SCÈNE II
COLETTE, BLANCHE, pnis OCTAVE.
COLETTE, allant à Blanche.
C’est vous, ma chère Blanche! c’est donc vrai que tu veux être là quand on va y amener...
BLANCHE
Oui, Colette, JC le veux. (Voyant entrer Octare triste et abattu.) Silence I (Allant à lui et avec tendresse. ) Mon l'rère ! . ..
• OCTAVE
Je souffre, Blanche.
BLANCHE, après un silence.
Octave 1 Tout enfant tu venais toujours le confier (montrant io portrait) à notre mère... J’ai plus d'une ressemblance avec elle ... j’ai son cœur pour toi!
OCTAVE
Hier, pourtant, lu n’as pas voulu m’entendre.
BLANCHE, tressaillant.
Hier... mais, hier tu me parlais de...
OCTAVE
De mademoiselle d’IIauberleui! ! (Avec expression.) Je ne puis parler que d’elle 1 — Ah! Blanchi', je ne suis plus moimême! Jiai senti s’en aller de moi les désirs glorieux, les idées d’avenir, la volonté. Tout dans mon cœur s’est fondu en amour pour Elle 1 Voila seulement deux jours que je ne l’ai vue: he bien, ma vie est arrêtée... J’aime I... j’aime avec délirel et j’ai besoin de le crier à quelqu’un... fùt-ce à ma sœur!... Pardonne-moi!
BLANCHE
Pauvre Octave 1 — Mais si... par impossible, Octave!... s’il t’était (appuyant) prouvé... que cette femme aimée ainsi, est la complice de l’homme qu’on va amener?...
OCTAVE, bondissant d’indignation.
Blanche! (Après un silence, faisant effort pour se remettre.) Alldessus du sentiment que je viens d'avouer, il y a dans mon cœur un sentiment encore plus puissant et plus sacré I (u rcgarJo le portrait.) Blanche, si ce que tu imagines pouvait être vrai!... Ah! tu verrais bien que je saurais venger ma ' mère !
BLANCHE, émue.
Merci, Octave, merci !
OCTAVE, d’an atjtre ton.
Mais pourquoi ajouter à ce que je souffre par de pareilles