SCÈNE XL su
que ce mystérieux silence a besoin de tous les sen* timents que yous inspirez pour n'être pas mal in-* terprété.
ADKLAiDE.
J'en conyiens , madame : et pour tous confirmer idans l'idée que je mérite que l'on prenne de moi , je TOUS dirai quelle est la mienne sur la conduite de M. Clainyille à mon égard. Il y a quelques mois*.**
LA MARQUISE
Assejrez-Yous , je vous en prie.
Adélaïde s'assied, ainsi que ta marquise et la gouvernante,
II j a quelques mois que M. de Clainyille yint il mon couyent; il étoit accompagné d'un gentilhonune de ses amis : il me le présenta. Il me de* manda , pour lui , la permission de paroître à lac .]grille : je l'accordai. Il y yint.... je l'ai vu.... quefquefois«.. souvent même ; et lundi passé , monsieur le marquis revint me voir : il me dit de me dispo-* ser à sortir du couvent. Dans la eonyersation qu'il eut avec moi , il sembla me prévenir sur un chan« gement d'état. Qu3lqucs jours après (c'étoit hier) II est revenu un peu tard ; car la retraite étoit son* née. Il m*a fait soiiir, non sans quelque chagrin; ]'étois dans ce couvent dès l'enfance; et il m'a conduite ici. Voici, madame, toute mon histoire : et s'il étoit possible que j'imaginasse quelque sujet de craindre l'homme que je respecte le plus , ce ■eroit près de vous que je me i^^fugierois.
as £A GAGEURE IMPRfiYUE.