ACTE DEUXIÈME
DIANE
Allez* vous-enl
OCTAVE
Ah! quel paradis que l’amour! Voilà ma femme! Elle m’aime, elle me l’a dit! elle sera à moi ! elle est à moi!
DIANE
Allez-vous-enl
OCTAVE, la regardant plus ardemment toujours.
Ces yeux-là rendront aux miens leurs lendresses, leurs extases! Ces mains-là, (il les baise.) resteront dans les miennes pour les faire trembler d’une ivresse divine 1 Ces lèvres-là...
« Il avance son visago.
DIANE, reculant.
Va-t’en !
OCTAVE, transporté.
Oh! je resle alors, je reste!
‘ Il veut la prendre dans ses bras.
DIANE, so dégageant.
Octave! personne ne peut me sauver de vous, que vous. Si vous voulez nie soumettre à voire volonté, je ne résisterai plus, je ne pourrais! Mais je me reconnaîtrai moi-même indigne de votre nom, je ne serai jamais votre femme. (S’avançant d’un pas vers lui, les bras étendus.) Eh bien ?
* OCTAVE
Ohl... (Un silcnco.) Pardon, Diane ! pardon!
DIANE
Je vous pardonne, et je vous aime!... A demain!
OCTAVE
A demain! (s’arrêtant au seuil du salon.) Mais... personne ne me sait ici... Que penserait-on si l’on me voyait sortir de chez VOUS à pareille heure ?... (Venant b la fenêtro et l’ouvrant.) Il n’y a pas d’autre moyen!... je vais descendre par là.
DIANE, effrayée.
Par là !
OCTAVE
Oh! ne craignez rien! je suis agile ! et personne, soyezen sûre, ne me verra m’eloigner par le fond du jardin. (En
pariant, il a déjà enjambé lo balcon", s'arrêtant et tendant la maiu.)
Diane !
DIANE, lai donnant, la sienne.
Octave!...
OCTAVE. Il l’altiro à lai et l'embrasse au front ; pais il disparaît on
disant.
A demain, ma femme !