SCÈNE IV
EMMANUEL, PHÉNIX, P »u BLANCHE.-
EMMANUEL, avec rudosse .
Voyons donc, par quelle ruse tu as pu croire m’abuser un instant, misérable 1
PHÉNIX
Oh! oh! comme vous êtes rude donc, monsieur! .
EMMANUEL, trés-séricux.
J’ai tort, car vous êtes le plus à plaindre des hommes!... je vous promets la douceur, qu’on doit aux malheureux... parlez!... Parlez! et souvenez-vous que vous ne devez attendre rien que de la sincérité de vos aveux.
PHÉNIX
Des aveux! ah! oh! ah! F.h bien! en voilà un d’aveu : Je suis coupable, oui, mais, j’ai des complices.
EMMANUEL, avec étonnement et appuyant.
Des complices I
PHÉNIX
Deux complices!
EMMANUEL
Et vous allez me les nommer ?
PHÉNIX
J'y compte bien, mon premier complice il est près de nous, il nous écoute peul-ctre... c’est la personne que vous avez la... bonhomie d’appeler mademoiselled llauberlcuill... (s’arrêtant et comme à lui-même.) Elle croit avoir tout prévu! (ici l’on voit Blanche reparaître sur la terrasse et regarder dans le salon avec inquiétude. Haut.) Mon autre complice...
EMMANUEL
Eh bien? c’est?...
PHÉNIX, so rapprochant d’Emmanuel et tranquillement.
C’est M. le duc de Novailles.
EMMANUEL, bondissant.
Tu mens, misérable, tu mens!
PHÉNIX
Me croyez- vous assez bête pour venir vous dire ça sans preuve! jë l’ai, la preuve : une lettre, que j’ai prise chez mademoiselle d'ilauberteuil; une lettre à elle écrite par M. le duc, de sa main, avec sa signature; une lettre qui convaincra tout le monde que la mort de la duchesse a été le but