‹ Le manuscrit de feu M. Jérôme [pseud]Chapitre 165 sur 233 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Je me suis long-temps occupé en Allemagne des affaires de l'Europe. J'ai adressé aux puissances de la terre des projets qui, s'ils eussent été adoptés, auraient tranché dans le vif toutes les difficultés de leur situation présente. Elles n'ont pas daigné m'écouter, ou elles n'ont pas pu me comprendre, et réduit par leur silence et par leur inaction à mes forces personnelles, je me suis retiré sur cette montagne, pour y faire l'essai de quelques institutions qui amèneront infailliblement des résultats plus heureux que les projets de tous les ministres.

La Sainte-Alliance entend mal la politique. Elle perd son temps à louvoyer sous des vents contraires, et à transiger avec des opinions qui ne veulent pas d'elle. Elle n'avance pas, on croirait qu'elle met toute son ambition à piaffer. Tandis qu'elle hésite et qu'elle tâtonne , l'ennemi gagne du terrein, il s'y fortifie, il bat en ruine le peu d'autorité qui reste encore sur la terre; et si

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