SCÈNE X
FANCHETTE, MINNA, YERlHEa^
ymNEB.; Ayec la permission de son excellence, si j'ois....
Approchez, approchez, M. Vemer. Qu'y a-t-il?
VEnifER.
Madame, c'est à tous de nous retenir ici. Moniur le major est revenu de la cour plus triste et us sourcilleux que de coutume. J'ai eu bien de peine à lui arracher quelques mots; mais enfin m'a parlé : « Il faut, Vemer, m'a-t-il dit en soupirant , il faut nous éloigner de Berlin ; il n'j a pluA d'espérance, il n'j a plus d'espérance. »
3oo LES AMANTS GÉNÉREUX.
M I cr B A.
EL bleu ! tu vois , FancheUe...,^
* TEKSEB.
Il ^'a ajoaté que le ministre à qui il sëtoit &k annoncer, ne lui ayoit pas donné d'audience, ei qu'il étoit sorti sans le regarder. Je lui ai représenté votre constance, vos procédé» ^ et lui, de soupirer de nouveau. Ah ! madame , c'est ai homme mort si vous le laissez partir, et moi aussi, mademoiselle Fànchettel Maïs', après la mort de monsieur le major, il n'j a plus rkn à pleurer.
KIHVA.
Ah! M. Yemer, que fàut-il faire pour le retenir, et que n'ai-je pas déjà vainement tenté? Où est-ii? Allez le.tioa^irer de me part; dites-lui que je le d^ mande; que je veux le voir; que je suis dam k trouble, la douleur, la consternation; et si vous n'ébranlez pas sa fermeté, venez m'avertir de se^ dernières résolutions , et je cours m'opposer moii même à «on départ.
▼ IIIHIK. I
Je vais exécuter les ordres de madame la ce^ lesse.
(I/<orr.}
ICTE III, SCÈNE XI. 3oi