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ve, Manet or eh et agite enter cherie
voétimiistients deriéthes die Suds
toujours en guerre. Gravez-lui bien dans l'esprit cette maxime de l'Evangile : € Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pour eux.» Rap pelez lui la bonté de Dieu qui endure avec patience la multitude étonnante des péchés des hommes, et qui ne cesse de supporter leurs défauts.
L'exemple suivant prouve que celui qui ne se corrige pas de ses emportements n'aura de bonheur nulle part.
Un solitaire avait le défaut de s'emporter pour ,e moindre désigrément qu'il éprouvait. Loin de conclure que son impatience seule était la cause de ses ennuss, il en aceusait son entourage. Nous allons voir qu'il n'aurait dû s'en prendre qu'à lui-même.
Voyant qu'il s'impatientait sans cesse contre les autres, il prit la résolution d'aller demeurer dans la forêt voisine. Le voilà donc parti, sûr d’être patient comme un ange, dès qu'il ne sera plus en société. Il s'installe dans une ‘averne, n'ayant pour compagnon qu'une cruche d'eau ; et le voilà au comble du bonheur. Tout alla bien au commencement. Mais un jour qu'il était de meilleure humeur que de coutume et qu'il se félicitait de ne plus s'impatienter, voilà que sa cruche, qu'il venait d'emplir, se renverse trois fois de suite, pour avoir été mal placée, Alors, le feu lui monte au visage, il saisit sa cruche, la rue contre une pierre, et la casse en morceaux. Cependant le calme revint après cette tempête, et la raison ensuite. Alors notre emporté de se lamenter, et reprenant le chemin de son monastère, il va supplier son supérieur de le recevoir au nombre de ses religieux, convaincu pour toujours de cette vérité, qu'il n'y a de paix et de bonheur nulle part, pour celui qui se laisse maîtriser par une mauvaise inclination.
Faites remarquer à votre enfant combien ridicule et déraisonnable était la conduite de ce solitaire, qui se
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autres, à voisine, 1 ange, ns une eau ; et u comhumeur tienter, enverse Alors, > contre e calme Alors ‘min de "ecevoir ours de le part, e incli-
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fâche contre sa croche et la brise, bien qu'elle n'eût été renversée que par sa faute. Qu'il conclue de là combien on devient insensé, quand on ne corrige pas ses impatiences.
Il faut agir avec beaucoup de douceur envers un enfant pusillanime et craintif, eur il mérite vraiment la pitié. On ne peut compter sur lui; ça dépend du milieu où il se trouve. Ce sont ces caractères que le respect humain domine impérieusement, et qui deviennent le jouet de tout le monde. Ils iront là où on les attirera ; tantôt dans une église, et iantôt d ns une maison de débauche, selon l'influence qu'ils subissent. Vous pouvez aisément prévoir qu'un semblable caractère est capable de tous les vices, s'il tombe aux mains d’exploiteurs.
Travaillez donc à corriger ce pauvre enfant. Ridiculisez ses craintes et ses vaines frayeurs. Montrez-lui ce bouledogue qui fuit devant un petit animal, qu'il épouvanterait par un cri. Moquez-vous, devant lui, des histoires ridicules de revenants, de loups-garous, de lutins, de feux-follets, de sorciers... que l'on raconte quelquefois aux enfants.
Quand sa raison sera un peu développée, répétez-lu qu'on ne doit jamais craindre de faire le bien ; qu’il! ne faut pas avoir peur de faire son devoir ; que de irahir sa conscience, pour plaire à quelqu'un st indig:e lun chrétien ; qu’on doit mépriser les solli.. :tions au mal, et continuer de bien faire ; que ceux qui sont sans énergie ressemblent à des girouettes, et sont le jouet du premier imbécile qu'ils rencontrent ; et qu'on ne doit rougir que des manquements suivants : (dire des mensonges devant qui a autorité sur nous ; une injustice envers un compagnon et un ami; dérober quelque chose dans une maison où l’on demeure ; user de tromperie en donnant
ou en recevant quelque chose ; ne point repondre à que qu'un qui nous salue ; détourner son visage d’un de s parents ; Ôôtcr à un autre ce qui lui appartient ou ne p: le lui rendre ; dire des paroles offensantes à ses amis, ( et reprocher à un autre ce qu'on lui donne.» (1)
Servez-vous de l'exemple suivant pour le fortifier dar la résolution d'être ferme et courageux, de faire son devoi advienne que pourra.
