LES SOIRÉES DE DANSES
plupart des occasions prochaines d’un grand nombre de péchés considérables, nous exhortons les curés, confeseurs, et autres qui ont soin des âmes, delesen détourner par toutes les voies les plus efficaces qu'ils pourront trouver, » (1)
« Les circonstances qui accompagnent la danse, dans un bal, dit le Catéchisme philosophique, sont de nature à porter au péché ; elles sont même une occasion prochaine de péché. Les personne du sexe Y paraissent dans l’étalage du luxe le plus séduisant : elles mettent tout leur soin à plaire. Les hommes y vont pour repaître leurs yeux de la beauté, de l'élégance, de la souplesse des femmes, et leurs oreilles des sons efféminés d’une musique voluptueuse: sans parler des familiarités inévitables dans les danses ; du langage des veux, que la mère la plus vigilante ne peut ni prévoir ni empêcher, Combien de fois une jeune personne du sexe, qui avait en horreur l'ombre même du péché, qui avait conservé jusqu'alors son esprit CE Son cœur purs, est-elle revenue d'un bal, le cœur épris ? l'oute la paix, tout le bonheur qu'elle avait goûtés jusqu'alors se sont évanouis en dansant Combien de péché. dont elle a été l'occasion par ses mouvements, par ses rs efféminés ? Combien de parents ont eu à combattre les folles amours d'une fille qui avait été leur consolation jusqu'au moment où elle à connu au bal un jeune homme qui ne lui convient nullement ? »
Saint Jérôme faisait un devoir à une dame romaine qui l'avait consulté, d’éloigner sa fille des danses et des Violons : car, dit-il, il faut peu de chose pour ternir la beauté d'une fleur : un mauvais vent peut gâter le plus
beau lys : et, ajouterai-je, surtout celui de la pureté que
Mgr de S. Vallier, ordonnance du 16 février 1691
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nous portons dans un vase d’argile, selon l’expression des Livres saints.
Le pape Benoît XIV s'exprime ainsi sur les danses
« Les danses qui, comme telles, ne sont pas criminelles, le sont cependant toujours à raison des circonstances qui les accompagnent. La pudeur et la chasteté y sont exposées aux plus grands dangers. Elles sont pleines de tant de périls, qu'il suffit de les signaler pour en inspirer l’horreur. Ces périls, nous les ferons connaître, non d’après les paroles des anachorètes et des théologiens ou des prédicateurs, mais par les écrits du célèbre Pétrarque, qui dit :
€En dansant on pense moins au plaisir présent qu'à celui qu'on se propose ensuite. C’est un prélude à l’impureté, que la liberté qu’on y prend de fixer ses regards sur des femmes parées, de leur prendre les mains, de se tenir près d'elles sous prétexte d’urbanité. Dans les danses, les familiarités sont souvent excessives, les yeux sont sans retenue, la langue est sans frein. L'’agitation de la danse, les sons lubriques, les airs qu'on y joue, les conversations qui ont lieu, les jeux qu'on s'y permet, les ténèbres même de la nuit ; tout fournit des armes à l’ennemi de toute pudeur contre les personnes qui se trouvent aux danses. C’est ainsi que, là, tout se réunit pour chasser la retenue qu'inspire la pudeur et lâcher la bride à toutes les mauvaises passions du cœur humain. »
«Enfin, ajoute Benoit XIV, Conral Clingius décrit ainsi une assemblée où l’on danse : (‘ne assemblée de danse est un cercle dont le démon est le centre, et les assistants, devenus ses anges, en forment la circonférence ; c'est pourquoi il est presque impossible d'assister à la danse sans pécher ! »
« Puisqu'il en est ainsi, conclut ce grand Pape, on ne peut nier que la danse, innocente par elle-même, soit rarement exempte de crimes. Et si cela est véritable, qui
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