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SN SAINT-HILAIRE, P, Q., le 25 octobre 1887.
À M. T. À. BERNIER, Surintendant de l'Education, ‘ Manitoba.
Cher Monsieur,
J'apprends avec un extrême plaisir que vous vous proposez de donner une forme plus durable aux remarquables articles de journaux que vous avez écrits sur le Manitoba.
Avant mon voyage au Nord-Ouest, je m'’intéressais bien un peu à cette partie du pays ; mais, depuis que j'ai pu constater #e visu les avantages que vos immenses et fertiles prairies offrent aux colons canadiens, je ne puis qu’applaudir aux nobles efforts que vous faites pour attirer chez vous ceux de nos cultivateurs qui seraient tentés d’aller chercher fortune aux Etats-Unis. Dans mon humble: opinion, vous faites acte de patriotisme et je souhaite que votre œuvre soit couronnée de succès.
J'espère que vous me ferez le plaisir de m'adresser un certain nombre de brochures que je distribuerai à mes paroissiens qui seraient disposés à émigrer.
Votre tout dévoué,
(Signé,) T. Boivin, Ptre.
SAINT- PIERRE, le 25 janvier 1887.
Mon cher Monsieur Bernier,
Toute la province du Manitoba vous doit des remerciements pour vos lettres sur l'immigration. ‘* Manitoba, Champ d’Immigration,”? formerait un opuscule très-intéressant et très-utile qui ne pourrait manquer d'éclairer l'opinion publique dans la province de Québec et aux Etats-Unis, où notre pays est encore si peu connu, ou plutôt est encore si mal connu. Vous avez traitéla question de main de maître.
Aucun homme de bonne foi, connaissant notre pays, ne peut faire autrement que d’endosser entièrement votre opinion sur le Manitoba, Vous avez dit la vérité sans exagération. C'est bien là ce qu’il fallait. Trois choses sont nécessaires pour faire un riche pays agricole : uni sol fertile, de l’eau et du combustible. Il ne vient plus à l’idée de personne de contester que le sol du Manitoba est d’une prodigieuse fertilité ; l’eau est en abondance dans toutes les parties de la province où