Constance Chlore, empereur païen, avait à son servic un grand nombre de chrétiens. Il les rassembla un jour « leur dit qu'il fallait apostasier ou perdre leur place. LE plupart déclarèrent qu'ils préféraient tout perdre plut que de trahir leur conscience. Quelques courtisans, pa faiblesse et par intérêt, consentirent à ee qu'on leu proposait.
Alors Constance fit connaître ce qu'il pensait des un et des autres. Il combla d'éloges la fermeté des preinier: et méprisa la lâcheté des seconds. Puis il chassa de so palais ces apostats, indignes d'être à son service. Mai quant à ceux qu'il avait trouvés prêts à renoncer à tou plutôt que de trahir leur conscience, il les maintint e leur charge, et les honora toujours de sa confiance.
Cet empereur païen avait agi sagement: car peut-on si fier à un homme, même pour les choses temporelles quand l'intérêt, le respect humain, la crainte de deplair sont capables du lui faire trahir sa conscience ?
Quelle ne dût pas être la confusion de ces courtisans qu après avoir apostasié pour conserver leurs positions, le perdirent avec la honte d’avoir encouru le mépris d’u prince païen! Quelle ne sera donc pas la honte de ce chrétiens qui abandonnent la pratique de leur religion dans la crainte de déplaire à certains amis, lorsqu'il
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paraîtront devant le tribunal de Jésus-Christ qui nous avertit dans l'Evangile que: «quiconque aura honte de lui ou de sa doctrine, le Fils de l'homme aura honte de lui lorsqu'il viendra dans l'éclat de sa majesté, de son Père et des saints Anges.» (1)
Insistez sur toutes ces conséquences, afin que votre enfant comprenne bien qu’il lui faut absolument corriger sa pusillanimité.
Vous aurez à faire deux choses difficiles, pour rendre franc et communicatif un enfant hypocrite et dissimulé: la première sera de découvrir ce penchant, et la seconde de le corriger.
Pour ne pas vous tromper, soyez méfiants et attentifs à la conduite de vos enfants, comme je l’ai dit ailleurs. Car vous dire ce qu'il faut de prudence et de sagacité, pour découvrir ce qu’un hypocrite a le talent de voiler sous des dehors honnêtes, est une tâche au dessus de mes lumèires. Qui peut sonder la perversité humaine! Ce penchant, en tout cas, est plus commun chez les petites filles que chez les petits garçons.
Suivez du regard, sans qu'elle s'en aperçoive, cette petite fille qui, avant de battre son petit frère, de courir chez le voisin, sans votre permission, ou de faire ce que vous lui avez défendu, craint qu'on ne la voie, regarde si on l’observe, exécute ensuite ce qu’elle projette, et revient à la maison, ou s’amuse à quelque chose avec une contenance assurée, mais cependant mêlée d'une certaine inquiétude. Alors, sans donner à entendre que vous connaissez la coupable, demandez qui a fait pleurer l'enfant, qui a pris de la crême, du sucre, ayant soin de qualifier la faute que vous l’avez vue commettre. Tout en faisant ces questions, ne la regardez pas, et semblez
ch
croire à ses dénégations. N'insistez pas davantage pou le moment, remettez l'affaire au lendemain en disant qu vous espérez bien que le coupable ne s’endormira pas sans avoir fait l’aveu de sa faute.
Le lendemain, renouvelez les questions de la veille mais sur un ton qui donne à entendre que vous soupçon nez le coupable. Si elle nie encore, surtout avec ut certain aplomb: son hypocrisie est évidente. Cependant pour le moment, attendez jusqu’à ce que vous la prenie: sur le fait.
