‹ Le marchand de SmyrneChapitre 124 sur 314 · ACTE II, SCÈNE XXI. iy · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XXI. iy

M. oiROVTE, d'^n air pénétré et à part.

J'en suis fâché. (A Picard,) Peux-tu marcher? PICARD, toujours filché ; ii essaie et marche mat. Je crois que oui , monsieur.

jf. oÉBOifTK, Brusquement, Ya^-en.

jpicAHD, tristement, , Vous me renvoyez , monsieur /'

M. GÉROVTE, vivement* Point du tout. Va-t-cn chez ta femme , qu'on te •oigne. ( Il tire sa bourse, et veut lui donner de l'ar^ gent, ) Tiens , pour te faire panser.

PICARD, à part, et attendri.

Quel maître !

M. ci ROSTE, en /tti offrant de tardent.

Tiens donc.

PICARD, modestement^ Eh! non, monsieur : j'espère que cela ne sera rien.

1C« OÉROK TE.

Tiens toujours.

PICARD, en refusant par honnêteté.

Monsieur. . . .

H. oiROVTE, vivement.

Comment! tu remises de l'argent? est-ce par orgueil ? est-ce par dépit ? est-ce par haine ? croistu ^e je l'aie fait exprés? Prends cet argent^ prends-le , mon ami ; ne me fais pas enrager^

F ICA AD, prenant Vargent.

Ne TOUS fâchez pas , monsieur, je tous remercie de ros bontés.

M. GÉRONTE

Va-t-en tout à Theure.

PICARD

Oui , monsieur.

(Il marche mai,)

M. GÉROHTE.

Va doucement.

PICARD

Oui , monsieur.

M. OÉROVTE*

Attends , attends ; tiens ma canne^

PICARD

Monsieur,

M. g£rovte« Prends-la , te dis-je , je le veux.- PICARD prend la canne et dit en s'en atlante

Quelle bonté!

{Il sort.)

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