‹ Le Manoir de Villerai [microforme]Chapitre 23 sur 30 · PRE · texte numérisé non relu

PRE

TRE TRES MTS cité mmn ass nsf 2 de mo

ideques slui 1ent n.

> de iée, Des fut ons ous e.

olir les ent

mt à

né Ah Ed

à “OREERESRNnEe re nn nec atich

voir et l'amour, qui d’abord n'avait été que nominale, devint réelle, active et animée.

Souvent la voix de la tentation lui disait que ce terrible sacrifice qu’elle accomplissait, était plus qu'elle n'était tenue de faire; que de Montarville l’aimant si ardemment. il serait plus heureux avec elle qui serait tout entière À prévenir ses moindres désirs, qu'avec la fière demoiselle de Villerai, qui paraissait attacher si peu de prix à son amour, Alors, rougissante, elle chassait en toute hâte cette pensée égoïste, se reprochant de l'avoir entretenue pendant un moment, et se demandant sévèrement si ce serait rendre à de Montarville son généreux amour que de compromettre son avenir, en lui permettant de commettre une folie dont (pensée affreuse !) il se repentirait ensuite pendant toute sa vie,

Souvent aussi elle se demandait avec inquiétude ce qu'avait pensé et ce qu'avait dit Blanche quand elle avait appris le duel entre son fiancé et le vicomte de Noraye. Sur ce point, pourtant, elle n'avait pas raison d'être inquiète; car le soir même ({ustave avait ENVOYÉ À mademoiselle de Villerai une missive simple mais pleine de franchise,

dans laquelle il lui racontait mot pour mot l’altercation qui avait eu lieu entre de Noraye et lui, ainsi que les mensonges de celui qui en avait été la cause ; et il finissait en disant qu’il savait bien qu'elle était trop franche et

-trop noble pour le blâmer de ce qu’il avait Ï Ï

fait.

Sa supposition était fondée, et quand Blanche replia la lettre après l’avoir parcourue, quoiqu'un léger soupir s’échappât de ses lèvres, aucune expression d’irritation ou de tristesse ne troubla sa physionomie.

Après la prise de Louisbourg, les Anglais jetèrent les veux sur Québec, le boulevard du Canada. Un corps de dix mille hommes fut placé sous le commandement du général Wolfe, jeune et brave oflicier qui s'était déjà distingué au siège de Louisbourg.

Des vaisseaux d'Europe confirmèrent aussi la rumeur qu’une escadre anglaise était en

Tr mot ‘oraye ai qui lisant ‘he et avait

Blanurue, e ses ou de

iglais var names néral déjà

aussi t en

route pour les côtes du Canada, et le 23 mai On la vit vis-à-vis Le Bic, remontant le fleuve, Ce n’était 1à toutefois que l’avant-garde, comnmandée par l'amiral Durell, qui avait été envoyée de Louisbourg pour intercepter tous CONVOoIs venant de France. Une flotte Considérable, sous le COMmandement de l'amiral] Saunders, avait fait voile d'Angleterre dans le mois de janvier, avec ordre de transporter le général Wolfe etson armée, de Louisbourg OÙ il était alors, à Québec.

Is remontèrent le St-Laurent et arrivèrent à l’île d'Orléans le 25 de juin, sans le moindre accident, malgré les nombreux périls et les difficultés m ultipliées qui accom pagnaient alors la navigation du fleuve. Cette bonne fortune était due en partie à la trahison du CoMmandant d’une frégate française, Denis de Vitré, fait prisonnier par les Anglais pendant la guerre, et qui les avait conduits en sûreté à Québec, lieu de sa naissance, I] fut récompensé de cet acte infime par une commission dans l’armée anglaise,

L’amiral Saunders fit faire une exploration attentive de la rade et du port de Québec, et le capitaine Cook, qui s’est ensuite immorta-

lisé par ses fameux voyages et ses grandes découvertes, fut employé dans cet examen.

Il est digne de remarque que deux des plus grands et des premiers navigateurs qui firent le tour du globe, le capitaine Cook et le colonel de Bougainville, étaient alors sous les murs de Québec.