Dès que vous la prenez sur le fait, elle ne peut plu: nier. Alors attendez le moment du coucher, et refaite l'historique de ses fautes précédentes; rappelez-lui le temps, le lieu, les circonstances où elle les a commises reprochez-lui les mensonges qui aggravent ses fautes, e son hypocrisie à l'égard de ses parents. Faites-lu demander pardon à Dieu, qu’elle n’a point trompé parc: qu'il voit tout, et abandonnez-la à ses réflexions,
A la fin de sa prière du lendemain. faites-lui encor: demander pardon à Dieu, et traitez-la quelque temp comme quelqu'un dont on se défie. Ainsi, vient-elle si plaindre, répondez-lüi qu’on ne peut croire une menteuse Toutefois, ne prolongez pas trop cette épreuve, car vou: pourriez la décourager. Lorsque vous aurez raison di croire qu'elle est repentante ; surtout lorsqu'elle aur: prouvé sa sincérité, en avouant ce qu'elle a fait, félicitez la, et ajoutez que vous commencez à espérer qu'’ell s’habituera à avouer ses fautes, et qu’elle cessera d’imite le chat qui fait l’hypocrite pour attraper le petit oiseat occupé, sur la branche, à chanter sa chanson au bon Dieu
Quand votre petite fille aura donné des preuves nor équivoaues de franchise, rendez-lui votre confiance ; mai: surveillez-la toujours, de peur qu’elle ne vous trompe
age pour isant que nira pas,
la veille, soupçonavec un pendant.
a preniez
eut plus t refaites lez-lui le ommises ; fautes, et Faites-lui
ipé parce !
ai encore ue temps nt-elle se nenteuse.
car vous raison de elle aura
félicitezr qu’elle d’imiter hit oiseau on Dieu.
ives non ice ; mais s trompe
encore ; car elle pourrait si habilement jouer son rôle que vous auriez peine à la démasquer.
A mesure qu'elle grandira, répétez-lui les maximes suivantes, pour ancrer en elle l'horreur de l'hypocrisie. « Les menteurs et les hypocrites ressemblent au démon dont tout le monde a horreur : une faute avouée est à moitié pardonnée: tôt ou tard les tromperies dont on use, sont découvertes, et on éprouve deux confusions, l’une d'avoir mal agi, et l’autre d’avoir trompé ; on peut bien tromper le monde ou les parents, mais on ne saurait tromper Dieu qui voit tout. »
Louangez, en sa présence, les enfants sincères et francs.
C'est surtout, pour un enfant de ce caractère, que sera salutaire ce petit tribunal maternel dont j'ai parlé à la fin du chapitre dixième.
Pour empêcher votre enfant de retomber dans sa mauraise hs bitude, racontez-lui le trait suivant.
Saint Jacques de Nisibe rencontra un jour quelques voyageurs qui lui demandèrent l’aumône pour enterrer, disaient-ils, un de leurs compagnons, qui venait de mourir. En effet, un homme était étendu à terre, et paraissait inanimé. Le saint leur donna ce qu'ils demandaient, et continua son voyage. Figurez-vous combien ils s’applaudirent d'avoir trompé le saint évêque, et avec quel empressement ils dirent à leur compagnon de se lever pour partager, avec eux, l’aumône qu'ils venaient de recevoir. Mais ce fut en vain qu'ils lui crièrent de se lever. Dieu venait de donner un terrible exemple de l'horreur que lui inspirent l'hypocrisie et le mensonge : cet homme qui avait contrefait le mort était réellement mort. Surpris et effrayés, nos menteurs coururent après le saint ; se jetèrent à ses pieds, en fondant en larmes : ils lui avouèrent leur supercherie; et le conjurèrent de rendre la vie
à leur compagnon, moins coupable qu'eux. Le saint,
ere bi à is Rés data
touché de leur repentir, retourna sur ses pas et, se mettant en prière, il ressuscita cet homme, en lui recommandant de ne plus tromper à l'avenir: car les trompeurs sont tôt ou tard punis de Dieu.
Si l’un de vos enfants se montre dur et sans compassion, faites passer vos aumônes par ses mains. Pour l'accoutumer à donner de bon cœur, déplorez devant lui la misère des pauvres, et surtout celle des enfants d: son âge qui n'ont ni de quoi manger, ni de quoi se vêtir. Décrivez la peine, les privations, les souffrances de ceux qui manquent de tout.
Emmenez-le visiter quelque infortuné, et au retour, faites-lui remarquer combien la compassion que vous avez témoignée à cet infortuné lui a fait plaisir, et combien il vous a témoigné de reconnaissance. Il comprendra mieux les paroles suivantes: celui qui soulage les souffrances des autres, est sûr de leur reconnaissance. Diteslui combie : vous êtes heureux d’avoir fait plaisir à cette personne, et que vous allez dormir en paix, après avoir adouci les souffrances d’un de vos semblables.
