L {> LXXXVII
1 L. A ce joly temps gracieulx, 2 Nous verrons tout coa a. 3 8i le tcmp» dure, 4 D*ncer et chanter en tous lieux, ô A qui mieulx mieulx, 7 B. et A. 8 Bletrix, Alix et Babel«t. 11 A qui mieulx mieulx, 12 manque, U Eu desplt des medlsans, is Qui sont aux amourealx nuysRns, 16 Contre droicture, n Nous Irons jouer sur lo champs. i« Kn ce beau temps
Dans la première strophe le cinquième vers a ôté oublié par le copiste. La troIsUme strophe se chante sur la mélodie de la première. On pourrait aussi considérer celte chanson comme un virelay, pus tris réjfulier, il est rral. M faudrait alors répéter les dix premier* vers après le vers 18.
Chanson XL
*^ Bel -le, bel-le 1res doiil-ce me - re Dieu, Tenez ces fols en joy-o, Kc
ligv — — — e ! 4- Te -- nez ces fols en joy - - e.
^=^-z5=^it=-^
Be, je, bc, je ine le - -
::îs=:i;=:::{S4:iq=:^-^^,-^liq:::^:fs.
vav
Par ung lun - di ma-
fa-€zrigzzgiz:eij=;^r-^-*-r-r=^-fig=^>— P
tin, Plus tard que ne soul-loy o. Be, quant be, quant m'en en-tray En
piqzii^^zi:^^;^
no jol - ly jar-din 9 Be - noas ro - tis — soit l'oy-o Et Imy — —
Be, nous ro
tis — soit i'oy
Be, je m'en entray chieux mon voisin, Où nous rôtissait l'oye.
Auprès du feu, pour boire vin, Emprès la lechefroye.
Be, je mouilloys mes doigts dedans, 16 Et puis je les lechoye.
Et veci la vielle venir.
Celle à qui estoit l'oye, Et me feist passer par un trou 20 Par où le chien passoye.
y. 15. Le copiste a écrit doibf.
Chanson XII.
^^m^im^^^^^^^^^^.
On doibl bien av - mer
ov
sel - Ict Qui chante par oa-tii - -
- re Ce mois de May sur le
iim-','uct l Tant coiimic la nuii ilu -
re.
l. H faicl bon es-cou - 1er son
chant Plus quo nul aullic en bon - ne
foy, (>ar il re?-jou - isl mainct amant. 8 .le le svay bien, quant est à moy.
Il s'appelle roussignolet Qui mect toute sa cure A bien chanter et de bon het, 12 Aussy c'est sa nature.
[On doibt bien aymer . . . ]
II 16 Le roussignol est soubs le houlx Qui ne pence qu'à ses esbats, Le faulx jaloux se siet dessoubz 20 Pour luy tirer son maihelas.
La belle (jui faisoit le guet Luy a dict par injure :
« Hellas, que t'avoit-il meffaict, 24 Meschanle créature? >
[On doibt bien aynier . . .]
A fo LXXllI vo; R fo 19.
1 A R 11 fait bon R loysillon. 3 A comme (jui soit. R au vert liuviiou. 4 R tandti que. 6. R sur ma foy 7. R mainte pens. 9. R Qui!, A rouiillolet. 10. A et mcct. 11. A a ch. de son chant parfait R a b. ch. au iiucbiuo part qu il «oit. M. R ainsi est. 13-SO ma>i(/u*»i( R. 1«;. A sur uufç houx. 17. A il ne demande que ses e. IH. A »y est dessoubi. XO. A qui lujr lir« unjç raattraz. 23. A Or ne tavoit il rien m. \\nis ï4 A ajou/^ encort i Wr. cl. li V. p. X\ 1.
La première partie de la intlodio d A est identi(jue à la nôtre quoique noti'e uue quart» plus bas. Lh seconde partie est complètement dllV.rento. Pan» le ms » la seconde partie n est au fond qu une variante un peu plii.s jrracieuse de la première.
Dans ses (.'.hamona de la vieille h'rance, .M J. Tlorsot donne la seconde des mi-lodles c!dessus avec le texte de deux chansons de Cl. Marot «Une pastourelle gentille» et «Quand vous voudrei faire une amie ».
Chanson XIII.
