‹ Le manuscrit de feu M. Jérôme [pseud]Chapitre 81 sur 233 · LIVRE II. CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAPITRE III

au-dessus des académies , les cultivateurs au dessus des bénédictins, préférant ainsi des champs défrichés à l'antiquité dévoilée. Nous avons des besoins et des souffrances , dit-il; c'est de cela que se compose la vie entière , et pourquoi donc ne pas honorer, ne pas récompenser l'homme utile qui découvre un moyen de soulager nos infirmités et d'acclimater une plante nouvelle et nourricière , qui introduit une greffe nouvelle ou qui invente de nouveaux procédés pour accroître la masse des subsistances ? Que signifient ces faquins qui s'emparent de toutes les bouches de la renommée? Qu'on leur donne pour prix , si Ton veut, clés abécédaires reliés en veau et que Ton décerne les couronnes à ceux qui parviendront à perfectionner l'onguent de Saint-Fiacre.

Jacques Robinier a pu sans doute, comme tant d'autres, dire beaucoup de sottises durant sa vie; nous sommes loin de l'excuser; nous remarquerons seulement qu'elles sont encore de droit commun et que la faculté de les dire toutes n'a pas été mise en privilège.

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