Demandez-lui ensuite s’il est bien aise qu’on le soulage quand il souffre, pour lui faire comprendre combien il sera agréable aux autres, en se montrant compatissant envers eux.
Accoutumez votre enfant à réfléchir sur ces consolantes paroles de l'Evangile : « J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; je ne savais où loger, et vous m'avez accueilli chez vous ; je manquais d’habits, et vous m'en avez donné ; Pénie malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous m'y êtes venr voir. » (1) Pour nous faire comprendre l'excellence de ces œuvres de miséricorde,
(1) 5. Luc, IX, 29.
iettant andant ont tôt
Dmpas- Pour ant lui d. son vêtir.
e ceux
retour, is avez bien il rendra s souf- Ditesà cette s avoir
soulage bien il tissant
olantes m'avez onné à coueilli n avez tais en is faire icorde,
Jésus-Christ les regarde comme faites à lui-même : « Toutes les fois, dit-il, que vous avez fait ces choses à l'un des plus petits de mes frères, vous me les avez faites à moi-même.» (1)
N'épürgnez rien pour corriger un enfant porté à :a vengeance et au ressentiment ; car celui qui ne pardonne point ne sera point pardonné.
Faites d'abord remarquer à votre enfant que le chien qu'il a battu, vient aussitôt : près lui lécher la main, s’il l'appelle ; que le cheval ne se venge pas de celui qui l’a louetté ; que vous ne gardez aucun ressentiment contre lui, malgré la peine qu'il vous cause par sa mauvaise conduite, et que seuls les mauvais cœurs se vengent ou cardent du ressentiment.
A mesure qu'il avancera en âge, répétez-lui de temps en temps, que Dieu ne pardonnera point à celui qui ne veut point pardonner ; que Dieu nous ordonne même de faire du bien à ceux qui nous ont fait du mal ; de béair ceux qui nous maudissent ; d'aimer nos ennemis, et d'adresser des prières au ciel pour eeux qui parlent mal de nous, afin de devenir ainsi les enfants de Dieu € qui fait lever son soleil sur les méchants comme sur les bons, et fait tomber la pluie du ciel sur le champ ae celui qui l'offense comme sur celui de l’homme qui le sert £dèlement.» (2)
Les exemples suivants sont propres à lui apprendre à pardonner, si vous avez soin surtout de les lui rs. nter lorsqu'il regrettera d’avoir cédé à la vengence ou au ressentiment.
Le fils unique d'un grand roi était allé demeurer en
pars étranger pour guérir les malades, rendre la vue aux
(1) S. Matt, XXV, 35, 36.
(2) Matt., XXV. 40.
Î Et Î
éhiéenie men dhnitatttsnitne th etes ans es
heros pert
ter Re Pontet mrarhan rte atpu re DEEE cho pghrené bebe ai daube its inbne pan de
108 LE MANUEL DES PARENTS CHRÉTIENS aveugles, nourrir ceux qui avaient faim, instruire les ignorants, remettre dans le chemin du ciel ceux qu s’en étaient égarés, consoler les malheureux.
Il parcourut les villes et les cainpagnes ressuscitant les morts ; appelant près de lui les petits enfants qu'il embrassait instruisant les ignorants et leur montrant la route qu'il fallait suivre pour ne pas tomber dans un lac de feu. Il était bon, doux et compatissant.
Un jour qu'il priait pour tous les hommes qu'il aimait plus que lui-même, des méchants se saisirent de lui, le ligotèrent, l’accusèrent injustement, le condamnèrent à mort, le chargèrent d’une croix, le clouèrent sur cette croix et l’élevèrent à la vue de tout le monde dont plusieurs se mirent à l’insulter.
Que fit-il quand il se vit traité ainsi? Envoya-t-il demander au grand Roi, son père, de punir ceux qui le inaltraitaient de la sorte ? Supplia-t-il ses amis de le détacher de la croix? Se mit-il en colère contre ceux qui le traitaient si injustement, puisqu'il n'avait fait de mal à personne ? Non, il ne fit pas comme le petit garçon qui se venge pour une bagatelle. Il intercéda auprès du Roi, son père, pour l'empêcher de punir ceux qui l'avaient attaché à la croix ; pardonna à ses bourreaux, et mourut pour sauver le monde.
