‹ Le mangeur de rêvesChapitre 6 sur 56 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

JEANNINÊ

C'est un air arabe ?

LUC

Asiatique, plutôt.

JEANNINE

Cela ressemble étrangement... à la musique arabe.

LUG

Toutes les musiques orientales se ressemblent.

JEANNINE

Allez-vous le rejouer ?

LUC

Demain, avec plaisir.

JEANNINE

Ah... demain.

LuCj souf-itiht.

Tout de suite, si cela vous est agréable.

JEANNINE

Oui, j'aimerais.

(Il se remet au piano. La vieille dame lui sourit el se relite à gauche. Jeanhine s'esl assise sur le cantipé du fond el a plongé son visage entre ses bras repliés. Il joue ; au bout de quelques mesures, il s'aperçoit qu'elle est en larmes et s'arrête.)

LUC

Vous pleurez ?

JEANMNE

Ce n'est rien. Continuez.

Non. Je vois que cette musique vous rend nerveuse...

JEANNINE

Mais je n'ai pas les nerfs malades, Monsieur.

LUC, conlinuanl.

... qu'elle vous trouble, en tout cas.

JEANNINE

Personne n'est plus calme que moi. Est-ce qu'on vous a dit que j'étais une malade nerveuse?

LUC

Pas précisément.

JEANNINE

On vous a dit que j'étais folle, n'est-ce pas ?

LUC, proleslanl.

Madame !

JEANNINE

Cela n'aurait rien d'étonnant. J'ai passé une année dans la clinique du docteur Mayen... Mais j'aurais pu la quitter depuis longtemps.

LUC

Pourquoi ne l'avez-vous pas fait ?

JEANNINE

A quoi bon ? Vivre là ou ailleurs...

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