VoS'tre beaul-té,
vos-tre beaul - - - - té, vos-tre beaul-lé,
•^ .- 1.-...1 «X «««»/» A» ini - iv __ ft. A mis mon cueur en
vos-tre beaul - té, gente et jol - ly — - - e, A mis mon cueur
si grand des-es-poir. Que nuit ne jour
je ne puis re - po-ser.
di:
tizÊ:
i Tant suis de vous
Et tant suis de vous —
— —, Tant suis de vous en grant me - len - col - li
L'amour de vous me tient en desconfort, Et si ne puis l'avoir aulcunement, J'airoy plus chier à desservir la mort 8 Que de vivre en ce point longuement.
Si me mectez un terme, je vous prie, Secrètement que puisse à vous parler:
Se vous et moy ne pouvons accorder, 12 Las! je voy bien qu'il est faict de ma vye.
Il a longtemps que de vous j'ay envye Plus que de femme en ce monde vivant,, Jamaiz homme ne vous ayma autant:
16 Maiz j'ay grand peur que plaide sans partie, .
Or voy je bien que c'est à moy foUye D'estre amoureux et de m'en tourmenter.
Doresnavant il m'en fault déporter.
Adieu vous di, ma très loyalle amye.
A deux endroits le copiste a oublié de noter un changement de clef. Le commencement de la mélodie est écrit en clef d'alto. A partir du second vers (A mis m. c.)i il '«ut lire en clef de ténor; autrement la mélodie ferait un bond d'une septième majeure. Pour le quatrième Teri {Tant $uit . . . ) on reprend la clef d'alto.
Chanson XIV.
Roy-ne des flours — — , Roy-ne des
flours, k plut bel-le du
rit.
Vau de Vi - - - re, Qaanl je vous voy — — moa cueur vit en es -
- moy. S'il vous plai-soit — — vouste-nir emprès moy, 4 Vous os-te-iie: — —
•-ii-~^—ià—'-^É—\-\j — v--^
mon cueur hors de mar -li — —
— re.
Est il home, belle, dictez le moy Qui vous osast descouvrir sa pencée?
Vostre beaulté m'a mis en tel esmay, 8 Se confort n'ay, ma vie est affinée.
Confortez moy^ ma seur, ma bien amée, Et me ostez de mon cueur la douUeur, Et me donnez, s'i vous plaist, vostre amour 12 Laquelle j'ay longuement désirée.
Secrètement, déclarez sans esmay Se vous estez de nuUy amoureuse, Vostre beaulté une foys se je Tay, 16 Vos yeulx rians font ma pencée joyeuse.
Or n'est il flour, ne la rose espanye, Ne la lavende qui porte grant odour.
Ne roussignol qui ciiante au poinct du jour, 20 S'il estoit mort, qui n'en revint en \ye.
y XVI.
1. V La fleur du Val de Vire. 3. V Faire unjr »«»y de moy. 5. Lti slropha t\ntantt4, exceptée la dernière, sont tout à fait différentes dans V.
17. V ny rose espanouye. 18. V Ny lavende. 19. V Le roclgnol. 10. V II rerlendrolt.
La chanson XIX commence par les mêmes mot*.
Chanson XV.
Devons, ma com-nie-re, nous ne be - vons point.
Hz estoient trois
i^^fel^i^^^^ils^&^^^^l
da-mes d'a-corti et d'à -point,
Di - sant l'un^ à l'aul-tre : Nous ne
ho-vons point, 4 Bc-vons, ma com - me - re, nous ne be - vons point.
Bevons, ma commère, . . .
Il y vint ung rustre tout en beau pourpoint, Pour servir les dames très bien et à point. 8 Bevons . . .
Bevons ...
Se dirent les dames : « Vecy bien à point ; Faison bonne chère, ne nous faignons point. > 12 Bevons . . .
Bevons ...
Le mignon commence, il ne tarda point.
De servir s'avance tout à leur bon point. 16 Bevons ...
Bevons .
De chanter s'avance en doulx contrepoint, Et en grant plaisance vint fraper au point. » 20 Bevons . . .
Bevons . . .
Des maris doubtance nous n'en avons point. D'eux n'airons grevance, car ils n'y sont point. 24 Bevons ...