Ce bon fils s’appellait Jésus ; son Père était le Roi du ciel et de la terre. Les cœurs généreux, qui pardonneront comme lui, seront également pardonnés.
Pour ‘aire mieux comprendre à votre enfant, cet épisode de la Passion, vous pourriez vous servir de la croix de tempérance ou d'un crucifix ; et, en lui expliquant les souffranees et la patience de Jésus, lui faire remarquer qu'il renouvellera ses souffrances chaque fois qu'il se vengera.
es ignoqu s’en
tant les u’il emtrant la s un lac
| aimait le lui, le èrent à ir cette nt plu-
oya-t-il x qui le le détax qui le e mal à çon qui du Roi, avaient mourut
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‘et épila croix ant les 1arquer qu'il se
Sur la fin de sa vie, un père de famille partagea ses biens entre ses trois fils, ne se réservant qu'un riche
E diamant, qu'il promit de «inner à celui des trois qui
saurait mieux le mériter. Aussitôt les trois frères se séparèrent, et reviennent vers leur père, au temps fixé pour l'épreuve.
L'aîné fit valoir la bonne action suivante: Un étranger, obligé de s’absenter pour affaires importantes, m’a confié toute sa fortune sans exiger aucun écrit. Cependant, à son retour, je lui ai remis fidèlement le montant qu'i m'avait confié. (Cette fidélité ne mérite-t-elle pas le diamant promis ?—Tu n'as fait que ton devoir, lui répondit le vieillard. Ton action est un acte d’honnéteté et non pas de générosité.
Le second fils se présenta ensuite, et fit valoir la bonne action que voici: Comme je passais, le long d’un lac, un enfant venait de s’y laisser tomber et allait se noyer lorsque je lui ai sauvé la vie. Trés bien, dit le père, tu as fait une action fort louable; mais tu as seulement fait preuve d'humarité.
Enfin le dernier des trois frères prit la parole: Mon père, j'ai rencontré un homme qui, quelques jours auraravant, avait tenté de m'assassiner. Egaré pendant une nuit noire, et succombant de fatigue, ii s'était endormi sur le bord d'un précipice. Le moindre mouvement pouvait le faire rouler au fond de l'abîme J'étais arme, et il ne l'était pas. Sa vie était entre mes mains, et il ne m'en eût ren coûté de me venger; mais je me suis rappelé que Dieu ordonne de faire du bien à ceux qui nous ont fait du mal. A cette pensée, je me suis appro-
ché avec précaution ; et, le prenant par le bras, je l’ai
tiré de cet endroit dangereux, et lui ai montré le chemin qu'il avait perdu. Le père, au récit de cette généreuse
Ed
action, ne put retenir ses larmes, et embrassant tendre ment son enfant, il lui remit le diamant promis.
Rien n'est plus noble ni plus généreux que de pardon ner, et, encore plus, de faire du bien à celui qui nous fait du mal. Aussi cette vertu de miséricorde est-elle 1 marque distinctive du chrétien, qui ne saurait plaire Dieu, s’il garde du ressentiment contre son frère.
La légèreté et l’inconstance sont choses naturelles au petits enfants. Aussi vous ne devez pas les empêcher d courir et de jouer parce qu'ils ont ces défauts. Mai comme la légèreté, et surtout l'inconstance rendent inca pables de rien äe sérieux et surtout de tenir une bonn résolution, je vous conseille d'atténuer cette légèreté, d combattre cette inconstance à mesure que votre enfan grandit, et de l’accoutumer, graduellement, à être persé vérant.
Si vous lui donnez une tâche à remplir, exigez toujour qu'il la finisse ; s’il change sans cesse de jeu, obligez-le : continuer le même amusement pendant quelque temps s'il mange d’un mets avec plaisir, et que, le lendemain, i en demande un autre, continuez de lui donner la mêm nourriture ; s'il commence un ouvrage et qu'il veuille, uw moment après, en entreprendre un autre, faites-lui acheve celui qu’il avait commencé d'abord.
