V. 32. Le copiste écrit doibs
m. Par Dieu! se je les empoigne Puisque j'en jure une foys, Je leur monstreray sans hoingne
3i! De quel pesant sont mes doigta.
Ils n'ont laissé porc ne oue Tout entour nostre cartier, Ne guerne, ne guernelier.
36 Dieu niete (en) mal en leur joue, [Guidez vous...]
Chanson LXIII.
Je fou - is - se vol-lun - tiers La 1er - re qui pour - - ri-ra,
Tan-dis que nous sommes jeu- nés i Moult grant bien il nous fe-ra.
Et puis quant nous sc-rons mors, 11 n'en se - ra plus
par -lé.
I — 1 — I ^^p, *■ — 0—ri "
Kl lie - - quoy? Et de - - - quoy ? 8 Et de eel-Ia que vous sça-vez.
Suis-je de fer ne d'acier Plus que mes voisins ne sont ?
Cinq ou six j'en peux nommer Qui touttes donner s'en font.
12 Maiz, par tous les sainclz qui sont, En tel lieu pourray aller Que je m'en feray donner.
Et de quoy, et de quoy ?
16 Et de cella que vous sçavez.
Le jour de la Trinité, Si mon mari va dehors, Je m'en feray bien donner
20 Tout à l'aise de mon corps.
Et puis quant nous serons mors, Il n'en sera plus parlé.
Et de quoy, et de quoy?
24 Et de celln que vous sçavez.
Chanson LXIV.
d=i:Tizbzz:ts:
TJ^ — x=XT-zDzi::s__ — K — g
Cel - le qui \n:\ de - - man-d-i Ar-gent pour es - Ire mi - tny-
El - le m'a faicl grant vil le - ny -e Ja-mai< je ne
i^ïfei^
l'ay — mc-ray.
As - tu poiDl my> Ion iiaull hon - nel, pe - Ul, pe
^^^feë^(3)^^^^^l^=EI^=ë
- lit, pe - - tit bon - liom-me, As - tu poiogt niys ton haull bon - - net» fC-
- tit bon - lioni - me, bon - lio - met, 8 pe - - tit bon - liom - ne, bon - Lo - niel '*
Bon gré en aict il saint Jame Et luy en fault il retour ?
Ne luy doit-il pas suffi , 12 Je luy ay donné m'amour ?
[As-tu point mys ..]
Par Dieu ! je la changeray Et feray une aultre amye, Puisqu'el m'a demandé partie 20 D'argent qu'avons elle et moy [As-tu point mys...
A {• LVIII r«. ..... ^
5 A Le refrain manque. 9 A Kt bon ffre on «It ma vie w A luy ru f.oh II fndr* 18 A 8y je lui hI donne. 17 A Je U qulcte en bonne foy. 19 A el demande. rO De Urirent qavion. Après 20 A a encore une strophe, le refrain manque toujours.
La mélodie d'A est à peu pré» la niOme que relie dt« n. - Le rythme irto elmple et carré de la preralèro partie, alti-rr éTidemmont par 1» «truclure ccnirapunefique. Mt facile à reconstituer. Nous avons aussi dnns cotte rh.n.on d.^Jà un rxnrple .lu princlp* q«l r^«H la composition de la suite, d'abord une partie plus lente en mesure Muslre. pul» >«• partie
plus vive en mesure ternaire p.rane et gaillarde ou saltarcllo (daut le. Lle4«r -•• ^'
Relhentanz et Nachtani ou Sprlngtnnx).
Chanson LXV.
^eE^zEpEE^^g^jEfg^^^pE£^|Ègg^
Puis-que Ro - bin j'ay à nom, Jai - me - ray bien Ma - - ri - on.
Elle [est] gen-te, go-di-nel-te Ma-ri-o-net-te, Plusquen*est fe- me pour vray,
Hau-voy! 7 Qui soit en Rou - en, pour vray. Or en a-vanl je veux es- Ire
Et merray mes bre - bi - et - tes
jf-U # — 0 — a 4^- 1 — z — # —
Plus grant mais- lie 10 Pai-tou-reau je de - vien - dray, Hau-voy
Aux champs pais-tre 13 Ma pa - ne - tie - re cliain-dray.
É.-:ri:
15 Ma pa - ne - tie - re chaindray, Hau-voy! Ma pa - ne - tie-re cliain-dray.
A fo 1 V".