Peu de temps après le débarquement des troupes, de Montcalm profitant d’une nuit orageuse, prépara sept brûlots et les envova À minuit parmi les vaisseaux anglais groupés près de l’île. Avant pris feu trop tôt, et le sang-froid de lPamiral anglais et de ses matelots aidant, les bateaux incendiaires furent poussés à terre, où ils se consumèrent jusqu'à la ligne de flottaison, sans faire aucun mal. Un mois après, on fit une autre tentative du même genre, mais avec aussi peu de SUCCÈS,

De Montcalm avait placé à la Pointe-Lévi un corps de soldats avec quelques pièces de canon; mais ils furent bientôt obligés de se retirer, et les’ Anglais, sous le commandement du général Monckton, s’'emparèrent de ce poste. Quinze cents hommes de troupes françaises furent envoyés de l'autre côté de

indes men.

plus irent et le

Sous

t des nuit vova upés t, et &es s furent ieun ntau de

Lévi s de de idet de Lpes de

— DE Era Lee,

la rivière pour prendre et détruire ces ouv

l'atges, mais ils ne purent rien faire et furen:

forcés de retraiter dans la plus grande confu-

sion, La même nuit les batteries de la Pointe. Lévi ouvrirent le feu sur Québec, et en peu de temps toute In basse ville ne fut plus qu'un Monceau de ruines, Parmi les beaux édifices qui furent détruits, étaient la cathéd ale avec ses ornements et ses peintures. Les ea.

nons des remparts étaient parfaitement inutiles, car à cause de la largeur de lu rivière, qui a plus d'un mille. ils ne pouvaient atteindre les batteries anglaises, doublement protégées par les arbres et les broussailles au Milieu desquels elles se trouvaient placées, Avant détruit la ville, le général Wolfe se mit à dévaster les cm pagnes environnantes.

Toutes les paroisses depuis Montmorency jusqu'au cap Tourmente, sur la rive gauche du St-Laurent, furent ravagées et détruites.

Celles de Ja Malbaie, de St-Paul et l'ile d'Orléans, et aussi toutes celles situées sur la rive droite, depuis Berthier jusqu'à la Rivière-du- Loup, en bas de Québec, comprenant les paroisses de la Pointe-Lévi, St-Nicolns et Ste-Croix, partagèrent le même sort. D'après

un journal de l'expédition, publié dans le New-York Mercury en 1759, près de 1400 belles fermes furent brûlées ou détruites à cette époque, de sorte que pour citer les paroles de l'écrivain, * l'on estimait qu'il faudrait plus d’un demi-siècle pour réparer tous ces dommages.”

Dans le mois de juillet, Wolfe fit un effort désespéré pour rompre les lignes françaises près de Montmorency; mais il fut repoussé avec une perte de 500 hommes, parmi lesquels il y avait plusieurs braves officiers. Il essaya alors de communiquer avec le général Amherst par le lac Champlain, mais sans succès, Ces revers affectèrent tellement le jeune ofiicier, qu'ils lui causèrent une sérieuse maladie quileconduisit presqueaux portes dutombeau.

Heureusement, toutefois, pour l'honneur de ia cause anglaise, il revint à la santé et aussitôt qu'il fut capable de vaquer à ses devoirs, il envoya une longue dépêche au gouvernement impérial, décrivant les nombreuses difficultés et les obstacles inattendus qu'il avait rencontrés, et le découragement qu'il ressentait de l’inutilité de ses efforts. Cette lettre, dont chaque ligne respirait la vaillance du

LE MANOIR DK VILLERAI. 509

cœur et le dévouement de l'écrivain à son roi et À son pays, fut bien reçue en Angleterre, etexcita plus de SYmpathie pour ses regrets que d'irritation pour ses revers,

Wolfe tint alors un conseil de guerre avec ses lieutenants-généraux Monckton, Townshend et Murray, trois jeunes gens de talent, de courage et d'illustre naissance. [ls furent d'avis qu'un COrDS Suffisant devrait être Iaissé à la Pointe-Lévi, tandis que larmcée traverserait la rivière, et tâcherait de s'emparer des hauteurs d'Abraham par Surprise, et ainsi forcer les F ançais à quitter Ja position qu'ils occupaient. Assiéger la basse ville aurait été une entreprise pleine de dangers : car, Quoique les vaisseaux de guerre eussent pu détruire ses batteries. Néanmoins les fortifications de la citadelle n'auraient nullement souffert, et auraient par conséquent dirigé un feu meurtrier sur les assaillants.

Pendant ce temps, Montcalm échelonnait ses troupes de Québec à Jacques-Cartier, afin de protéger la gauche du St-Laurent. Les dernières nouvelles des Jaces Champlain et Ontario étaient loin d'être favorables au commandant français, M. de Bourlamaque avait

re. … A

Page 1