À mesure qu'il grandit, prolongez son travail; diminue le temps consacré à jouer, afin de lui faire comprendr que l'homme est né pour travailler. Moquez-vous des légèreté et de son inconstance, en lui faisant remarque qu'il ressemble au vent qui change d'un jour à l’autre à la lune qui ne demeure jamais dans le même état, e qui est, selon le Sage, l’image des insensés ; enfir, à 1: girouette qui tourne au gré de tous les vents.
Répétéz-lui souvent que l’inconstant n'est bon à rien que Salomon a dit de lui qu'il ne prospérerait jamais
t tendre-
e pardonui nous a est-elle la t plaire à relles aux pêcher de ts. Mais ent incane bonne séreté, de re enfant tre persé-
, toujours ligez-le à e temps:
lemain, il la même euille, un li achever
diminuez mprendre ous de sa emarquer | l’autre ; e état, et
os
afin, à la
n à rien ; L jamais;
qu'il ressemble à un fou qui va et vient sans jamais se fixer. Montrez-lui le soleil qui se lève tous les matins: son papa qui se remet au travail chaque matin sans se rebuter ; la mer qui monte et baisse alternativement ; le printemps, l'été, l'automne et l'hiver qui se succèdent continuellement depuis le commencement du monde. Ce sont là des leçons de choses propres à faire réfléchir votre enfant, auquel le trait suivant prouvera que la persévérance vient à bout de la tâche la plus difficile.
Un père de famille conduisit un jour un de ses fils Jans un champ couvert de ronces et d'épines, et lui proposa de les arracher. Le fils accepte, et son père le quitte en l’assurant qu'il reviendra bientôt.
Dès que le père fut parti, le jeune homme se mit, à la besogne, mais découragé à la vue de cette mer de ronces et d'épines, il passa la journée à se lamenter au lieu de travailler. Quelle ne fut donc pas la surprise du père en voyant qu'il n'avait coupé que quelques taillis, et qu’il était profondément découragé, Alors il rase en sa présence, une assez grande quantité de ronces et d’épines: lui délimite l'étendue à défricher chaque jour; lui compte le nombre de jours qu'il mettra à tout défricher, en faisant, tous les jours, la tâche assignée; l’'encourage et le laisse bien convaincu qu'il peut faire aisément ce qu'il pensait impossible.
Le jeune homme une fois seul, calcula ce qu’on lui avait donné à faire pour une journée, vit clairement qu'il pouvait en venir à bout, et se mettant à l’œuvre, il eut le plaisir de finir avant le coucher du soleil. Il continua le lendemain et les jours suivants, et bientôt le champ de
Bou pere était entièrement défriché.
Quant à la manière de vous conduire envers ceux de vos enfants qui se montrent doux, sensibles, dociles, géné-
mm :cux et bienfaisants, elle n'est pas sans danger, et même
elle peut leur devenir nuisible, si la sagesse chrétienne la règle,
Remarquez d'abord que les qualités naturelles ne si pas des vertus chrétiennes, et que c'est un chrétien « vous devez former. Ainsi, celui qui supporte une inj sans se fâcher, parce qu'ilest insensible par tempérame qui assiste un pauvre, parce que sa sensibilité l'y por qui fait une bonne action, parce qu'il est louable de faire, ne fait pas des actes de vertus chrétiennes, pa que ses motifs ne sont pas surnaturels.
Remarquez, en second lieu, qu'une qualité peut perdre où même se changer en un vice. Ainsi, en loua sans prudence, un enfant, vous pouvez le rendre fier orgueilleux; an accordant trop de liberté à un enfant s et docile, il peut devenir dissipé et désobéissant; en fiant trop à un enfant bon et vertueux, et le laissant a où il veut, il peut devenir méchant et vicieux par rencontre d'un mauvais compagnon.
En réalisant ces suppositions, quisont ma heureusem loin d'être chimériques, il arriverait ce que vous avez bien des fois dans le cours de votre vie: d'excelle matériaux faire un fort mauvais ouvrage, par la m: dresse de l'ouvrier:; e terre excellente, ne produire ( des mauvaises herbes, par la négligence du cultivate un bel habit gâché, faute de soins; enfin une personne santé, tomber tout à coup dangereusement malade, : suite d’une imprudence.
