‹ Le manuscrit hébreu no. 1408 de la Bibliothèque nationaleChapitre 2 sur 11 · LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK, RUE DE LILLE · texte numérisé non relu

LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK, RUE DE LILLE

MDCCCCXIIL

L’acquisition récente du manuscrit qui a reçu le n° 1408 dans le fonds hébreu de la Bibliothèque nationale est une des plus. heureuses qu’ait faites depuis longtemps le Département des manuscrits. À plusiéurs titres, ce manuscrit, bien qu’il soit incomplet du commencement et. de 18 fin, mérite 6 retenir l'attention au moins autant que les "ם‎ 1380 et 1388, qui ont été analysés οι): 11 est de grande valeur pour l’histoire littéraire de. la France, pour la inpuisiqee grecque. et romane, pour la paléographie.

C'est un volume sur parchemin, qui contient 19/4 feuillets de format petit in-4° et un morceau fragmentaire, les uns à deux colonnes (fol. 1-38 et A7- 88,puis 175 à 194), les autres à longues lignes (fol. 39-46 et 89-174), d'écriture rabbinique primitive, en partie du xt siècle, en partie du xrv°. Il > constitue une sorte d’encyclopédie religieuse, un כל בו‎ (littéralement : «il ya de tout »), composée d'extraits tirés des contemporains du compilateur de ce texte. Quel est l’auteur? Son nom figurait peut-être sur les premières ou sur | les dernières pages du volume, qui ont disparu. On voit aisément, en feuilletant l'œuvre, que l'écrivain, né sur les bords du Rhin, était un disciple des écoles du Nord de 8 France, et 1l se peut bien que ce soit Eliézer ben 1 Halévy, de Bonn, pour peu que l’on tienne compte des noms de savants dont | l'auteur | invoque l'autorité. Get Eliézer 5 est né vers 1160, ou au plus tard en

0) Not..et extr. des Man., t. XXXVI (1899), 0 --- des. Judenthums, 0 XXXIV

p. 267-314, et ₪ ΧΧΧΥΠΙ (1903), p.1-25. (1885), p. 303 et suiv., 367, 505, 5 2 Voir Η. Gross, Monalschrift für Geschichte XXXV (1886), p. 24 et 74. oo

. 1168, et mort vers 1 235. Ceux qu'il cite contribuent, d'une part, à fixer le pays natal de l'écrivain, et d'autre part ils font connaître quels ont été ses . maîtres, comme on va voir. Dans le même fonds hébreu se trouvait déjà un recueil similaire, mais bien plus restreint, faisant partie du manuscrit n° 187 (fol. 55 à 77). Le premier fragment de ce recueil 681 intitulé : סדר הלכות‎ > nmwn, par R. 10116201, qui n’est pas spécifié par un ascendant ; ce nom est heureusement complété par l'indication exacte dans la Table d'auteurs du Catalogue des manuscrits hébreux, qui donne 6 nom Eliézer de Worms. C'est une copie datée de l'an 1505. ----% //

Au fur et à mesure qu'il traite un sujét, le compilateur de notre manuscrit cite les avis divers émis sur tel ou tel point, et: nomme les auteurs. ...

Fol. 53, col. 1 : אבי העזרי‎ (avec un point sur chaque lettre), plus connu sous l’abréviation ר'א'ב'י'ה‎ . La lettre x doit être l'initiale du prénom Eliézer, puisque. plus loin, même colonne, on lit : אליעזר‎ Ν «et moi Eliézer suis d'avis, etc. »: Puis, ayant-cité Raschi, le chef d'école à Troyes, 11 dit : «mon père Β. Yoél Halévi ben R. 15880 9 permet la consommation. . l'est mort תס‎ (— 1264). Ce R. Yoëél est cité encore: pus loin, QL 3”, 001. 2 : כך פירש אבא‎ מרי רבי יואל הלוי‎ | Pois roi - |

100. , col. 2 : Gerson de Metz, surnommé « la lumière de r exil », ben Juda. C'était le plus brillant représentant du mouvement scientifique en Lorraine, pays qui formait le trait d'union littéraire entre l'Allemagne et la France. Originaire de Metz (né en 950, mort vers 1028), il émigra à Mayence et dirigea bientôt l’école femudique fréquentée par € de nombreux 7 disciples de divers

₪ Par tie traitée avec le précieux concours

de M. Liber.

