ARCHEVÊCHÉ DE SAINT- BONIFACE
TJ. A. BERNIER, Ecr., Gaint-Boniface.
Mon cher Monsieur:
véritable plaisir que vous avez
en bruchure VOS intéressantes et utiles correspon- Manitoba et 565 avantages cuImme champ d’imoutre les précieuses informations que trouveront aussi dans vt$ écrits la érement dévoué aux interêts de ur la province de Québec
J'apprends avec un sentiment de
l'intention de réunir dances de l'année sur migration. Ceux qui vous hroni, vous leur donnez sur notre Pays:
marque du penseur et de l'ami sinc
notre nationalité auçaise tant PO her Manituba:
que pour notre C
Bien des fois dans le P canadien, goit en mon ne propre; comme j'ai tenté d'amener nos amis ‘le la province mère à di
côté un courant jimmigration canadienne-françalse. l'avouer, CE n’a pas ét de tristesse Pro j'a dû constater la cause secrète de la presque inuti
Nous | à égal autant
marchions d'ega par le nombre qu ayant, comme vous Je dites si hien, ul pied-à.ter cipaux du Manitoba ; aujourd’hut, bien que nous ayi notre position; nous ne |
pas pourtant que en nombre. autres vnt compris l import ont si bien saisi es avantages du
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du colon, que déjà leurs rangs se sont grossis au point de diminuer notre proportion numérique. Et, ie dirai je, non seulement l’Angleterre et l’Ecosse ont fourni chacune plus de colons au Manitoba que la Province de Québec, mais la Russie elle-même en a fourni autant.
Il est néanmoins temps encore : car si les distances semblent en quelque sorte effacees pour les habitants d'outre-mer, comment n’en serait-il pas ainsi pour les nôtres, vu les facilités de communication que nous offrent les voies ferrées, surtout la grande voie du Pacifique Canadien. L’échange des produits de nos campagnes, pareillement, avec les richesses des pays étrangers, n’est plus une question ; et aujourd'hui que Manitoba devient comine le point d'attraction entre les deux immenses réservoirs qui bornent la terre d'Amérique, l’un à l’est et l'autre à l’ouest ; maintenant que des années d’expérience ont montré les ressources de notre pays comme terrain propre à la culture et à L'élevage, il me semble impossible que ns freres.atnés de da Province de Quebec ne se déterminent pas à venir uu à envoyer leurs eufants recueillir la part d’héritage qui les attend sur la terre du
Manitoba.
J'espère, moa cher Monsieur, avec d'autant plus de confiance que
les illustres visiteurs, membres du clergé et autres, qui sunt venus tout dernièrement voir de leurs yeux ce que nous leur disions depuis longtemps, ne sauront manquer de continuer à diriger de nutre côté l’excédant au moins des heureux habitants qui vivent dans les riantes campagnes de la Province de Quebec.
Je bénis donc votre entreprise, je vous souhaite plein succès dans le nobie but que vous poursuivez, et je demande au ciel qui déjà m'a accordé de voir se multiplier si admirahteruent l’humble semence jetée par mon illustre prédécesseur, Mgr Provencher, sur les bords de la Rivière Rouge, je demande à Dieu de réjouir mes vieux jours, et de mettre le couronnement à ses nuséricordes en me donnant de voir nos frères de la Province mère venii assurer ici, au Manitoba, l’avenir de notre religion sainte et de cette noble naticnalité dont tous nous summes si fiers et si glorieux.
Bien sincerement votre tout dévoué en N. S.
(Signé,) t Acex, Arch. de Saint-Boniface,
Saint-Boniface, le 23 novembre 1887.