3 A belle. 7 A Plus que n'est femme pour rray. 8 A Doresnavant je vueil, ii A nés brebis pestre. 12 A sur l'erbetc. 13 A saindray (d la répétition B a aussi saindrRy). A encore to vers.
La mélodie d'A n'est notée que pour les 7 premiers vers, elle est à peu près identique U celle de B.
Chanson LXVI.
Je le les-ray, puis qu'il my bat, Hé Dieux, hel-las ! El Turd TiUam mil
^^^I^^^ËtiS^^-I^^^E^
en - groi-gnë Qui sur moy si a con - - Irou-vé Que j'es - loyt al - 1-^
l'Ci-bat, Que j'es-toys al - lé ;i l'fS-btt,6IJé Dieux, liel-lts!
Depuis deulx ou trois moys en ca Hé Dieux, hellas !
Mon mari est allé au guet.
Il n'a pas fermé le guichet I : Par où mon amy vient el va: | 12 Hé Dieux, hellas'
Chanson LXVII.
^^Ep^g|gS-3iQ=5-^|^^^
Ild Dieu, qui me con - for - - te-ra Quant ce faulx vil-lain me tien-dra
3 En sa cliam-bre seule en-fer-raé — — e
En sa cliani - bre seule en - fer - - mé
Il my faulsist un verd gallant Qui fust de Teage de vingt ans, 6 I : Et qui dormist grant matinée :
Je ne sçay pas qui ce sera, Qui mon amour entretiendra 9 II Quant je seray despucelée. || Hé Dieu
La petite phrase instrumentale après le 3* rers offre le seul exemple, dans notre uia> nuscrit, de la cadence, si fréquente et pour ainsi dire typique au XV' siècle, avec la tierce
inférieure.
Chanson LXVllI.
^^ê^^TÎ^
— — ij ■ } ^ j
M'a-.nour et ma par - faic - te
ÎOV — —
Diea dotDct
^^Egi^^i-^^g^l^^^f;^
que de brief vous re — — voy-e! Aul-lrc clto-»e ne vou> requicr,
i^^ms^ïmm^^^m
Pour moi hos-ter hors du danger ■'^ Qui pour vous hjuvcdI me guer-ro\ — — t.
Las ! je ne sçay que faire doye, Pour quelque nouvelle que j'oye, S'il ne vous plaist moy conforter, Veuillez moy vers luy impetrcr 10 Bonnes nouvelles qu'il m'envoye.
Au jardin mon père a une ente, Toujours florist, (juand avril mire.
J'y ay par maindes foys esié, Tant en yver, comme en esté, 15 Ouïr le vent très doulx qui vente.
Chanson LXIX.
A mon ver - gier
j'ou - y chan-ter la bel -le, E-ne hau -
fc 0—9-
voy,
Ung chant d'à -
d^^g-tg-i
- mours si a - mou - - reu - se - ment, Par ung ma - - tin —
(^É^s^^^-E^ii^^gEr^i,^
la sal-son non - vel-le, E-ne liau-voy,
6 Et m'a sa! - ^y de joye en - tie - - re - ment.
El m'a saisi de joye et de baudour Et fait guerpir de tristesse et doulour Qui longuement m'ont tenu en prison ; Quant j'entendi ainsi la doulce flour Qui s'esbatoit, contre le poinct du jour,
12 Je m'en party, comme ung esmerillon. Et m'en allay vëoir la damoiselle
[Ene hauvoy] En luy disant trestout secrètement :
« Le Dieu d'amours vous gard, jeune pucelle, [Ene hauvoy]
18 Et si vous aict en son gouvernement ! »
De leesse je suis tout surmonté Quant la belle m'a son cueur présenté Entièrement et aultrié d'amour.
Elle m'a dict, la fleur d'humilité :
« Le dieu d'amours vous doinct joye et sancté ! 24 De moy vous fais cappitaine et seigneur. * Souvent la nuit, pour elle me resveille,
[Ene hauvoy) Toutes les fois que d'elle my souvient, Et m'a saisy J'ung dnrd sous la mamelle
[Ene nauvoy] 30 Tant que ne puis arrêter nullement.
Chanson LXX.
^e^^^^j^^l^^^^SS^i
Hel - las, j'ai es - té des trous-sé SI m'a -vois el ju - ré sa foy
De la plus plai - - santé à mon Qu'el n'ay-me - roil aul - Ire que
gré Que je mov, 6 Mais ei
vis en jor de ma vi — — — — m'a bien sa foy fayl-ly — — — •»-
£t. m'a fail - ly El s'est pour- vu
de co - ve — nant ; Je l'a - per d'uQg aultre a - - mant, d*ung vieil-iart
ts:
clioy bien main - te - nant, Ja - niaiz ne la sçai - roye uy - - mer.
gris, pel - lé de - vant, li Car il (l)a — voit que luy don - - ner.