ϐ) Les הלכות‎ de ר'א'בי'ה‎ sont à , Bod- \ leiana d'Oxford, n° 637; en un mänuscrit moderne, écrit en 1704. C’est un commentaire

sur des questions de casuistique, selon l’ordre des traités du Talmud (ms. David Oppenheïm, n° 675 F). — À Parme, le ms. hébreu: 302 contient, en premier lieu, le livre אבי העזרי‎ ;

- 06 est transcrit par. le bibliographe J. B. de

Rossi. (Mss. codices hebraïci, t. 11, p. 18- 19) :

= Avr ΠΟΖΕΠΙ. En second lieu, fl / a le « Livre. de

ce qui est défendu et de ce qui est permis», | איסור וחהיתר‎ , d'Isaac de Düren. Ensuite vien- | nent des règlements et recueils d'actes religieux. Ce manuscrit du "טא‎ siècle est donc apparenté au nôtre. |

Jäli] . LE MANUSCRIT HÉBREU N° 1408. | 7

pays. tels que, Juda.b. Moïse de Toulouse, Siméon l'ancien, ontle maternel de Raschi, et bien d’autres savants notoires (1)... ἀἑἁ.

Fol: 3b,.col. 1, 11 οί dit : > Ainsi la: entendu. R. אביה‎ au :nom de son. pére R. Ὑοό].ν C'est le:R. ÆEliézer précité; puis est nommé, לשבט‎ , dont les ‘initiales sont celles du rabbin R. Samuel fils de Natronaï, de Bonn. :: :

Plus loin, l’auteur mvoque.fautorité. de-R. cannes ben'R: Schabtaï de Spire celle dé.son aïeul, זקני ראבן‎ (souvent cité) ©, ” puis celle de .ה‎ Juda Hacohen et de R. Isaac b. R, Eliézer Halévi, de Worms. Or ledit Juda, dont le nom complet est Juda bén Meir Haccohen, élève de R. Gerson de Metz, est surnommé tour à tour Leon, Leonte, Leontin, Sire Leon: il demeurait peutêtre en France, puisqu'une 06 ses lettres s'occupe d’une question purément locale de 18. communauté de. Troyes, ce qi prouve ף‎ 1 était au courant des affaires des Jüifs français. : ἑ. 2

Ibid. col. 5 : Une opinion n de Β. Yoëél (voir plus haut, sur r fol. 2% 70 1) est | confirmée par l'avis de ר' שמואל הלוי בר מאיר‎ > R: Samuel Halévi fils de R. Meir », nom nouveau.pour cette époque lointaine; car 11 1 “biën, πάν ₪ LE .ne faut pas le confondre avec son homonyme : nan. te τι |

col. 1 : R. Isaac ben Mordekhaï; ce n’est pas «Maestro. Petit de‏ ך סק Nyons », auteur des Agharot, ou énumération des 613 1018 .mosaïqués qui‏ sont imprimées dans le Rituel de Carpentras (édit. Amsterdam), et de com-‏ mentaires bibliques (ms. de 18 Bodleiana, n° 2679, art. 6), mais plutôt. son‏ ΗΝ,‏ חחיים . homonyme de Ratisbonne, qui “vivait au ‘XII : siècle { Michael,‏ ב ן 0 | n°1082).‏

ο Ibid. : : רבל‎ «Notre maître ϐ)ν Ka, cité aussi fol. 2 2 abréviation qui doit désigneï ici Isaac b. Ascher Halévy, de Spire. Püis, après l'avis des « gens de Cologne », celui de R. Samuel beri Meir, de Ramerupt, habituellement désigné sous.le vocable abréviatif de Raschbam 9 , On trouve ce Samuel dans des villes diverses ,: à Château-Loudun, à Paris, à Caen, et. probablement aussi à Dreux.