Qu: la sagesse chrétienne soit donc, encore une fois compagne inséparable de votre manière de diriger bonnes natures d'enfants, prédisposées à produire les } belle: vertus chrétiennes, et à devenir ainsi la «bo odeur de Jésus-Christ ». (1)
(1) 2 Cor. Il, 15.
rétienne ne
Iles ne sont hrétien que * une injure npérament; é l'y porte ; uable de la nnes, parce
ité peut se , en louant, ndre fier et enfant sage sant; en se issant aller ieux par la
ureusement JUS avez vu d'excellents ar la malaroduire que cultivateur; personne en nalade, à la
une fois, la diriger ces aire les plus la « bonne
Il faut donc accoutumer les enfants à faire le bien, non oar indination naturelle, par ostentation ou pour être louaugés, comme font les orgueilleux, mais par amour pour leur prochain et pour plaire à Dieu. Telle est la manière de former des enfants vertueux. Auraie-t-ils d'ailleurs toutes les bonnes qualités possibles; et comme dit saint Paul, «parleraient-ils le langage des anges, auraient-ils le don de prophétie, l'intelligence des mystères, une science universelle, tout ce qu'on peut avoir de foi, jusqu'à transporter les montagnes; une bienfaisance assez généreuse pour distribuer tous leurs biens aux pauvres, et leur sacrifier même leur vie; (1) sans ce motif de charité pour Dieu et pour le prochain en vue de Dieu, il n’auraient que des vertus païennes qui leur seraient parfaitement inutiles pour la fin que Dieu s’est proposée en les créant.
Ainsi, en louant vos enfants du bien qu'ils font, de
leurs qualités, de la guerre qu'ils font à leurs défauts,
ayez soin de leur faire tout rapporter à Dieu, auteur de toutes choses.
Pour mettre cette règle en pratique, que votre enfant offre à Dieu, dès le matin, en union avec le Sacré-Cœur, tout le bien qu’il fera pendant la journée. Rappelez-lui cette offrande, de temps en temps, et faites-la lui réitérer, surtout quand il sera tenté d'y manquer. Qu'il dise comme ce saint qui répondait au démon: «Retire-toi, je ne puis rien faire pour toi; j'ai tout donné à Dieu ce matin.» Le soir, exigez qu'il remercie Dieu’des grâces reçues pendant la journée, et qu'il demande sa protection pendant la nuit.
Le trait suivant vous indiquera la conduite à suivre, pour accoutumer vos enfants à tout rapporter à Dieu.
(1) 1 Cor. XI, 1, 2, 3.
Deux solitaires, ayant demandé à Dieu la manière le servir parfaitement, entendirent une voix leur dise de se rendre à Alexandrie, où il y avait un homme app Euchariste, dont la femme se nommait Marie, et qu apprendraient de lui comment aimer et servir Dieu.
Ces solitaires, étant arrivés à Alexandrie, cherchèr. Euchariste, sans le trouver, tant la vertu aime être ignor Ils crurent s'être trompés, et allaient s’en retourt lorsqu'ils aperçurent une femme sur le seuil de sa mais et lui ayant demandé si elle connaissait un homme nom d'Euchariste, elle leur répondit que c'était son m: Nous venons ici pour lui parler, reprirent les solitair Sur la remarque de cette femme que son mari ne revi drait que le soir, les solitaires entrèrent dans la mai: d'Euchariste, pour attendre son retour.
Euchariste arriva le soir, conduisant ses moutons. ] solitaires le saluèrent et le prièrent de leur dire que! ét son genre de vie. Je suis, leur dit-il, un pauvre ber qui conduit ce petit troupeau que vous venez de vi Ce n'est pas ce que nous demandons, repliquèrent solitaires ; dites-nous la manière dont vous et vo femme servez Dieu. Mes pères, c'est à vous de l’apprendre, eur je ne suis qu'un pauvre ignora N'importe, lui dirent-ils, nous venons ici de la part Dieu pour savoir comment vour le servez. Puisque v me l'ordonnez, répondit Euchariste, voici ce quiene «J'avais une mère craignant Dieu, qui m'a toujo recommandé de tout faire et de tout souffrir pour l’am de Dieu. J'ai suivi ce conseil dès ma plus tendre jeune: j'obéissais, je souffrais pour l'amour de Dieu ; je privais de certaines friandises, ou de certaines récréati pour l'amour de Dieu. Le matin, je me lève pour laire ; je fais ensuite ma prière, et je lui offre ma journ
manière de leur disant mme appelé e, et qu'ils Dieu.
