‹ Le marchand de SmyrneChapitre 191 sur 314 · ACTE II, SCÈNE VI. a^S · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI. a^S

FAVCHETTE.

C'est mon compte. Et noire réunion , M. Yemer, !Ombien durera-t-elle?

YEBirZR.

Je Toudrois bien qu elle durât toujours , madenoiselle Fanchette.

FAHCHETTE.

Et moi.. . Et ma maîtresse aussi, M« Yerner.

TERHEA.

Elle aime donc toujours bien môBMeur le ma* jor, madame la comtesse?

FAHCBETTE.

Est-ce qpi'on peut s'oublier, M. Vemer?

veuveb.

Cela n'est pas possible.... Si je tous disois tout ce que nous faisions pour nous ressouyenir de FOUS. . . .

FABrCHETTB.

Nous ne faisions rien, nous, et cela yeuoit tout leul... Cétoit à propos de tout, et à propos de rien.

YEBKEn.

Et nous aussi.

FAVCBETTE.

Au milieu de la meilleure compagnie...

YERHEB.

Quand nous étions absolument 8eulft#* •

FAHCHETTE.

Madame me disoit ; « Yois-tu rien là qui ret» « semble à Téleim? »

^yS LES AMANTS GÉNÉREUX.

ybrvbh.

Nous disions : autant ne voir personne , quand on ne voit pas madame la comtesse. . . et mademo^ •elle Fanchette.

FAaCHETTE*

Si l'on faisoit à madame le récit d'une belle action, d'une action généreuse.., ce Gela ressembleà « Téleim. »

yerher.,

Et à Vemer aussi, ayec votre permission , m^ demoiselle Fanchette.

FAHCHBTTE.

Ah! je le pensois bien de même, M. Vemer

Et puis nous prenions une carte de géographie.

VERSEE.

Ah! et pourquoi faire?

FAVCHBTTE.

Pour chercher où vous étiez. Nous tous suÎYiom partout. Madame me ftisoit : » Ils sont ici , ils sont X là; les Autrichiens sont campes en cet endroitt « et les Prussiens en cet autre ; il y aura bataille fc aujoui'd'hui ou demain, monsieur le major cha^ m géra à la tête du régiment. »

vEBifEii, en se redressant.

Et Vemer ?

Je n'osois. regarder , quand elle faisoit ces récits ; nous tremblions comme des enfants , et nom pensions qu'il ne se tireroit pas un coup de ftisil qui ne fût pour vous , M. Verner.

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