BOURDIN, DENISE
Ils ouvrent Icor boutique et ari-angent leur étalag^w
tiOURDiN. Allons rlonC) Denise, allons donc, ma fille, il est
brès de huit heures.
DENISE. Baht.. ct mon cousin Anténor n'est pas rentré I...
BOURDIN. Parbleu, monsieur mon neveu fait déjà le grand garçon... il va dans le monde, à ce qu'il dit, monsieur va en soirée, au bal, dans les sociétés lyriques... Pàsse-mol les gilet» de laine.
DENISE. Dam écoutez donc, mon papa, mon cousin est auteur....
BOtlRDiN, haussant les épaules, Laisse^moi donc tranquille!... des auteurs comme lui ! .. fais donc attention, tu mets tes chaussettes devant les bonnets grecs... un auteur!., ça me fait rire.... un barbouilleur comme tant d'autres... {Il arrange l'étalage. ) Mais, Denise, tu mets tes bas à l'envers... soignons la boutique, mon enfant...
Air : Vn homme pour faire un tableau.
Des bons marcb.inds de l'ancien temps , l'IiiR que jamais suiviins l'usage, Et pour attirer les chalands, Ayant tout solgnoi 's l'étalage ; La m.irchandis<; doit briller.
Four tenter l'.icbeteur, ma chirc, C'est comme un' fille à marier, Qu'il faut parer pour s'en difairt'.
HENÏSE, finissant Célalttqe. Voilà qui est fini... [A part.) Demandez-inbi qui est-ce qui peut le retarder coiiime ça !..
On voit un homme en redingote bleue traverser le théâtre, regardant ça et là plnsieurs mai' sont^; Û diàpai-ait.