SCÈNE I
PICARD, MARTHON.
(Pica|?d e^tn par U porte du nûlieu , Marthon par oeUt
dfi M. Dalaj9coar.)
MABTBOH.
Voirs yoilà donc de retour?
PICARD, ayjint la canne de son maître»
Oui , je boite un peu; mais cela n'est rien , j'ai jeu plus de peur que de mal : cela ne méritoit pas l'arguent qu'il m'a donné pour me faire panser.
MARTHOV.
Allons, aljlons; k quelque chose malheur est bon.*
PICARD, d'un air conteni.
Mon pauvre maître! Ma foi, ce .trait-là m'a touché jusqu'aux larmes; il m'auroit casaé la jambe , que je lui aurois pardonné..
Il a un cœur!... C'est dommage qu'il ait ce Ti)a|n défaut.
PICARD
Qui ast-ce quji n'en a pat?
LE BOURRU , etc. ACTE III , SCÈNE I. i 79
M A HT H os.
Allez, allez le voir. Savez-vous bien qu'il n a pas encore diné ?
PICABD»
Pourquoi Idonc ?
MABTHON.
Eh ! il j a des choses , mon enfant , des chos6f terribles dans cette maison.
Je le sais, j'ai, rencontre votre neveu, et il m'a tout conté. C'est pour cela que Je suis revenu tout de suite. Le sait-il, mon maître?
MAATHOV.
Je ne le crois pas.
p i c A n 0, Ah! qu'il en sera fâché!
Oui ; et la pauvre Angélique ?
PICARD
Mais Yalère....
M ART d 9.
Yalère, Valère est toujours ici ; il n'a pâ» yôù^û s'en aller ; il est là; il encourage le frère; il regarde la sœur, il console madame. L'un pleure; l'aiitve soupire; l'autre st désespère. C'c#t un chaos, uu rentable chaos.
pIcaHj».
Né vous étiw-vcrtis pas chargée de pârkr fe monsieur 7. ..w
i8o LE BOURRU BIENFAISANT.
MAfiTHOV.
Oui , je lui parlerai ; mais à' présent il est trop en colère.