Chanson XVI.
iciîla:
Or sus,
or sus : Par dessus tous les anl-lres Be-gny toit le co-
— qii! 30n-ques tel oy-sel ne fusl veu. « Ja - nyn Ju-nol, e^ - lu point ma - - n
- - é?» "Et oui, dist - il, que Dieu en ait
bon gr«^, 6 A n - ne di-mc qui
d'aymcr m'a pri-é. » « Et Ja - nyn Ja - not ! Es - tu point ma n - 1^ ? •*
(h sub,
or sus ! Par dessus tous les aultrcs 9 Begny soit le co - - qu.
« Hé ! Dieux, hellas ! puis le jour de mes nopces Oyseau suis devenu >.
12 « Janyn, mais quel oyseau es tu?
Es-tu pinchon, linot, merle ou cahu ? »
< Nennin, dist il, je suis un vray coqu.
En Normendye sommes cent mille et plus! 16 Et en Dieux, hellas! oyseau suis devenu.». [Or sus ... 1
« Janin Janot, ainsi que dist ta femme,
Beste tu es devenu ».
« Hellas, je suis homme perdu.
22 Suis je singe, marmot ou chat barbu ? »
< Nennin, dist il, tu es un cerf cornu. Allant par ville tout chaussé et veslu.
25 Et Janin Janot, beste tu es devenu ». lOr sus ... 1
Cette chaînon satirique a a pas été trèi correctement tranicrlte par le coplitr. Lt-i rtru U et 20 ont chacun une syllabe do trop On pourrait peut-Oire ailmcttre 1 YUilon d# la de <u, quoique des exeniplog Rnalofcnt'."» manquent. L*expre«»lon «et en Dieu» (V l<) «et aoMi un peu singulière. Peut-ôtre faut-il lire « A Dieu».
Dans la seconde et la troisième strophe le scribe ëcrit : « Jenin. Jenn-^t »
Chanson XVll.
^^^^i^^^^^si
Ne l'o-se-ray je di-re, se j'ay-me par a-raour? 3 Ne l'o-se - ray je di -
^WS-^i^i^^^J^iÉI
- - - re" Moa pe-re my ma - ri - a Ung pe-tit de - vaot le jour. A ung vil-lain
mv
donna, Qui ne sçait bien ne Iionnour. 8 Ne l'o-se-ray je di — — — re?
[Ne l'oseray je dire Se j'ayme par amour ?
11 Ne l'oseray je dire?]
La première nuytée Que fus couchée o luy Gueres ne m'a prisée, Au lict s'est endormy.
16 [Ne l'oseray je dire ?j
[Ne l'oseray je dire Se j ayme par amour?
19 Ne l'oseray je dire V]
Je suis deslibéiée De faire ung aultre amy De qui sera y aymée Mieulx que ne suis de luy 24 (Ne l'oseray-je dire?]
La mélodie ae trouve également dans VOdhecaton de Petruccl, f» 31 v").
Chanson XVIII.
îiii^f
-H 1 **NH
Hé : — — — — j'ai veu le temps que j'esloye à Ba - zac Et [Hf^!] — — — — et mis le siège tout droict devant U - rac Où
qn'a-vcc nioy c!ie - vau-choit le Sou-denc. il y a trois mil-liersde ha-zcnc
En — — gar-ni -
- son et autant d'cspe-lenc, Ung chascun d'eulx bon ai-bale*tre an poing. De
lii^âg^
ti-rcr furl ils prenoient fort grant soing. Quant est à moy, j'en eu mainct ho -ri -on
fc£=r-'
Dont ja-mais jour je ne se - rai ven-gr. Re - gar-ilez donc >i
gâHËlÊSlp^s^s^^^^
l'iin (loiljt dire o\\ non: llaLo pain au fol est le pre-mior man-g- «>
Hé! Il n'y a point d'ici en Armignac
Ni par delà la duché de Millenc
[Hé| Ung si beau nedz que celuy Jehan Sena»
Il me semble d'ung duc ou chambrelenc,
Car il y a mille rubis de renc.
Bien arrunez, pendant jusques au groing.
Tant qu'on le voit de cinquante lieux loing
Plus reluisant que ne faict ung poupon.
Cette cliansun est uuc Ijalladi'. — Millonc est cvi.lotiunem Milan
Pleust ore à Dieu qu'aujourd'huy fust logé Dedans Brunval au cul de Monquandum!
