‹ Le marchand de SmyrneChapitre 108 sur 314 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

M. DALANCOUR , MADAME DALANCOUR.

MADAME DALANCOUB.

A ce que je vois , ce n'est pas vous qui mariez votre sœur.

M. DALANCOUB , embarrassé..

C'est mon oncle.

MADAME DALANCOUn.

Votre oncle ! Vous en a-t-il parlé ? Vous a-t>il demandé votre consentement ? «

M. DALARCoiUii un pcu vivçmeiit.

Mon consentement? n'avez -vous pas vu Dorval ? Ne me l'a-t-il pas dit ? Cela ne s'appelle-t-il pas demander mon consentement ?

MADAME DALAifCOUR, fffi peu vivement»

Oui , c'est une politesse de la part de M. Dorval ; mais votre oncle ne vous en a rien dit. M. DALANCOUR, embarrassé.

C'est que. ...

iSi LE BOURRU BIENFAISANT.

MADAME DALABTCOUR.

C'est que. ... il nous méprise complètement.

M. DALANCOua, vivement.

Mais TOUS prenez tout de trayers , cela est affreux ; TOUS êtes insupportable..

MADAME DALAvcouR, un peu fitchée.

Moi, insupportable! Vous me trouvez insupportable! (Fort tendrement,) Ab! mon ami , yoilà la première fois qu'une telle expression vous échappe. Il faut que vous ajez bien du chagrin , pour TOUS oublier à ce point.

M. DALAvcoun, à part, avec transport»

Ah! cela n'est que trop vrai! (A madame Datait' cour. ) Ma chère femme , je tous demande pardon d^ tout mon cœur : mais vous connoissez mon oncle; voulez-yous que nous nous brouillions davantage? Voulez-vous que je fasse tort à ma sœur? Le parti est bon, il n'j a rien à dire; mon oncle Ta choisi, tant mieux; voilà un embarras de moins pour vous et pour moi.

MADAME DAlAHGOVm.

Allons, j'aime bien que vous preniez la cIiof« m bonne part : je vous en loue et vous admire ; mais permettez-moi une réflexion. Qui est-ce qnî aura soin des apprêts nécessaires pour une jeune personne qui va se marier? Est-ce votre oncle qui s'en chargera? Seroit-il honnête ^ teroit-il décent ?•«•

' ACTE JI, SCÈNE IX. iSS

M. nALÂWcovn* Von» »rez nuMm..* Mail il j a eneore da tempt , ttottf en psurïeron;

ISeotttex. J'aîiutf Angélique, TOOf le Mrex; eette petite ingr»Us ne mériceroit paf qtte j« prÎMe an* en» aoif» d elle ; eepencUnt elle et t rotre fontn ^

If, OALAVCOVa*

Comuaentl rou§ Êppelei ma fcenr une in|;rate( Pourquoil

• UAVAMZ 9AtA9COVm»

Wen parlonf pai , ponr le préfent. Je Ini de* maoïl^ral une esplleation entre elle et moi; et, ea^tute, « « •

Hon , je Ttns le iarolr,.,,

MAOAIIC oAtAvcdvm^ AitenâeZftnon eber ami...*

M. OAtAicova, Ir4^# vi¥€menL non ; je Teox le tavoir , roun àU-^ft*

MADAMK oALAacona.

Fniftqtie ron* le roukx , li (aut rou* eontenlar*

u, VÂtAncovhf â part»

Ciel î je tfemble ton jonrf .

MADAMe OAf.AVCOIia«

Votre Kenr.«,« Eh bien?

KADAME DAK^AVCOVa*

la 1* croia du parti de rotrc ooele#

i56 LE BOURRU BÎEWFAlSAiN T.

M. DALAiVCOUE.

Pourquoi ?

MADAME DALAVCOVR.

Elle a eu la hardiesse de me dire , à moi-m^me, que vos affaires étoient dérangées , et que. . . »

M. dalabcouh.

Mes affaires dérangées!... Le erojez-TOus ?

MADAME DALAHCOUR.

Non; mais eUe m'a parlé de façon à me faire croire qu'elle me soupçonne d'en être la cause , ou du moins à' y avoir contribué.

M. DALAHConn, encore plus vivement.

Vous ? Elle v^ous soupçonne , vous ?

MADAME DALABCOUR.

Tie vous fâchez pas, 'mon cher ami. Je vois bien qu'elle n'a pas le sens commun.

M. DALABCOVR, UVeC pOSSioU,

Ma chère femme !

MADAME DALABCOUR.

Que cela ne vous affecte pas. Pour moi , tenez , je n'y pense pas. Tout vient de là ; votre oncle est la cause de tout.

M. DALABCOUR.

Eh non ! mon oncle n'est pas méchant.

MADAME DALABCOUR.

11 n'est pas méchant! ciel! y a-t-il rien de pis sur la terre ? Tout <à l'heure encore , ne m'a^t>il pat fait voir ?. . . mais je le lui pardonne.

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