ACTE II, SCÈNE XXI. iy
M. oiROVTE, d'^n air pénétré et à part.
J'en suis fâché. (A Picard,) Peux-tu marcher? PICARD, toujours filché ; ii essaie et marche mat. Je crois que oui , monsieur.
jf. oÉBOifTK, Brusquement, Ya^-en.
jpicAHD, tristement, , Vous me renvoyez , monsieur /'
M. GÉROVTE, vivement* Point du tout. Va-t-cn chez ta femme , qu'on te •oigne. ( Il tire sa bourse, et veut lui donner de l'ar^ gent, ) Tiens , pour te faire panser.
PICARD, à part, et attendri.
Quel maître !
M. ci ROSTE, en /tti offrant de tardent.
Tiens donc.
PICARD, modestement^ Eh! non, monsieur : j'espère que cela ne sera rien.
1C« OÉROK TE.
Tiens toujours.
PICARD, en refusant par honnêteté.
Monsieur. . . .
H. oiROVTE, vivement.
Comment! tu remises de l'argent? est-ce par orgueil ? est-ce par dépit ? est-ce par haine ? croistu ^e je l'aie fait exprés? Prends cet argent^ prends-le , mon ami ; ne me fais pas enrager^
F ICA AD, prenant Vargent.
Ne TOUS fâchez pas , monsieur, je tous remercie de ros bontés.
M. GÉRONTE
Va-t-en tout à Theure.
PICARD
Oui , monsieur.
(Il marche mai,)
M. GÉROHTE.
Va doucement.
PICARD
Oui , monsieur.
M. OÉROVTE*
Attends , attends ; tiens ma canne^
PICARD
Monsieur,
M. g£rovte« Prends-la , te dis-je , je le veux.- PICARD prend la canne et dit en s'en atlante
Quelle bonté!
{Il sort.)