22 Le pain au fol est le premier mangé.
Hé! Je m'en alloys l'aultre jour à Lussac Et rencontray au chemin de Hodenc Hé, une fillette qui portoit ung bissac Laquelle a voit sus moy l'œil et la dent. Atant s'arta, me tirant en ung coing ; Couart je fus, .me retiray au loing, Dont elle enfla plus gros qu'ung scorpion Et de grant deuil m*eust voluntiers mengé. Ce nonobstant m'en allai mon treon.
Le pain au fol est le premier mangé.
Chanson XIX.
ij:
Roy-ne des flours, Roy -ne des flours que j'ay tant de -si - ré
Las, dic-tez moy
co - me pourray ;i — voir Voslre a - inour,
^^-?^^;jlé:
bel le, que j'ay tant de- si- rë-e, 4 C'est tous les jours, c*eslloiis les joui-s le
plus de raa pen - - ce
c, c'est tous les jours [la mélodie s'arr#l« ici).
Mon bel amy, trop bien sçavez la voye, Par où vintez, pencez de retourner.
Ne venez plus ainsy my rigoller.
8 Allez vous en. Le filz Dieu vous pourvoye!
A fo XXXVIII. vo.
2 A comment, 8 A Lr vostre amour : car bien reuillés •«rolr, 4 A Que c Mt toujour» 5 À Gentil «'.«i^neurs, 8i bien, 6 A vous v. du r. 7 A Ne mj rené* poiat lc> t. 8 A que James ne vous voye. A a encore deux strophes.
La mélodie d'A est à» peu près semblable à celle-ci, mais elle est aot. v unr qn«rfe, plus bas.
Chanson XX.
J'ay veu la beaul-té m'a-my-e En-fermée en ii - - ne tour. Pleust a la Vier-
geMa-ri-e Que j'en fus-se le seignour, Et le so-leill fust couché
Et le jour n'a - jour-nast ja Et je vous ten - sis -se, bel-le, 8 Nti a nu en
tre
te mes bras. Coni-poins, ne Pai-me plus, El n'a plus de quibus. C'est
^^^^^âp^^^É^^^i
u - ne ra-bat - joy e, 12 Et qui pire est, plus vi-vre ne pour-roy e.
« Dictes moy, ma belle fille, Où est vostre pere allé ? »
« Par ma foy, dis telle, sire, 16 ft est allé au bois chasser.
J'ay ouy le cor corner, Je ne sçay si le cerf prins a. »
Belle, se j'avoye vostre amour, 20 J'auroye mieulx chassé qu'il n'a. »
Gompoins . . .
A (0 XLIII vo. G f. 10.
' 5 A souleil fust, 6 fut, G couchié, G G Et la nuyt dura cent jours, n" manque A, 7- -8 A Et je la tenisse embrassée, bien fort entre mes bras, G Et je tinsse ma mignonne toute la nuyt entre mes bras. 9—12 A Mon cueur que feras tu Ton plaisir est perdu Ta joye et tout ton soûlas, Sans elle vivre ne pourras, G Compaigne que diras, Ton argent est j»erdu, Ton or et ta monnoye, Encore qui pis est tu es home deffaict, Tu as perdu ta Joye. 12—20 Manque dans A et G.
La mélodie manque dans A. Celle de G, quand on la dégage des fioritures et répétitions contiapunctiques est assez semblable à celle de B.
Chanson X\l.
Ro-ron-'oi-loz
le pe - lit fueui- dp tiioy, IInu-\<>\. (jui
nilici et jour, qui nuict et juiir
lie mv fjirt que lan - guir,
Si de vous n'ay, Si do vous n'ay,
licllo, ."^ul-cun rc - <on -
arz^^xzziîiiz::!^
4 Et lia - vrë m'a - vez,
lia - \ié m'a - vcz —
. — — d'un diiiH doni je suis iiioit.
Or n'est il nul en ce monde vivant,
[Hauvoyl Tant soit il beau, gallant et bit*n parlant. Qui (ie ce mal niv prust donner secours, 8 Si ce n'estoil mon amy par amours.
A fo XXX VII vo. T '7.
1 A T refrahi uwn>iue. -' uo \uy (. V ,nleic<}l'- ««m nul •fjour, 3 r De brlef mourrmjr, si de vous nay La bell»^ rcioiifoit. A vonfort A T JMus ny souffca n«vr« . • !-• Tout
a fatt différend dans .1.