‹ Le manuscrit venu de Ste. Hélène d'une manière inconnue [microforme]Chapitre 16 sur 16 · TE · texte numérisé non relu

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mis aus 0". eo ee ‘ : à. * eus

(C#) dis mes décisions des événement. : J'avais seulement quelque parti pris pour des cas probables, ;

Ja n'avais qu'une seule route À tenir parce qu'il me fal- Hit un point d'appui. Grenoble était la place forte la plus volsiné, Je marchai donc sur Grenoble aussi vite que pos sible, parceque je voulais savoir à quoi m°en tenir sur MON entreprise. ‘ "L'accueil que je reçus sur ma route dépassa

mon attente, et confirms mon projet, Je vis que la por

: Gon du peuple, qui n'était corrompue ni par des passions ni par des intérêts, conservait un caractère mile | que l'hu- :

miliation blessait.

Je découvris enfin les premières troupes qu'on avait fait marcher contre moi : c'étaient de mes soldats. Je m'a- “vançai sans crainte, tant j'étais sûr qu'ils n'oseraient faire feu “sur moi. Hs revoyaient leur empereur marchant à la tête ces vieux maîtres de la guerre, . qui leur avaient si souvent tracé le chemin du combat. J'étais le même encore, puise an je leur rapportais l‘indépendance avec mes aigles. Qui n'aurait pu eraire que dés soldats français balance.

; “fsliore moment entre des sermens officiels prêrés sous les

drapeaux de étranger, et la foi Jane avaient jurée à celui | Le venait pour affranchir leur patrie ? .

“Es peuple et les soldats me reçurent avec les mêmes cris

cs adbripe Jo'ntavais que des eris pour cortége- 3. ais ils

-wilalont mieux que toutes les pompes, car # qe pros: Ps Agtrône. x

+ Js | mfatrendais areuver sr A réuetsaoe de r part

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des pen je mé trompaiss ils pe-rnfen ‘Spposèrent " aucune, et] *entrai dans Paris sans, les: :appercevoir, s sicce | ntest aux fenérres.. Jamais entreprise, plus téméraire: en. | apparénee, -ne. coûts. maias; de peine à. exécuter : : c'est

quelle était conforme au vœu del la nation, et que tope de, vient faêile quan on suit l‘opinion.

r:itpe.

- La révolurion fut terminée en vingt jours, ‘sans avoir | couté ne seule goutte de sang, La France avait ‘chane sé ‘d'apect. Les royalistes, afèrent crier au secouys che. les alliés: La nation rendue à elle-même, reprit de, la fierté, ‘ Elle ‘était libre, puisqu'elle venait de faire, en Cat replaçant gur le trône, le plus grand. acte de-spontanicé qui. ApPar-. denne aux peuples. Je ny étais, ainsi que pat son vœu,

car jé ne l'aurais pas conquise, : avec mes six, cén $ soldats. | Elle ne me. redoutait plus comme. prince. + Elle n‘aimait comme, son sauveur. La, grandeur. demon entre! dse;ayait effacé mes revels ; jÉ ‘elle : m'avait rendu la cor iaûce des Fr: Français. J'étais de nouyeau. l'homme de Jeur & “ix

; Jamais, aussi la, totalité .d'une, nation ne sente poue à LR situation Ja plus dangé (euse avec tant d‘abandon et düns trépidité. Elle n'en a calculé ni le péril. ni iles conséquencés. Famiour de Indépendance enfammait ce peuples quete “toire placera ayant! tous les autres. ; noiRt 44

Javas refusé la paix qu'on méoffrait à Chatillon, parte. ï que j'étais sur le, trône. de France, et qu’elle me fesait. detcendre trop : bas. “Mais j je pouvais accepter: relle og: | avais accordée aux Bourbons, pren je. venais de Jile

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4 d'Elbe, et Yon peut s'arrêter quand on montez save ”

quand on deséend.… LES EE SA

és # pa crus que Europe, étontée Ln môn retour et de ré w

‘du. peuple français, craindrait de recommencer la

| sé avec une nation dont elle voyait Ja témérité, et avee… “ün homme üdoñt te caractère était pos fort, à lui seu, quo à toutes ses armées.

ni en “aurait été ainsi,” si le congrès eût dé séparé,

i que hous eussions traité avec les : souverains un à UN, Mais

leur amour-propre 8 s ‘échauff, parce qu'ils étaient en présis sences et ines efforts pour. maintenir, la paix n'aboutirent

À tiens fn te | DE ‘Jaunus dû prévoir c ce solar et profiter du premier

| da du peuple, pour montrer à quel point nous étions: tear doutables, L‘ennemi aurait pâlis devant notre audace, : Il:

ne. vit que de la faiblesse dans mon tâconnement. I avait raison, carjen ’agissais plus d'après mon caractèr Ce.

je Mon attitude pacifique endormit la nation, ‘parceque LE #4 je loi laissai croire. que la: paix: était possible. Des:lors

- :mon système de défense fut perdu, parceque. Jes PRISE % résistance restèrent au-dessous du danger. à

IL fallait recommencer une révolution: pour me a

toutes les réssourges. qu'elles gréent, … L| fallait reraucr toutes es passions pour profiter de jeur pleines. sans

cela) je. ne pouvais pas, sauver la France. si ve ie aurais été quitte pour régner eee coude s- |

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point. de bride pour les mener, et je me suis trompé en

croyant qu'on pouvait défendre Les Lots jen en char- Q

Lie ses armes en douze temps.

