GOTTE, LAFLEUR
( Gotte lèye un coussin de bergère , et tire de dessous une manchette qu'elle brode. Lafleur paroît , elle est prête à la cacher, et , Yoyant que c'est Lafleur, elle se remet h broder. Lafleur a une serviette à la main, comme un domestique qui sert à table. )
LAFLEUR
{En FI 9 on peut causer.
GOTTE
Ah! te voilà ? je pensois à toi. Tu ne sers pas à table?
LÀFLEUH.,
Est-ce qu'il faut être douze pour servir dfenz personnes ?
GOTTE
Et si madame te demande ?
LAFLEUR
Elle a Julien. Je suis cependant ffché de n'être pas resté j; j'aurois écouté. (1/ tire le fil de GotU» )
a8 LA GAGEPRE IMPRÉVUE,
GOTTE
Finis donc.
LAFLE171U
ii'est que je t'aime bien.
GOTTE
Ah ! tu m'aimes ; je veux bien le croire. Mais il faut ayouer que tu es bien simple , ayec tes niai*
séries.
LAFLEUR
Quoi cU>nc ?
^ GOTTE
Madame, sur votre respect. Madame, révérence parler. Madame, j'ai eu l'honneur d'aller au bout jdu corridor.
(Pendant ce couplet, Lafleur rit»)
LAFLEUR
Ah! ah!
£h ! de qucli ris-tu ?
LAFLEUR
Gomment! tu es la dupe de cela, toi?
GOTTE
Quoi 1 la dupe ?
LAFLEUn.
Oui , quand je parle <:omme cela à madame.
GOTTE
Sans doute..
LAFLEUR
Et fpi» je fais le nigaud..