RE CRETE | CENT RER
vous saurez où aller pour en trouver une
autre, et une meilleure.
Malgré l’obligeance et la bienveillance de
cette dernière proposition du jeune homme, qui en l’exprimant ne faisait que manifester au dehors l'affection dont son cœur était rempli, Rose ne se sentit point reconnaissante. Toutefois, comme son admirateur persévé- | rant prenait ici son chapeau pour partir, elle ne fit aucune réponse, maïs accueillit avec sa douceur ordinaire son souhait de bonsoir un peu entaché de chagrin.
À peine avait-il quitté la maison que madame Lauzon, les traits bouleversés par la colère, arriva au milieu de la chambre.
— Qu'est-ce que je viens d'entendre là ? | s’écria-t-elle en frappant avec colère le plancher du pied. Toi, pauvre misérable petite Rose Lauzon; toi, tu as osé refuser un bon parti comme André Lebrun ! Est-tu folle ; ou le peu d'esprit que tu avais auparavant a-t-il été gâté par ces livres détestables que tu es toujours à lire quand tu peux en attraper la chance? Me penses-tu assez bonne pour toujours te garder dans cette maison, surtout