SCÈNE II
Les Mêmes, LE DUC, pois LÉGER.
LE DUC, paraissant à la porte de l'oratoire.
Ma fille!... Octave!.,, mes enfants !... (Octave et Blanche courent se jeter dans ses bras.)
BLANCHE, avec .égarement* en prenint le duc par les poignets, l’embrassant encore et lui baisant aussi les mains. .
Mon père, c’est vous! nous voilà!... Embrassez-nousl... Encore!... encore 1... (Brusquement.) Où est ma mère?
LE DUC
Mon Dieul mon Dieu !
• OCTAVE, effrayé.
Mon père!
BLANCHE
Ahi... ma mère est morte.
Oui, mes enfanis; nous avons tout perdu!
Nouveaux embrassements pleins de sanglots, puis nn silenco. OCTAVE, brise, d'une voix étouffée.
Mais quand donc»?...
LE DUC
Il y a... sept jours. C’est dans la nuit de Noël qu’elle a expiré, je vous l’ai écrit aussitôt. Blanche!
Geste douloureux de celle-ci.
OCTAVE
La maladie qui l’a tuéè?...
LE DUC
Une hypertrophie du cœur.
BLANCHE
Comment ne nous l’a-t-on pas écrit?
22 f-E MANGEUR DE FER
LE DUC
Voire mère, ne l’a pas voulu, d’abord, pour ne vous inquiéter ns l’un ni l’autre... Plus lard, lu inalajio sVtant Se Ve0 ’ ° ® 8 desirévous revoir - etelle vous a écrit elle-
BL ANCHE
Je n’ai rien reçu qui me dit...
OCTAVE
Ni moi.
BLANCHE
c °mbien y a-t-il donc, mon père, que ma dernière lettre vous est parvenue? e eure
LE Dl’C.
Trois mois.
BLANCHE
Mais j’ai écrit il y a trois semaines!
OCTAVE
Et moi, il n’y a guère plus de temps!
LE DUC
Vos lettres ne nous sont pas arrivées.
OCTAVE
C’est étrange !
BLANCHE, dont les regard* sont retournés an lit do la duel, esse, après un silence douloureux et parlant dans ses larmes.
Et nous ne l’avons pas embrassée une dernière Ibis! Elle ne nous a pas bénis! ce n’est pas nousmfi |w*ni donc? Pe,,dant 18 nUU “H* ! - (Br!.quen,on, aj duc ) Îuî
LE DUC.-
Votre ami Emmanuel de Kéral, elCo’lette qu’on a envoyé
enlariïr aVait ,I,8n< * ué à Diyne - pSuîre
BLANCHE
Colette n’est donc plus ici?
Non.
BLANCHE
Mais celle Diane dont vous parlez...?
LE DUC
Diane d üauberteuil esi une orpheline de grand nom,