux!

OCTAVE

Ah!

Phénix s’est levé tout droit. Blanche, cpnisée, va tomber dans les bras du duc en regardant son frère. Celui-ci chancelle comme un homme ivre, puis tout à coup il bondit jusqu’au duc, lui arrache son épée et court sur Diane frémissante.

EMMANUEL, qui entre, se jetant devant lui.

Vous ne vous ferez pas justice vous-même 1 cette femme appartient à la loil

LE DUC, arrêtant le bras d’Octave.

Bas l’épée, monsieur.... n’empiétez pas sur l’office du bourreau!

EMMANUEL, répétant, la main étendue sur Diane.

Celte femme appartient à...

DIANE, b voix basse en lui montrant Çctave.

A lui.

Et elle court au-devant de l’épée d’Octave, qui s’est dégagé ; mais à peine a-t-elle fait quelques pas, elle tombe b genoux la tête penchée. Octave s’arrêto. Emmanuel se penche sur Diane.

EMMANUEL, se relevant.

Elle est mortel

Octave laisse tomber son épée.

PHÉNIX, dépouillant son apparence de vieillard.

Et voilà son complice! (Au cadavre do Diane.) Je t’avais bien dit que lu ne serais qu’à moi!

M. ROCH, reparaissant et s’approchant de Phénix.

Phénix Porion, ta mort va venger ma fille!

EMMANUEL

Phénix Porion, votre heure est venue.

PnÉNIX, montrant Diane avec une douleur fauve.

Elle est morte!... Faites de moi ce que vous voudrez!

EMMANUEL, à Blanche.

Elle est morle!... et il se livre lui-même!... Au-dessus de nos justices, il y a Dieu!

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