rherchèrent tre ignorée.
retourner, sa maison; homme du it son mari.
s solitaires.
i ne revienla maison
utons. Les e quel était ivre berger ez de voir.
quèrent les s et votre ous de me * ignorant.
la part de aisque vous qui en est :
‘a toujours À
our l'amour
re jeunesse: :
eu ; je me
récréations 7
ve pour lui ma journée ;
Je vais à l'ouvrage, parce qu'il le veut : je prends un peu
de récréation, pour le mieux servir ensuite ; je souffre la
Ain, le froid ou le chaud, la pauvreté, les maladies, les
mauvaises années, comme venant de la main de Dieu. Voilà, mes pères, toute ma conduite, et celle de Marie, ma femme.»
C'est sur ce modèle quil faut former vos enfants, si vous voulez réaliser les desseins Que Dieu a eus sur vous, en vous les confiant. Dites donc souvent en vous-mêmes, ce que disait une vertueuse mère: (je ne veux pas être la mère d'enfants réprouvés:; j'aurais trop de honte au Jugement général, »
Inspirer aux enfants la crainte de Dieu
Rien ne nous est aussi souvent recommandé, dans les saintes Ecritures, que la crainte de Dieu: « La crainte du Seigneur est la véritable gloire, et un sujet de se glorifier ; c'est une source de joie, et une couronne d'allégresse, La crainte du Seigneur réjouira le cœur ; elle donnera la joie, l’allégresse et la longue vie. Celui qui craint le Seigneur se trouvera heureux à la fin de sa vie, et il sera béni au jour de sa mort. La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse : elle est créée avec les hommes
L'idèles, dans le sein de leur mère : elle accompagne les lemmes choisies, elle se fait remarquer dans les justes et les fidèles. » (1)
} Heureux donc celui qui craint Dieu! Mille fois heureux, votre enfant, si, comme le jeune Tobie, il apprend
ji craindre Dieu et à s'abstenir, par cette crainte, de commettre le péché ! Qui doit le former à cette crainte salutaire ? Vous, qui êtes ses parents et ses instituteurs.
[Quand commencer ? Dès sa plus tendre jeunesse. Com- Bment vous y prendre ? Expliquez-lui le grand livre
Bodu ciel et de la terre, rempli de la majesté de la
(1) Ecclés., 1, 11, 12, 13, 16.
gloire de Dieu», (1) que nous devons craindre. Or, craindre Dieu, c’est être pénétré d’une haute idée de sa puissance, de sa sainteté, de sa justice et de sa présence. Expliquez donc à votre enfant quelle est cette puissance, cette justice, cette sainteté et cette présence du inaître de l'univers. Vous lui donnerez par là une haute idée de Dieu. Procédez par interrogations ; vous serez mieux compris et mieux écoutés.
Présence de Dieu
Qui a créé la terre que nous habitons ? Ce magnifique soleil qui nous éclaire, qui réchauffe la terre, qui mûrit les récoltes, qui l’a suspendu dans l’espace ? Qui a fait cette lune dont la lumière douce et tranquille tempère les ténèbres de la nuit ? Qui a formé ces innombrables étoiles si variées, si brillantes ? Qui les a placées sous la voûte des cieux ? Qui soutient, au milieu des airs, la terre tournant avec une vitesse toujours uniforme depuis plus de six mille ans ? Qui a fixé des bornes à la mer, qui n'ose franchir la digue contre laquelle elle vient briser ses vagues déchainées par la tempête ? Qui fait qu'un grain de blé pourrit. germe et produit de nouveaux germes de blé ? Qui a fait ces fleurs, dont les couleurs et les variétés sont infinies, dont le nombre surpasse celui des cheveux de notre tête ? Qui a formé ces poissons de grandeurs et de formes si variées, qui peuplent les mers ; cette multitude étonnante d'oiseaux si beaux, si rapides dans leur vol à travers le: air: ? Qui a fait ces animaux différents de grandeur et :le force, et dont plusieurs aident l’homme dans ses travaux ? Quel est l’ouvrier qui a
(1) Eséc., XLIIT, 2.
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