ACTE I, SCÈNE III. 2S
que les militaires et les gens de lettres » ce prince-^ là. Je ne suis plus Tun , je ne serai jamais l'autre ; je n'ai pas envie de déroger à mes seize quartiers , et de me rendre homme de lettres pour lui faire plaisir.. . N'ai-je pas vu des Algarotti, des Mauperluis , des Voltaire dans ses équipages? Eh! qu'est-ce [qu'ils prouvoient, ces gens-là?
Téleim vous a fait cependant plusieurs fois convenir que la science. ..
LE COMTE
Je ne suis jamais convenu de rien avec lui. Il est taquin; je me fâchois; et il étoit obligé d'avouer que j 'a vois raison.
FAircHETTX, à part»
Cela persuade.
LE COHTE.
Il est aussi un peu entiché de littérature, notre Téleim; mais je lui pardonne, parce qu enfin il me lit les gazettes , et qu'à tout prendre il j a de bonnes choses dans ces ouvrages-là : on j lit les promotions que font les souverains , les noms des gens en place , les mariages et les morts des chefs de maison , enfin tout ce qu'il j a d'intéressant à savoir....
FAVCHETTE, à parU
Pour les seize quartiers.
LE COMTE
Mais je te laisse, et vais voir ce qu'on me donne à diner, et où je coucherai; après quoi je
a56 LES AMANTS GÉHÈREUX.
voie au directoire, à la cour, chez les ministres , les commis même ; et je fais entendre raison à tous ces gens-là , s'il j a mojen de la leur faire entendre.
(Usort.)
scî;ne IV.
FANCHETTE, MINNA
MmHA.
Mon oncle me fait trembler.
Comment , monsieur le comte! . . . Il aime moDsieur le major autant que tous; il n'est occupé que de Yos intérêts.
MINNA
Il est vrai.
Il a fait ce que vous n'auriez bse faire sans loi
MINNA
J'en conyienSf
Il quitte sa maison , sa patrie pour venir le dc< fendre.
MINNA
D'accord....^ C'est le meilleur humain de 11 terre ; mais il nuit toujours à ceux qu'il veal servir.
Assez souvent , du moins..