‹ Le Manitoba [microforme]Chapitre 4 sur 71 · PS · texte numérisé non relu

PS

Evêcué pes TRoIs-RIVIÈRES, le 9 novembre 1887.

M. T. A. BERNIER, avocat, | Saint-Boniface, de Manitoba,

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Mon cher Monsieur,

J'ai suivi avec intér.t les articles que vous avez publiés dans Ze Manitoba sur les avantages que possède la Province du Manitoba comme champ d’immigration, et j’apprends avec plaisir que vous avez l'intention d’en faire une brochure afin de les répandre davantage. ; C’est une bonne idée, et je vous en félicite. Cette région ne peut que : gagner à être connue. Pour ma part, mon opinion est arrêtée depuis L longtemps sur cette province comme pays agricole. Je l’ai habitée à pendant plusieurs années, et je me suis convaincu par mon expérience, que c’est l’une des régions les plus fertiles du monde. Le dernier bulletin des récoltes, faites pendant les cinq dernières années, de 1883 à 1887 inclusivement, vient confirmer ce que j'avais constaté il y a plus de 40 ans. i

A la fertilité du sol et à la facilité de la culture, vient s’ajouter l’im- : mensité et l’excellence du pâturage ; en sorte que l’on peut dire avec % autant de vérité du Manitoba, ce que le grand ministre Sully disait È de la France : ‘‘ Labourage, pastourage, sont les deux mamelles de la France,’” et aussi du Manitoba.

La salubrité du climat ne le cède point à la fertilité du sol. S'il y fait un peu plus froid que dans la province de Québec, il y a en compensation un peu moins de neige ; l’on peut y ensemencer la terre d’aussi bonne heure que dans la région de Montréal, et laisser les troupeaux aux pâturages près de deux mois plus longtemps qu'au Canada, et même y laisser hiverner complètement les chevaux dont on à ne se sert point en hiver.

Vous voyez par ce qui précède que je partage entièrement vos vues sur les avantages agricoles de votre province ; et, les magnifiques fermes, les nombreux troupeaux que j'ai eu le plaisir de voir, lors de î mon voyage de l’automne dernier en cette province, n’ont fait que m'affermir davantage dans la conviction où j'étais sur les avantages précieux que présente votre province, aux colons laborieux et économes qui vont s’y établir.

J'ai cru que ce témoignage, à l’appui de vos articles si intéressants pourrait vous faire plaisir. Veuillez l’agréer et me croire

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Votre dévoué serviteur.

f L. F,, Ev. des Trois-Rivières.

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