‹ Le manuscrit d'auteur du Petit Jehan de Saintré avec des notes autographes d'Antoine de La SaleChapitre 4 sur 5 · IK MAM SCHIT DAUTEIR DU PETIT JEHAN DE SAINTRÉ · texte numérisé non relu

IK MAM SCHIT DAUTEIR DU PETIT JEHAN DE SAINTRÉ

SAINTRE, LA DAMK, etc.' Voir, en particulier, l'exemple caractéristique au fol. ITli' : C'ornnunsstnitnt de chappitre. Alors Saintre dist. Voir aussi, fol. 65™, le titre : LWcteur si r la venue de Saintré sur les lisses (qui est une correction il'nuteur sur le cha.m).

Mon impression est qu'Antoine de La Sale a relu son texte ii différentes époques de sa vie. Cette vue, que nous déduisons de son écriture, est d'ailleurs corroborée par l'étude du texte lui-même. Ainsi M, Gaston Raynaud, en classant les manuscrits du Sdi/itré, a pu constater que notre manuscrit, qu'il appelle F, est la source de toutes les rédactions connues, que La Sale a toujours amélioré son texte, entre 1450 et 1459 (p. 538-542). F. est enfin le seul manuscrit qui contienne "des corrections et des additions qui ne se retrouvent nulle part ailleurs ".

J'aurais voulu donner, par la comparaison de l'écriture, une preuve du caractère autographe du manuscrit n. acq. fr. 10057, mais je n'ai jamais vu d'autre signature d'Antoine de La Sale^.

Faut-il ajouter que les manuscrits littéraires du Moyen Age revus par leurs auteurs sont d'une insigne rareté ? En ce qui concerne le xv° siècle, je n'en puis citer qu'un autre exemple, celui du manuscrit des poésies de Charles d'Orléans que j'ai eu la bonne fortune de reconnaître.

Puisse cette note inciter quelque éditeur à donner, d'après ce texte, le joli roman de la Dame des Belles Cousines.

1. Tout ce que nous n'avons pas donne au scribe revient à Antoine de La Sale. On reconnait son écrilure fol. i"", a", 3"", 3'°, 4", 4"°, 5™, b^", C", •}"', &'", 8™, g", 9^°, 10*'°, ii" (mélangée à l'écriture du scribe), 11"°, la™, lï" (mélangée à l'écriture du scribe), iS™ (irf.), iS"" (id.), i4''° (iV/.), 14'°, i5", iB'", 16''°, ili", 17'''', 17''"', 18''°, iS'o, 20"", 20", îi™, 22'°, 23'°, ai™ (mélangée à l'écriture du scribe), aB", 26'°, 26''° (mélangée à l'écriture du scribe), 26", 27", 27", 28™, 28", ag™, 29'°, So", So"», 3i''°, 3i™, 32'-°, 32™, 33'-<', 33"°, 34"'°, 34'°, SS", 35'°, 36'-°, 36'°, 37". 37'°, 38'-», 38'°, 39'», 4o", 4o'°, 4i'"°, 4i'», 42™, 42'°, 43'°, 44'°, 5i'°, ôa", 62'°, 53--°, 54''°, 56'°, 57''°, 57'°, 58--°, 58">, 59'», 60", 6o">, 61™, 62''°, 62'°, 63'°, 63'°, 64'°, 65'°, 66™, 68''°, 68'°, 69""°, 69'°, 70''°, 70'° 71'"°, loô™, 106'°, iGS™, 167", 167'°, 171'°, 173™, 176''», 176"", 177''° (note du haut de la marge) et le mot par merveilles, 177'°.

2. M. Labande a publié le fac-similé de la devise d'Antoine de La Sale : Il convient la Sale, qui se rencontre sur une feuille de garde d'un Cassiodore du xiv" siècle conservé à Carpentras, n° 38 (Bibl. de l'Ecole des Charles, 1904, I. LW, p. 48). Cette écrilure est à rapprocher de celle des rubriques capitales d'une main tremblée où je retrouve la main d'Antoine de La Sale. — .l'ai publié dans la Revue des Bibliothèques (octobre-décembre 1910) une notice sur un manuscrit d'Alain Chartier ayant appartenu à Marie de Clèves (Bibl. Nat., ms. fr. 20026), avec la devise et la signature : Conlanl en est DE LA SALE, ajoutant en commentaire : « Est-ce l'écriture du conteur ou celle de Jean de La Sale, le maître de l'hôtel du roi René? ». Aujourd'hui, je puis dire: ce n'est pas celle du conteur. — La lettre d'Antoine de La Sale à un religieux (Bibl. Nat., ms. fr. 1278, fol. 3o6) est une copie. L'orthographe de la signature Anthon.>e db la Salle le montre assez.

Imprimerie de J. Dumoulin, à Paria.

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