ACTE premier
dire mademoiselle Diane d’Hanberteuil, à la messe de minuit, et qui l’avais ramenée. Comme tout était éteint dans l’hôtel, je prends une lumière et je conduis mademoiselle Diane jusques... jusqu’ici... Madame la duchesse était encore couchée là, bien paisible... on l’aurait cru du moins... O mon Dieu, mon Dieu!...
L’émotion lo Tores h s'arrêter un instant.
EMMANUEL, après un sitonco.
Continuez.
LÉGER
Je prends... la... une bougie, que j’allume pourmndemoi- Selle'Diane... (il mime tout ce qu’il raconte, et montre la place de chaque chose pour mieux so faire comprendre.) « Merci, Léger » ditelle, comme ça tout bas, « allez-vous reposer... » Et elle entre... là, dans sa chambre; quand moi, en allant... pour m’en aller, je m'aperçois... à une bande de lumière, que sa porte n’est pas tout à fait fermée. J’ai l’idée sotte... Ohl il faut me pardonner!... j’ai l’idée sotte de revenir et d’appuyer mes yeux là, pour regarder mademoiselle Diane un peu plus longtemps... Mais qu’est-ce que je vois alors!, ou plutôt? qu’est-cc que je crois voir? Au fond de la chambre, dans l’encadrement de l’autre porte, je crois voir une figure d’homme.
EMMANUEL
Impossible!
, OCTAVE
Tu étais fou !
LÉGER
Fou! oui, je l'étais, je l’avoue).. Fou d’adoration pourMarie... pour ma demoiselle Diane! Dam! j’ignorais son nom moi! son rang; je l’avais vue mon égale, ou à peu près! Et se figurer voir un homme, la nuit, citez une pure créature... qu’on adore!... Quel coup dans le cœur!... Aussi, e’est plus fort que moi! cl en deux pas je suis dans sa chambre. Elle était seule! et... do me voir entrer comme ça chez elle... * Léger • qu'elle médit seulement tout bas... mais aveequclle colère!... Aussi, je m’en vas... confondu, désolé, repentant, comprenant bien que j’avais eu la berlue... Ah! mais... une berlue... affreuse!...
EMMANUEL
Est-ce tout?
LÉGER
J’en ai eu l’esprit si frappé, que souvent, depuis ça, je l’ai revu cet homme, à cause de ses yeux qui brillaient drôlement! (s» touchant to front.) Je l’ai revu là, comme quelque chose qui vous reste d’un songe, et même par moment, ccmtnc un être humain I'