‹ Le manuel des parents chrétiensChapitre 44 sur 78 · ÉLOIGNER LES ENFANTS DES OCCASIONS · texte numérisé non relu

ÉLOIGNER LES ENFANTS DES OCCASIONS

nous couvre les veux, nous dérobe les vérités éternelles, 1 pensée de nos résolutions, nous enlève le souvenir de tout ce qui pourrait nous retenir dans le bien, et nous force en quelque sorte à nous jeter dans le précipice. » On comprend mieux maintenant pourquoi: tant d'enlunts et de jeunes gen: sont esclaves d'habitudes criminelles dont ils ne connaissent pas encore la malice et les conséquences. IS sont pervertis à l'âge où ils devraient étre chastes comme des anges, parce que leurs parents, oubliant que les occasions les avaient perdus à la même époque de la vie, les ont scandalisés on laissé libres d'aller OUT leur plaisait, de lier amitié avec le premier venu et de iréquenter n'importe quel milieu. Les parents imprudents ont généralement ceux dont la jeunesse a été lamentable. [ls sont d'un optimisme qui cendre mal avec les enseisuements de la sainte Ecriture, des saints, de leurs pasteurs, avec leur expérience personnelle, leur conduite. quand il est question d'intérêts temporels, et avec ce qu'ils ont cent fois répété : «dis-moi qui tu hantes, et je

te dirai qui tu es.» Si vous demandez à ce père de

famille pourquoi il ne va pas, sans nécessité du moins, ou ne laisse pas ses enfants aller dans une maison où il y des picotés, il répondra qu'il ne veut pas les exposer contracter cette maladie. Essavez de le convaincre qu'il ny a pas de danger, il répliquera qu'il ne faut pas s'exposer au danger. Jl vous citera même les noms des personnes qui sont mortes, ou qui ont été dangereusement malades après S'être ainsi exposées, S'il lui faut aller dans ces maisons où règnent des maladies contagieuses, il prend les plus grandes précautions. change même d'habits avant d'entrer chez lui. Si vous vous en étonnez, il “ous répond qu'on ne saurait être trop prudent en pareil cas. Que les parents sont donc inconséquents! Ils savent que les maladies spirituelles sont plus dangereuses que

les maladies corporelles, cependant ils protègent leurs enfants plus soigneusement contre les maladies qui n'ont de prise que sur le corps. Comment expliquer cette contradiction, puisqu'ils sont tenus de conserver la vie de l'âme et du corps de leurs enfants. Je conçois que le démon tende des pièges à l'innocence des jeunes gens. Mais que des pères et des mères, qui aiment si tendrement leurs enfants, sont quelquefois inconsolables de leur mort, s'alarment au moindre danger qui menace leur vie, les laissent s'exposer à la mort de l'âme, est vraiment inexplicable, plus criminel que s'ils les exposaient à être dévorés par une bête féroce.

Quelle conclusion tirer de ce que je viens de dire ? C'est qu'il vous faut comprendre, pères et mères, que votre devoir ne consiste pas seulement à préserver vos enfants des dangers qui menacent leur santé ou leur vie, mais à les éloigner des sociétés et des occasions qui peuvent les entraîner au mal. C'est votre premier et principal devoir.

Je sais que les dangers qui menacent l'innocence des jeunes gens sont nombreux ; mais ces périls sans nombre que court l'innocence de vos enfants doivent vous rendre plus attentifs et vigilants à les en préserver. C'est ainsi qu'agit celui qui voyage dans des endroits dangereux, où à chaque pas il peut tomber et se blesser. Il marche avec d'autant plus de précaution qu'il est plus exposé à se casser un membre. Suivez donc la même conduite à l'égard de vos enfants. Plus il y a, dans la paroisse où vous demeurez, d'occasions dangereuses pour leur innocence, plus vous devez redoubler de vigilance pour les en préserver.

Quelles sont maintenant les principales occasions de péché dont vous devez éloigner vos enfants ?

eurs ‘ont ette vie e le ens, dreleur vie, ent ètre

re ?

que vos vie, eurin-

des bre dre insi

où

che

Page 1