«* ®.Pour connaître en -détail la: vie et 169. -. (): Épithète évidemment appliquée à un œuvres de ce docteur, lire Gross, Gallia Ju- contemporain. Le » porcine vise le possessif daica (Paris, 1897), Ῥ. 299-304. © ‘ : final, Wenotren. ος.

: ® C'est R. Eliézer b. Natan, de Mayence . ὢ D'une de ses œuvres, à. | Y'état détaché du ) xn° μα. Son העזר‎ κ. a. pare à. Prague, Talmud (ce qui est assez rare)» il ₪ a un exem- 1610, fol. | ο... plaire à Oxford, η’ 186. art, .ד‎ |

M, SCHWACB. 2

IMPRIMENIE ΝΑΤΙΟΝΛΙΕ.

8 | M. SCHWAB. ο τι [419] Il enseigna ‘également pendant un temps à Troyes, où 11 avait fréquenté, dans sa Jeunesse, 160016 de son grand-père Raschi (0), 4

Ρο]. 8% col. 1 : Β. Amram et R. Eliakim. Ces deux noms, à défaut de désimation des ascendants, laissent le lecteur perplexe. Le premier est probablement 16 Gaon de ce nom, 66/16 second est sans doute Eliakim b. Meschoullam Ηαίόνγ, beau-père du tossafiste Isaac b. Ascher.Halévi 109 .

01 10% col. 2 : Rabbénou Tam (Jacob:b. Meir), petits par sa mère | de.Raschi, directeur de 160016 talmudique à Ramerupt, où 1 fut attaqué en 1447 par des croisés, qu le dépouillérent de ses biens. et le bléssérent grièvement.: |

“Ibid. R. | Meschoullan, très probablement M. ben Moïée de | Maycace.

Fol: τοῦ à 12P : Une note est intitulée פסק ר"י‎ « décision de R. Isaac », le tossaliste connu du Nord de la F rance; cette note est d'Isaac b. Samuel de | Dampierre. | | Fol. 105 οἱ {οἱ. 155 col 1 . R Abraham b. Dévid. nommé souvent Rabad (par abréviation}, dé Posquières,: l'adversaire le plus violent de son compatriote Gerundi, ou Zerahya ben Isaac Halévi, de Lunel. Zerahia a composé l'ouvrage איסור :וחיתר‎ (des lois: alimentaires), dont traite le présent manuscrit 090

«οἱ. 169, col. 2 : L'auteur raconte avoir entendu émetire un avis > 66 la bouche de R. Joseph: b. Isaac; décédé depuis lors, . lorsque notre maître R: Efraim b. Isaac se trouvait à Worms.» Était-ce R. Joseph b. Isaac d'Orléans, un correspondant de: R. Tam ? Peut-être. |

Fol. 16°, col. 1 : R. Zerahia. Ἡ est aisé de reconnaitre qu'ils agit de Zerahia ben Isaac Halévi, appelé Gerundi (originaire de: Gérone), puisque le compilateur de notre manuscrit le désigne < comme auteur du Sefer Maor. Celui-ci, dans sa jeunesse, durant la première moitié du xrr siècle, fréquenta l’école de Narbonne, puis demeura quelque temps à Lunel, où 11 écrivit son ouvrage | Maor ®). Ensuite est nommé R. Isaac מלכי צרק מסימפון‎ , soit Isaac b. Malkicédek de Siponte en Jtalie (Michael, op. cit., n° 1081). |

Fol. 279: Nouvelle mention de R. Isaac Ῥ. Mordekhaï, déjà : nommé fol. ₪ ,

: Gross, ibid. 0 >. 637. ה-‎ 6 Toutefois au fo. 7. est cité une autre

ϐ) Voir ₪3 0 2 XXXIV, œuvre, sous le même titre, relative à à la Pâque, p. 565. . écrite par <.ראביה‎ oo

(9) Frère dudit Raschban, décédé en: 1171. 5) Gross, loc. cit. , 00 0 n° 9...

