I. A ce poyrier ;i
u-neflour Qui est pius hlan-clic
que
eris - tal, Et plus ver-meil est la coul-leur Que n'est la ro - se
ne
chhn-dal. Et tout en - tour bou- tons d'ar-gent
;?-fe
Le rous-si-ffnol v
est qui clian — — le
— ^.rz^—O-, — 5 1 «==#-1^ — #-1^
10 Et y prcnt son es - ba - te-ment.
[Le poyrier qui charge...] II A ce poyrier y a ung fruict,
De le cuillir il en est temps.
Le jalloux est au pié qui bruict 17 Et crie comme ung hors de sens,
Et va disant : ce Gomment, comment !
Vous y sçavez trop bien la voye, 20 Vous y venez secrètement. »
[Le poyrier qui charge...]
A f" XXVIII yo. C fo 160 vo. L fo LXVI yo.
1 A perier, C pourier q. cherge. 2 A soûlas. Z A Quant le Dieu damours si acteut, C Car le Dieu damors si attent. 4 A En ce perier, C En ce pourier. 6 A Plus merveille en est la couleur, C Et plus yermeil a la couler. L Et plus v. est la c. TAL ne rose n« sandal, L sandal. 8 C autour. 9 A Qui sont lermez a latz de soyc, L Qui s. pendus en 1. 10 A L On y prent son. 14 A En ce perier. 16 A Le faulx ialloux sy est au pye, L Mais le ialoux si est dessoubz. 17 A L Qui crie. L omet ung. 18 À Et ay ma dict. 20 L marchez.
Les mélodies d'A et de C sont à peu près identiques à celle de B: mais dans A la mélodie s'arrCte au 7« vers. Dans C la mélodie est composée à quatre voix; l'auteur n'est pas nommé.
Chanson LIV.
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mon ve - nir de mon ad - ve - ne-menl, Ja-vms bon bniil. nwi>
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par ma grant lai - du - - re Tout aus - si tost i|u'a-voye g.i - gnë ar -
i::ent, 4. Au cuir à poil m'en al - love grant a - leii - re. Viel - les - se
t=t=tî:
do - né de sa poinc - lu - - tu, Je ne ino puis re -
t^zztj:
mettre à ia-bou-rer, Ce poi - ?e moy : S'i ne inc vient quelque bone .id-<^n
si^^î^Hg
Jtr^:?
- - lu — re. 8 11 m'y faul - dra la guerre lu - ban - don - ner.
Jadys soulloys chevaucher noblement
A trois roussins, brûlant ouhre mesure ;
Mais maintenant il me va autrement, 12 Je vais à pié, par faulte de monture,
Et si me lault pourchasser ma posture,
A travers champs aller et trecasser.
Ce poise moy ;
S'i ne me vient quelque bone adventure, 16 11 my fauldra la guerre habandonner.
Gentils gallans, qui bevez hardiment De ce bon vin, à pot et sans mesure, Bevez à moy, je vous prie humblement, 20 Et gardez bien que ne grevez nature. Ne prenez pas si pesante vainture Qu'il vous faille en ung brief coup ruer, Comme a faict moy.
S'i ne me vient
Garny je suis si très parfaictement D'or et d'argent, de chevaulx et d'armeure, Et d'aultres biens aussi escarcement.
2S Je n'ay pourpoint, ne robe, ne saincture. Que tout ne soit engaigé par usure.
Je ne me puis remettre à labourer.
Ce poise moy :
S'i ne my vient...
Chanson LV.
ËE:î^^§t4=^^
Je vous do - ne plei - ne puis-san — — ce
De clioi • *ir
où y vous plai - ra,
Car je suis si la - né des-j.i De
lanl ser-Tir el san-
^^SilglM-^^5ggi^!3
ordon - nan ~ — — ce.
Ce n'est pas la guise de France D*eslre amoureux ne sa ne la ; Dictez s'i vous en desplaira, 8 Vous qui fustez ma suf*^*«nce
Je ne sçairoye, pour ma puissance, Vivre des gaiges qu'on y a, D'entretenir homme et cheval, 12 Chercher me fault aultre accoinfance
Chanson LVI.
Je chain-dray la cou-roy — — e Là où les lectres d'amour sont Et à mon
Êêi^^^îi^i^i^^^^^
cueur es-ciiptes scnt:4Mon a-my la m'en-voy — — e, Mon a-my lez m'envoy e,
Mon cueur si se resioye.
J'en ay une, ce dict on, Qu'on appelle Janeton :
8 II : VoUuntiers la verroye : {|
A la chambre m'amye Les oyseillons y crient Et l'allouette et la maulvis Et le doulx roussignol jollis 13 IJ : Qui chante et maine joye:
Chanson LVIL
Très doulx pen-ser, Dieu le pour-voy-e,
Cu celle a
mon de - sir j'a-voy e; Car je sub si d'a-mours ac —
tainU Piocliaia du cueur, des veul\ loins - laioz, Pla
Piocliaia du cueur, des yeul\ loins - lainz, Plain de re-freu tu»-
de de joy-e.
Noble senechal de Normandie, Dieu vous doinct honneur et bonne vie.
Nous vous aymons, dormant, veillant, Comme nostre loyal amant.
10 Chantons trestous à joye ravye.
La Mconde strophe «omble avoir été «louté* après coup. L« was 4« U pramU^r» •"rat, du reste, pas très clair.
Chanson LVHI.
^^^E^^^^^^EÎ^EJÊ^^^S^E^^^
A - bre - gez — --
vos -Ire le — — — tour, Ma -
:w=ir
y~f~r zz
da-me, s*i vous a - gré e. Nou-bli - cz pas la con-tré -
i Dont vous es -tes le seignour.
le sel-gneur — — — —
N'oubliez pas la contrée Où vous faictes long séjour.
Plus de mille fois le jour 8 Vous estes ma désirée.
Je regrette la journée Que je coucheray avec vous.
Ostez mon cueur hors de pencée, 12 Remectez luy en doulceur.
Le» 9» et 10« vers ont une syllabe de trop; peut-être faudrait-il lire »couchay» et laisser "hors., de côté. Le sens n'est pas très clair; le copiste a dil faire dos erreurs, les rimes des diflFérentes strophes no correspondant pas non plus. Au vers It le ms a m lay ...
Chanson LIX.
3^t^iEi
êL'^S?^
Ey! J'ay as - sail - ly la for - te - re-sclie, [Ey!] Elle est tant plei-ne de no-hics-se,
^^^^^g^^lÈ^^i^a^g
Dont mon ctieur est em - pri - so-né. I. [Ey!] Je luy ai Joo - ni* nuincl as - 4 Je ne sçay co - me je l*di-ray.
ixmi
tziist
JEgzzip^
sault,
De -puis que le siège
fusl mi?.
Et ay inon>t<' tout au plus luult, 8 Mais dedans eo-trer je De puis.
Ey ! Tant qu'on m'a dict, par grant rudesse « Gentil gallant, reculle toy ; Ey ! Garde que le traict ne le blesse, 12 L'esbalestrier vise sur toy. »
[Ey, j'ai assailli...]