VEILLE SUR L'INNOCENCE DES ENFANTS
N'engagez aucun serviteur sans vous être assurés que sa moralité est irréprochable, Un mauvais serviteur peut souiller toute une famille.
l'out en ayant bonne opinion d'un serviteur ou d'une ervante, surveillez-les bien, dans l'intérêt de vos enfants, vous souvenant de la parole de Jésus-Christ : «Soyez prudents comme des serpents. 1)
Ne laissez jamais fréquenter votre maison pur des personnes dont les discours, les manières ou la conduite sont en désaccord avec les règles de la modestie, de la charité et surtout de la pudeur. Avertissez-les d'abord de respecter l'innocence des petitsenfants, s'ils ne tiennent pas ompte de vos : is, priez-les poliment de ne plus fréquenter votre maison.
\ccompagnez vos enfants, même quand ils vont à l'église, si vous le pouvez.
S'ils ont des amis qui vous semblent bons, tout de méme, ne fermez pas pour cela le; yeux sur 'surs relations; eur rien sou: -nt ne ressemble tant à u1 "onnête homme qu'un coquin
Le fait que l'ami de votre enfant :,:. : t à une honnête famille, ne vous dispense pas d ur eUX ; var l'expérience prouve qu'il y a de mau,:, + ;ets dans les meilleures familles.
\e laissez jamais seuls les jeunes gens et les jeunes filles aux travaux des champs.
Si, à certaines époques de l’année, vous permettez à votre famille d'aller cueillir des fruits, ou :::5ger du ucre d'érable, accompagnez-la, ou faites-là acc :pagner par une personne capable de vous remplacer.
Les parents prudents ne doivent jamais laisser leurs hilles voyager à bord de goëlettes, bateaux à vapeu: ou
1) S. Matt, X, 16.
autres embarcations, qui n'ont pas une chambre uniquement destinée aux personnes du sexe.
Les parents sages ne doivent jamais permettre à leurs filles de se promener seules avec des jeunes gens, ou d'aller à l'église et en reveni: avec eux. Il serait encore plus imprudent de leur permettre des promenades dans les paoisses voisines, sans les accompagner.
Il convient aussi que les parents aient une chambre uniquement à leur usage.
Dans les familles qui comptent de grands garçons et de grandes filles en même temps que des serviteurs ou des servantes, les parents doivent veiller à ce qu'ils ne tombent pas en amour. Les mots doux, les préférences, les regards fréquents et prolongés, certaines attentions marquées, sont des signes presque toujours certains d’une amitié naissante. Eloignez aussitôt celui ou celle qui est dans ce cas, et n’attende: jamais que le mal soit sans remède, et que la passion soit incontrélable.
Envoyez à confesse, aussi souvent que possible, les enfants qui ont fait leur Première communion et assurezvous qu'ils y vont. Bon nombre de parents, faute d’avoir eu cette prudence, ont été grossièrement trompés.
Votre devoir est rempli du moment que vous envoyez régulièrement vos enfants à confesse ; leur communion est l’affaire du confesseur seul. Cependant, il est bon, sans qu'iis s'en doutent, que vous sachiez s'ils communient. Mais faites la police à leur insu ; autrement vous les exposeriez à faire de mauvaises confessions. Si vous constatez qu ils ne communient pas, cherchez-en la cause, et vous ne tarderez pas à la découvrir. Alors vous y remédierez autant qu’il dépend de vous.
Veillez sur la manière dont vos enfants prient, se tiennent pendant les offices; voyez commen ils écoutent la