‹ Le marchand de SmyrneChapitre 20 sur 314 · GOTTE, LAFLEUR · texte numérisé non relu

GOTTE, LAFLEUR

( Gotte lèye un coussin de bergère , et tire de dessous une manchette qu'elle brode. Lafleur paroît , elle est prête à la cacher, et , Yoyant que c'est Lafleur, elle se remet h broder. Lafleur a une serviette à la main, comme un domestique qui sert à table. )

LAFLEUR

{En FI 9 on peut causer.

GOTTE

Ah! te voilà ? je pensois à toi. Tu ne sers pas à table?

LÀFLEUH.,

Est-ce qu'il faut être douze pour servir dfenz personnes ?

GOTTE

Et si madame te demande ?

LAFLEUR

Elle a Julien. Je suis cependant ffché de n'être pas resté j; j'aurois écouté. (1/ tire le fil de GotU» )

a8 LA GAGEPRE IMPRÉVUE,

GOTTE

Finis donc.

LAFLE171U

ii'est que je t'aime bien.

GOTTE

Ah ! tu m'aimes ; je veux bien le croire. Mais il faut ayouer que tu es bien simple , ayec tes niai*

séries.

LAFLEUR

Quoi cU>nc ?

^ GOTTE

Madame, sur votre respect. Madame, révérence parler. Madame, j'ai eu l'honneur d'aller au bout jdu corridor.

(Pendant ce couplet, Lafleur rit»)

LAFLEUR

Ah! ah!

£h ! de qucli ris-tu ?

LAFLEUR

Gomment! tu es la dupe de cela, toi?

GOTTE

Quoi 1 la dupe ?

LAFLEUn.

Oui , quand je parle <:omme cela à madame.

GOTTE

Sans doute..

LAFLEUR

Et fpi» je fais le nigaud..

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