C'est ce qui m'en a destroussé
Par finance je perds m'amye.
Je doibs bien haïr povreté, Jeunesse n'aura plus posseté
18 Or et argent à la maistrie.
Saches, se je puis, j'en auray Et puis après je m'en yray Vëoir la belle deguerpie ; Or, argent luy donneray.
Et puis après je chasseray
24 Le vieillart à la barbe florie.
L fo cxxvi.
3 L veia onc jour. 9 debvray. J2 Pour qail aroit dargent assez. 14 Je leusse encor se jeusse de quoy, i6 doy, paourete. 17 poste. Après 18 L a six vers qui manquent dans B. 19 Certes se Dieu plalst. 20 adonc ie retourneyay. 21 Derers la belle tant jolye. 22 porteray. 24 moysie. Dans B au-dessous de florie il y a moysie.
Chanson LXXL
f^jJT^F^^^^^^^t^:^^
Las, je ne puis
plus nuMe-ment du - rer : S« la b«l - le
eJ
nzt
ne prent aul - cun voul - loir De moy ay - nier, per-dre me fault U
j y » li ^
rîznt
e, Ou sour-mon-ter en uog granl des-es-poir — — lies - lout Tes -tu je me
fe - 1 ay de noir ; " 6 Clie - tif, doUent se - ray lou-te m» r j - - e.
Doulx roussignol, sus les arbres chantant, Je te supply, comme un vray amoureux.
Va à la belle, que mon cueur ayrae tant, Luy présenter ung chappeau gratieux.
Car de par toy m'a voullu envoyer Doulcettement de sa bouche ung baiser, A celle fin que pas je ne l'oublye, Car nuict ne jour je ne puis arrester ; Se la belle ne prent aulcun vouUoir 16 De moy aymer, perdre me fault la vye.
€ Mon bel amy, hellas ! se je s(,'avoye Que vous fussiez de moy si amoureux.
Du bon du cueur je vous accorderoye Le doulx baisier qui est tant gracieux ; Maiz qu'ainsi fust que voulsistes jurer Qu'aultre que moy ne voulsisles aymer.
Mon bien, m'amour je vous accorderoye Plus qu'A nul homme qui soit dessà la mer ; 26 Haulcés les bras! accolez voslre amye ' »
Chanson LXXII.
^— t— :gïii^iiqz=HS— 1 — i I I -j M »=FJ- m ^ ^^
Ce mois de niay. -- — — par ung doulx as - se - rant,
fcp5=1=î-
Je m'en par - ty — —
de joy - eu - - se pen ^ ce - e,
^i^^^^^S^gS^^-^i^Ë^
Et m'en a! - lav — — — corn-
j'ay tant de - si - - ré - e.
I J'y allay voir la belle au clair visage, Celle par qui je suis joUy et gay.
A grant paine la feis partir de cage, 8 Devant qu'el peust venir parler à moy. Elle m'a dict tout bas, en soy riant, La gratieuse, plaisante et simple et gaye : « Mon bel amy, ne soyez souciant ; 12 Les faulx jalloux sont hors de vostre voye. » [Ce mois de may...]
2 V me p. 5—» sont tout ditt'érents dans V. 9 V me dist... soubriant. 10 V Ma... seule joye. 12 Le f. j. nest pas eu nostre v. 17 V gente fleur et joUye. 19 V je ne vous dis. 20 V Faictes de moy a vostre voUunte. 21 V Vous dictes bien belle que jayme tant. 22 V Je suis le vostre et voua estes la mienne. 23 V Vous serviray le temps. 24. V Quelque chose certes quil men advienne.
Le premier vers fait aussi le début de la chanson LXXX. Le 20« vers a une syllabe de trop.
II € S'il est ainsi, ma très parfaite amye De leesse je suis tout sourmonté . »
c Mon bel amy, je ne le disse mye,
20 Amours peuvent bien faire à leur vollunté. » « Je vous mercie, jolly cueur advenant, Je suis vostrë, et vous estez la moye A tousjours; maiz, le temps de mon vivant,
24 Maiz gardez bien vostre bouche celée. » [Ce mois de May...]
Chanson LXXIIL
(Je)
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