₪131 = LE MANUSCRIT HÉBREU N° 1808. | 9 col. 1, et cette fois en ces termes : ..תוספ' רבי' יצחק בר מרדכי שכתב לפני רביכא‎ La . mention finale, ‘abrégée, de cette indication doit être να... pari רבינו וצחק‎ בר אשר.‎ , le même que le יבא‎ cité ci-dessus, fol. Τὸ, col. . Fol. δι», col. 2 au bas, et fol. 33°, col. 2 au bas: « R. Mir d'Angleterre au nom .de feu R. Simson .ג‎ Par «Angleterre », ,איגל טירא‎ il est possible que l'auteur ait voulu désigner la ville de Norwich. En ce cas, la présente men- ‘tion permettra dé résoudre la question, posée jusqu’à présent, de savoir quel est l'auteur des Tossafot Ὁ 390, d'autant plus que deux manuscrits. de la bibliothèque Oppenheim nomment en toutes lettres R. Meir de Norwich{). Notre texte apprend que ce rabbi 8 composé des .תוספות‎ Ce R. Meir (qu'il. ne faut pas confondre avec un. homonyme plus célèbre, mais postérieur, R. Meir de Rothenburg) était 16 maître de notre auteur, מורי ר' מאיר‎ (fol. 29? et fol. 154b), vivant encore lorsque. 6 pieux disciple lui souhaite. de longues années : מפי הרב ר'. מאיר שיחיה וואריך ימים.‎ . L'indication « « d'Angleterre ג‎ évite 8 possibilité d'une confusion. is | : Comme le nom paternel dudit R. Simson n’est pas donné, 1 faut bien se résigner à hésiter entre les contemporains célèbres, et, tout compte fait, admettre que c’est plutôt Simson b. ‘Abraham de Sens ו‎ des étades juives, VI, 185). | | Fol. 33, col. 1 : . L'auteur nomme son oncle. . מורו דודי.‎ , Ἡ. Joseph b. Β. Mir. C'est peut-être Joseph b. Meir de Saulieu (Côte- d'Or), qui correspondit, au milieu du χπι siècle, avec Jacob de Courson, localité des mêmes parages. Zunz (Literaturgeschichte, 487) nomme un rabbin de ce nom « oncle.de Meir de Rothenburg » 2 | = 701. 34% col. ο, n° 114: L'autéur. raconte un fait survenu à «Ἡ. Salomon de Troyes ». C’est ainsi que les contemporains nommaient le célèbre Troyen, désigné ensuite (fol. 36% col. 1) par l’abréviation usuelle de Raschi, dont le nom complet est. : R. Salomon b. Isaac. — Au fol. 56% est cité 16 livre פרדס‎ , qui, 51 051 pas rédigé par Raschi, émane du moins de ses leçons, recueillies par ses disciples immédiats. |

Fol. 38% col. 1: Isaac de Troyes, qui ne saurait guère être le père du précédent, est mentionné pour avoir fait la remarque suivante : Le second

® Zunz, Zur Geschichte, p. ho. CF. Gross, Gallia ₪ p. 138. — 9 Er. Renan, Les 4 français au commencement du xrv° siècle (Ῥ. 1877), p. 441.

