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obtenir tout ce qu'ils désirent, même des choses que votre conscience réprouve, tout est perdu. Vos enfants seront vos maîtres, et ils vous mèneront, comme l’on dit, par le bout du nez.
Suivez donc invariablement la règle suivante : ne permettez ou ne défendez quoique ce soit, sans y avoir sérieument réfléchi. Une fois qu” ‘ous aurez permis ou refusé quelque chose, demeurez : bles, quelque instance que fassent vos enfants, pour difier votre volonté. Sinon, vos enfants sont perdus, et vous ‘ous ménagez plus de chagrins que vous n'en pourrez supporter.
Souvenez-vous des paroles de l'archevêque de Québec, dans son mandement pour le jubilé de 1846 :
« Une faiblesse condamnable chez un £ 1 nombre de pères et de mères, dit-il, fait que les enfants sont, pour ainsi dire, maîtres de leurs actions, et qu’on ose à peine contredire chez eux des penchants qu'il serait si important de réprimer. » (1)
Ces navrantes paroles ne sont, hélas ! que trop vraies Les désordres et l’insubordination d’une foule de no: jeunes gens, naguère encore dociles et religieux, en sont une preuve évidente. Seule, la fermeté des parents peut ramener notre jeunesse à cette belle vertu d’obéissance et de soumission, qui la mettrait à l'abri de dangers et de mécomptes sans nombre. Et si cette énergie est indis: pensable au bonheur de ce que les pères et les mères ont de plus cher au monde, devraient-ils hésiter ? Le chirur: gien ne se laisse pas attendrir par les supplications du malheureux auquel il faut amputer un bras pour lui sau ver la vie ? Il coupe le membre gangrené ; et le patient
(1) Mandement de Mgr Signay.
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le remercie après sa guérison. De même vos enfants, devenus grands, vous remercieront de les avoir soumis, dès leur jeunesse, au joug de l’obéissance.
Les exemples suivants sont de nature à leur faire estimer cette vertu.
Jésus étant apparu un jour à un religieux, sous la forme d'un très bel enfant, et la cloche sonnant les vêpres presque aussitôt, le religieux le quitta immédiatement. Quand il fut de retour, il le retrouva dans sa cellule, et alors cet enfant divin lui dit : «Je suis demeuré à vous attendre, parce que vous avez obéi : mais si vous eussiez demeuré, et par là désobéi, je me serais retiré. »
Nous lisons dans la vie des Pères du désert, qu'un vieux solitaire fût un jour ravi en esprit dans le ciel, et q: ‘il y vit quatre ordres de justes. Le premier ordre compre ait ceux qui ayant eu de longues maladies, les avaient souffertes en bénissant Dieu. Le second était composé de ceux qui avaient hébergé les pauvres et les pèlerins, qui avaient soigné les malades et qui s'étaient adonnés à d'autre: œuvres de charité. Le troisième comptait ceux qui, avant renoncé à leurs biens, s'étaient retirés dans les désr “ y faire pénitence. Mais le quatrième et le plu mprenait ceux qui avaient pratiqué l'obéis- San ‘portaient des bracelets et des colliers d’or, et bril'aient plus que les autres.
Le saint solitaire étonné, d’une telle vision, demanda pourquoi ceux qui avaient obéi étaient plus élevés en gloire. Il lui fut répondu que ceux qui obéissent, renoncent à leur volonté pour faire celle de Dieu, en la personne de ceux qui le représentent ; et que les colliers d’or qu'ils portaient, étaient la récompense de leur soumission au joug de l’obéissance.
Que l’ohéissance des enfants envers ieurs parents est donc précieuse aux yeux de Dieu! Quel est l'enfant qu n'obéirait de bon cœur à ceux qui tiennent la piace de Dieu auprès de lui, puisque sa soumission doit lui mériter une telle récompense !
Comme il importe que vos enfants connaissent les mo tifs qui les engagent à obéir, et les bénédictions que Diet attache au respect et à la soumission qu'ils ont pour vous vous pourrez leur citer les passages suivants des Livre Saints :
« Enfants, écoutez les avis de votre père, et suivez-le: de telle sorte, que vous soyiez sauvés.)
« Car Dieu a rendu le père vénérable aux enfants, e il a affermi sur eux l'autorité de la mère.»
« Celui qui honore sa mère est comme un homme qu amasse un trésor.»
« Celui qui honore son père trouvera sa joie dans se enfants, et il sera exaucé au jour de sa prière.»
« Celui qui honore son père jouira d'une longue vie.
« Celui qui craint Dieu honorera son père et sa mère et il servira comme ses maîtres ceux qui lui ont donné |: vie.»
« Honorez votre père par vos actions, par vos parole et par toute sorte de patience.»
« Afin qu'il vous bénisse et que sa bénédiction demeur sur vous jusqu’à la fin.»
« La bénédiction du père affermit la maison de enfants, et la malédiction de la mère la détruit jusqu'au fondements.»
« Ne vous glorifiez pas de ce qui déshonore votre père car sa honte n’est pas votre gloire.»
« Mon fils, soulagez votre père dans sa vieillesse, et n l’attristez pas durant sa vie.)
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Si son esprit s'affaiblit, supportez-le, et ne le méprisez pas à cause de l'avantage que vous avez sur lui : la charité dont vous avez usé envers votre père ne sera pas mise en oubli devant Dieu.»
€ Dieu vous récompensera aussi pour avoir supporté les défauts de votre mère.»
€ I vous établira dans la justice, il se souviendra de vous au jour de l’affiction, et vos péchés se fondront comme la glace en un jour serein.»
€ Combien est infâme celui qui abandonne son père, et combien est maudit de Dieu celui qui aigrit l'esprit de sa mère ! » (1)
Un caractère prompt et emporté doit être traité À peu près comme celui qui est porté à la colère. Le premier Par conséquent, il laut le reprendre moins sévèrement. Rien n'est plus propre à le faire rougir de ses emportements que de lui faire sentir la futilité des motifs qui les provoquent. Par exemple ; le voiri de mauvaise humeur contre son petit frère qui, sans s'en apercevoir, a brisé le joujou du petit emporté, ou l'a fait tomber par mégarde, en jouant avec lui. Quand il sera calmé, représentez-lui que son frère, qu'il vient de malmener, a agi sans malice. Profitez de la première occasion où il fera de la peine aux autres, pour lui demander s'il serait bien aise d'être réprimandé, Rappelez-lui qu’il s'est emporté, qu'il a frappé son frère dans une semblable circonstance, afin qu'il constate combien il a été déraisonnable.
Quand il aura plus de raison, prévenez-le qu'obligé, plus tard, de vivre avec des personnes qui auront leurs défauts, il lui faudra bien les endurer sous peine d’être
est néanmoins moins déraisonnable.
1) Ecclé., IE, 2, 3, 4. 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18.
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