: J'a1 voulu faire cependant; une partie de cette. re » comme si Je n‘avais pas su que les demis partis ne, valent

“séltion, à eormime. je levis fait ie la prémière mais sais ‘ nai jamais aimé les'orages populaires, parce quil n‘ÿa

sien. J‘offris. à la nation de la liberté, parce. qu'elle s'é- :,

parceque j‘ébranlais le systême ‘auquel elle avait attaché ses intérêts. La foule de la nation léva les épaules, parce : qu'elle se soucie fort peu de la liberté. Les républicains

‘tait plainte. d'en avoir. manqué. sous mon -Frernier règne, 7 5 Cette liberté produisit son effet ordinaire : elle mit les paroles à la place des actions. La caste impériale se dégoûta, à

. se mé fèrent de mon allure, re qu ‘elle néétait due dans

ma nature. tue © Je mis ainsi la désunion dans l'état, er mfen aperçus : :

mais je comptais'sur la guerre pour le rallier, La France

“venaic de se relever avec tant de fierté : elle avait montré

tant de mépris pour ‘avenir ; sa cause était si juste (puise

que c'était le droit le plus sacré des nations), que j ’espée

raïs voir prenüre les afmes à tout le peuple par un seul:cri reg et d‘indignation 5; mais il était trop tard.

® Je sentis le danger dé ma position. Je mesurai l'attaque étla défense, Elles n‘étäient pasen proportion. | Je com-

“"mençii à me méfier de mes moyens ; mais ce’ hfétaic pas Par un hasard malheureux ma santé se shnners aux approche de la dernière crise. Je e n'avais

“‘létemps de le dire. :

je.

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plos qu‘üne ame ébranlée dans un corps souffrant. Lesdrs —mées stavançaient.. Dans la mienñe: il y avait du dévoé.. ‘ment et de lénihôusiasme dans le soldat. Mais il ny en | avait plus däns leurs chefs: Hs étaient fatigués ; ils né: taïent plus jeunes ; ils avaient beaucoup fait le guerre ; ils |: avaient des terres et des palais Le roileur laissait leur (

fortunes et leurs places. Ils venaient comme des aventüris ers les risquer de nouveau avec mois. Ils recommençaient

"A eur carrière, et quelqu'amour qu'on ait pour la vie, on

n'aime pas à ÿ repasser deux. fois ; ; c'était peut être trop exiger de la nature humaine.

‘Je partis pour le quartier-général. Seul contre je monde entier, j *essayai de le combattre. La victoire nous fut fidèle le premier jour, mais elle nous trompa le lendemain. Nous fûmes vaincus, et la gloïre de nos armes

‘vint finir dans les mêmes champs où che avait commencé

vingt trois ans aupar avant.

J'aurars. pu me défendre encore . car mes ain ne

m'auraient pas abandonné ; mais On n‘en voulait qu‘à moi seuls: On demandait aux Français de me livrer aux enne-

mis : c'était leur demander une lâcheté pour les forcer à se battre, Je ne valais pas un si grand sacrifice, C‘é-

tait à moi à me deméttre.. Je nfavais pas même de choix. ( Décid é à me rendre aux ennemis, j'espérais qu'ils se contenteraient de l'ôtage que j'allai mettre dans leurs.

à mains, et qu'ils placeraient la couronne sur la «tre de mon

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| Anéoit mponible de mettre. cet ends à sur PÉTER ant la chose était je crois convenable en 1815, Je n'en : dis pas les motifs ; l'avenir les dévoilers,: peut-être. ; En 2Ja pi quitté la Franee qu'au monient "à “tement se: npproché de ma retraite,‘ © Tant qu'il ny ( eut que des Français autour dé moi, j ai ie voulu rester: au milieu d'eux seul-et désarmé # utérait la. Fu dernière preuve dé confiance et d'affection que je pouvais + Jeur donner, C'était un grand témoignage que je rendais à leur loyauté à la face” du. monde.

44 France a respecté dans moi le ball Fr | ©moment où j'ai quitté | pour jamais son tivage. J'aurais pu passer. en Amérique et promener ma-difaite dans le nôu= “veau monde ; ; mais après avoir regné:suf la France, il ne : Aallait pas avilir son trône en cherchant d'autre gloire. rie “Prisonnier sur un autre hé misphère j je n'ai plus à défen. ne se de ‘que ja réputation que l‘histoire-me prépare 4. ‘elle dia 54 -. ‘qu'un : homme pour qui tout un peuple s'est dévoué, ne “devait pas être si dépoarva de mérite que. ses |coempoe |

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