10 0 | א‎ ΤΝ וי‎ [πι] jour. de da Créationi est considéré, comme néfaste; il-n’est pas désigné: comme: heureux ‘pour Tsrael, 319 כי‎ , en raison de l’eau de ce jour (sous-enténdu : du: …. baptême). Le même trait est'cité ailleurs (1ος. Lévi, dans R: ÉJ.;XLX, 34). 1010. ; col. 2°: « Mon maitre feu R. Isaac de Vienne ,: מוינא‎ : », Est-ce .d'Autriche où du Dauphiné? Est-ce le nom d'un quatrième savant de cette ville: qu'il faut ajouter aux trois autres donnés par la Gallia judaica : ? Ou est- 06. l'auteur de 1ΟΥ. Ζατοπα, qui a vécu vers l'an 1300 en Autriche? : 0 1 57" 11 est dit que «R. “Hiskiyya posa.une question טג‎ nom d'Avigdor Hacohen ». C'est probablement R: Hiskiyya b. Jacob. de Magdebourg, consultant d'Avigdor b. Elie Hacohen, qui florissait vers 1240 {S. Kohn, Mardochat ben 1171161, p. 96 et 105). Ces relations infirment l'avis de Gross (0), disant de ne pas confondre Avigdor, de Wurzburg ; avec Avigdor Hacohen. Fol: 67° : > Tels sont les termes de R. Simson, dans ses notes sur le tr: Zebahim, chap. » Comme ïl's’agit d’annotations talmudiques, probablement marginales, 1 y a lieu de supposer que c’est Simson ben: Abraham de Sens. . Fol. 6175, en haut : « «Mon: maître, feu R. Juda Hacohen 2 complétons : de Mayence. ' - μυ. que :

Fol. 71° en haut, on bit ces mots : « : Consulter li colonne qui précède le traité Biccourim, dans ma grande copie marginale Konteros. » Comme cette note est d’une autre main que le reste du manuscrit, mais. contemporaine par le mode d'écriture, 1 est impossible de divulguer l'anonymat de cette “copie 00 | / ב‎ Fol. 92° : Gonsultation-réponse de R. Isaie le grand, de Trani, savant qui, plus tard, fixa sa résidence à Vérone. La qualification de «grand » apparaît ici — à notre connaissance — pour la première fois au sujet de ce Rabbi , et ne se trouve pas dans les manuscrits de cet auteur à 88 Bibliothèque nationale. (η 217-218, 364-366, 660% 976°).. | Fol. 108? : « Jusque-là. ce.sont les paroles de Ἡ. מ‎ Voici = nant la réponse de feu R.: Yom Tob. » Il doit s’agir ici de Simha b: Samuel de Vitry, grand-père 0115880 ben Samuel de Dampierre, auteur: du recueil liturgique ויטרי‎ mb. — Le-nom Yom Tob est alors fréquent : ‘on ne saurait

guère le déterminer.

0( Monatschrift, L cit., p. 557.

:[H15] > ΤΕ MANUSCRIT. HÉBREU N° 1408. 11 Πο]. 119b :'« Jai Lrouvé un avis exprimé au nom de R. Schmarya, qui l’a ‘exposé au nom de ,ריבא הלוי‎ notre maître. » Ge nom de Schmarya désigne 11 Schmarya b. Mordekhai de e Spire: ... du היבא‎ souvent invoqué ici (Koh, op. cit, 152). "7 | | Fol. 113°,'sont. cités : R. Samuel, R Eliézer de | Prague, א , מפרגא‎ Juda Sire Léon (rappelé fol. 157 b), et R. Yehiel de Paris. Ce dernier est. Yehiel ben Joseph, appelé Sire Vives. Originaire de Meaux, 11 succéda à Juda Sire Léon, vers 1224, .comme chef de 160016 talmudique à Paris). Mélé aux. controverses religieuses soutenues devant saint. Louis. 11 alla. terminer ses jours en. Palestine 6. Il est aussi cité fol. 1 A8 et 166-168. | Fol. 137: « Consultations-réponses de notre maître Juda le pieux; que le souvenir de ce juste et saïnt soït béni! » C’est Juda ben Isaac. appelé Sire Léon de Paris, maître du rabbin Yehiel précité, ou son demi-homonyme Juda b. Samuel le pieux, de Ratisbonne. La Bibliothèque nationale a,.d'autre part (n° 335, art. 11, fol. 266), une « question » posée. par R. Juda Hasid (19 pieux) 8 R. Eliézer de Worms, avec réponse de celui-ci. ; 0/0 Fol. 146b, on trouve, mais:en écriture un peu plus récente que le reste ; la désignation « «notre maître Moïse fils de R. Maïmon ». C’est une appellation de Μαϊπιοπιάθ, encore assez rare à cette époque dans les écoles religieuses du Nord de 18 France. Le - 31 | Fol. 155% : R. Meschoullam, de Narbonne: son nom plus complet est Mesch. ben Calonymos ben Todros, qui, en 1232, dans 18 discussion relative aux œuvres de Maïmonide, partageait l'opinion sévère de Juda Alfakar concernant 165 philosophes, sans aller jusqu’à combattre avec ardeur les admirateurs provençaux de Maïmoni (9). | Fol. 157* : Après la mention d’un R. Baroukh de Ratishonne, vient 0 Moïse pan. Cest une variante inédite du nom גריינץ‎ (R. Ε.Ι., NU, b2), ou גרינצין‎ transcription du nom de lieu Gournay (Seine-Inférieure), selon Gross, 5. (0. > 105 157% on voit nommé R: Jacob d'Orléans, et, fol. 749, R. Joseph Bekhor Schor- le tossafiste, exégète et liturgiste également 1 Orléans. .

