BANQUE COMMERCIALE DU MANITOBA
Winnipeg, le 24 septembre 1886.
T. A. BERNIER, Ecr.,
Saint-Boniface.
Cher monsieur,
En répon:e à votre lettre du 22 courant, je vous dirai que je suis dans le pays depuis au-dela de quatorze ans, et que mon expérience concernant les gelées du printemps ou d'automne pouvant endommager les grains, est que, à venir au mois de septembre 1883, nous n'avons, durant les dix années précédentes, souffert aucun dommage par les gelées. En 1883 et 1884, les récoltes auraient également échappé aux gelées d'automne, si la saison des semailles n’eût été tardive dans les deux cas.
J'ai pu apprécier le Manitoba et les territoires du Nord-Ouest sous plusieurs aspects, climatériques ou autres, tantôt à l’avantage du pays, tantôt à son désavantage, et, prenant tout en considération, je suis arrivé à la conclusion que, tant sous le rapport du climat que du sol, c’est l’un des meilleurs champs de colonisation du monde.
Je demeure, cher monsieur, votre tout dévoué, D. MACARTHUR.
Le témoignage suivant est particulièrement important en ce qu'il vient d’une personne née au pays, et qui y a toujours vécu.
SAINT-BONIFACE, 21 septembre 1886.