‹ Le Manitoba [microforme]Chapitre 46 sur 71 · PAP · texte numérisé non relu

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S maires et conseillers, Principale attribution de faire exécuter le besoin peut se faire sentir dans les limites de leurs municipalités res. Pectives, Pour Téncontrer le coût de ces travaux bublics, et les , le conseil impose une taxe Municipale, dont vins de chaque année. En fait, ce sont les s’imposent à volonié. Cette taxe muni.

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la province de Québec, si dans les campagnes, l’on enlevait les clotures et si l’on comblait les fossés.

Un mot de l'octroi gratuit (homestead). Cette gratuité exerce, à notre avis, une trop grande fascination sur l’esprit des étrangers. Sans doute, chacun connaît son affaire et ses ressources, et nous ne saurions prétendre enlever à l’immigrant le droit d’exercer son libre arbitre dans le choix du site de son établissement. Néanmoins, nous l’avons déjà dit, et nous le répétons : en certains cas, et selon la compnasition de la famille de l’immigrant, il peut valoir mieux pour celui-ci d'acquérir un terrain, à proximité des centres, des marchés, que de chercher un komestead où il se trouverait pour quelque temps trop isolé. :

On le comprend, dans un pays nouveau, la colonisation fait tous les jours des progrès ; elle marche et il faut la suivre. Le 4omestead se trouve à la lisière des établissements, mais non au centre.

(Extrait d'un rapport de l'honorable M. Robîtaille, ancien licutenantgouverneur de Québec, au marquis de Lorne.)

‘# Nous avons dans le Nord-Ouest, un moyen sûr de détourner des Etats-Unis le courant d’émigration qui, chaque année, entraîne hors de la province un si grand nombre de ses enfants. Il y a là... un grand avenir agricole... Il y a d’excellents pâturages dans les prairies... L’agriculteur peut donc choisir et pratiquer à son gré, ou la culture des céréales, on l'élevage des bestiaux et la fabrication du beurre et du fromage... L'exploitation des richesses naturelles du Nord-Ouest assurera pour longtemps à tous ceux «ui aiment le travail et les bons salaires, une existence plus heureuse que celle de uos concitoyens des Etats-Unis. Et au point de vue politique, la Confédération gardera dans son sein une population dont l'énergie et l’activité lui seront précieuses. ??

M. Archibald Hudson, qui était au mois d'octobre 1886 dans les Etats-Unis, écrivait du Nébraska :

“ J'ai été dans le Manitoba ; mon avis, basé sur l'expérience, est que tous devraient aller au Manitoba et dans le Nord-Ouest Canadien, Les Etats-Unis de l'Ouest ne sont pas de la moitié aussi bons que les provinces canadiennes pour la culture.”

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(Opinion du révérend Père Nolin, S. J.)

‘S'il (le Canadien) ne se sent pas la force de se mesurer avec les géants de la forêt, qu’il se dirige vers le Manitoba ; il y trouvera des terres en prairie, toutes défrichées et d’une fertilité extraordinaire ; il aura encore avant de mourir, la consolation d’avoir placé avantageusement ses enfants dans son propre pays.”

Pl” (Opinion de M. Auguste Bodara.)

‘ À tous ceux qui seraient tentés de quitter Québec pour aller travailler dans les manufactures des Etats-Unis, nous disons: allez au Manitoba et au Nord-Ouest, là est l'avenir. Vous ne le regretterez pas. Travailler pour le Manitoba, c’est encore travailler pour la nationalité française au Canada.” RTE TE EE TT

‘ Un français, M. Bigot, arrivé dernièrement de Nantes, en France, a acheté un de ces lots de terre. Quand on lui eût montré le terrain qui était devenu sa propriété, il ne pouvait pas le croire. Tout cela est à moi pour #10, disait-il ; ah ! si en France on savait cela, tout le monde viendrait. Il est à peu près certain que toute la France ne viendrait pas au Canada, mais certainement si les Canadiens, les Belges et les Français connaissaient ce pays, ils arriveraient en grand nombre, car l’exclamation de M. Bigot peut s'appliquer à tout le Canada ; elle prouve que l’on peut y devenir propriétaire à bon compte. Pour quelqu’un qui a un peu d’argent, au lieu de prendre des terres gratuites (homesteads) qui sont un peu éloignées, il vaut mieux cependant acheter des terres de $3 et $4 de l’acre ; on a plus de choix.”

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‘ Nous défions la personne la plus prévenue qui aura examiné sé. rieusement la situation de ce pays au point de vue matériel et patriotique, de ne pas admettre que là se trouve l'avenir de la Confédération, et peut-être aussi celui de notre race.’

M. Bourbeau, ancien député aux Communes, a visité le Manitoba, il y a quelques mois. L’impression qu’il en a rapportée est telle que l'Union des Cantons de l'Est, se faisant peu de temps après son écho, disait, en s'adressant à nos nationaux :

‘ Nous estimons plutôt qu’ils ne connaissent pas encore ie Manitoba ni ses richesses agricoles.

& S'ils les connaissaient, ils n’hésiteraient pas et l'émigration si regrettable de nos familles aux Etats-Unis aurait pris depuis longtemps la direction de l'Ouest canadien, la ‘ terre promise” des habitants du Dominion.

‘ Ce qui reste à faire pour le journaliste véritablement dévoué à aotre pays, est donc, ainsi que nous le disait M. Bourbeau, de faire

connaître le Manitoba, et c’est ce que nous nous proposons de faire chaque fois que l’occasion s’en présentera.’

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