| ₪ Luria, Consultations Ρ. 34; Gallia ₪ (3) Voir Οσα Nechmad, IL, 172; ο daïca, p. 526-531. , οσο Jüdische Zeitschrift, X, 235. 007 ₪ [S.Munk 1 Foire litiéraire de la France, ον, 01 Simonsen, Revue. des | études juives,

.. XXI, Ρ. 506 οἱ suiv. : XVII, 318.

12 5 M SCHWAB: DE ο ]416[

Fol. 1 158% : Après avoir mentionné un R. Eliézer Menahem, auteur nomme R. Simon גוס , דיונכיל‎ de Joinville (Haute-Marne), orthographe qui correspond à la dénomination du vieux français Joanville. «Η s’agit:de Simon ben Samuël (élève distingué d'Isaac l’ancien, de Dampierre), maitre précisément: de ‘notre Éliézer ben 1061 Halévi, de Bonn, et la présente mention corrobore Thypothèse d'une ὃ correspondance entre ces deux savants, yporhèse émise .par H. Gross | | ו‎ cage ἑ.

Ρο, 1 Ge et 1 619: Où voit nommié LR. Joseph, au nom de Raschbam ù (R. Samuel b. Méir).. Ce R. Joseph, qui n’est pas plus clairement désigné, doit être le même que R.J 9seph Porat, + disciple de Raschbam . -- 1 Ε. J., ΧΙ}, 212, η. Ιώ... | |

‘En outre, l'éducation française | qu'a reçue motre auteur est: manifeste, non séulement en ce qu'il se complait, par gratitude, à rappeler les œuvres de son pays d'adoption; telles: que 16 פרהס‎ )101. 56h, col. 1, et fol. 92°), mais | encore à raconter des faits survenus dans les lieux de sa résidence. Ainsi, fol. 13b, col. 1, à propos des dispositions à prendre pour dresser un acte de mariage, il dit : «En France j'ai entendu dire qu'il est d'usage de färe signer les témoins avant le paranymphe. ע‎ — D'autre part (fol: 135h, addition à la marge inférieure ( il est dit : > J'ai entendu raconter, de la part de-R. Salomon b. Isaac, sur un passage des. Hagiographes, que lorsque 6 roi David établit les séries de service (au ‘Temple), 11 leur: assigna des dlévites. chanteurs. munis ‘aussi d'instruments de musique, -en.disant : un tel sera préposé aux, harpes, et un tel aux nm du chant. 11 paraît que ce dernier instrument est une sorte de 16. » Orle fait de nommer ainsi ce rabbin en toutes lettres, non en abrégé : Raschi, émane d’un compatriote. /

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