SCÈNE XL
FANCHETTE,MINNA
CoMMEiTT le retenir et lui persuader? Ah, maii-* lite fortune !
rAïrcBE^TE*
Que diantre! ne pourroit-on pas s'en défaire >our un moment ?
MiirirA.
Pour toujours , et j'en serOis «harmée. Mais un louyeau trait de lumière vient éclairer mon âme !t calmer mon désespoir. Fanchette, il se pouroit,.*. Non, je n'en doute pas , et je le tiens. Fanihette, il veut en yain me fuir : je suif sûre à présent de âon retbut.
FAKCHETTE.
Malgré le procès perdu?
MIlfltA.
Il ra reparoitre et tomber à mes pieds»
FAVGHETTE.
Comment?
MIVNA.
Comment? Ah! rien n est plus sûr. Il faut que tu ailles trouver Téleim.
FAIIGHETTI*
JBIon.
KIHirA.
Que tu lui dises. • .
3oi LES AMANTS G£N£REUX
F À V jb H £ T T E.
Quoi?
M I V V ▲ , comme par réflexion, \ Il n*a pas yu mon oncle ?
FASCHCTTE«
Non.
MtVIfA.
Je 4ie loi ai point parlé de la démarehe de.nM Ktats?
FANCBETTB.
J'entends; il fint que je l'en informe.
atlNNA.
(Au contraire.
FARCHETTXm
Au contraire?
MIRlffA.
Oui, tout cela ne réussiroit pas; c'est un hommt généreux, qui m'abandonne par délicatesse; il faut nous emparer de cette délicatesse^là. Ohl il faut être moi pOtir avoir imaginé ce projet-là, et avoir un amant comme Téleim pour n'en pas douter. 11 n'échappera pas k ma tendres&e ; je vaincrai sa fierté , Fanchette ; oui , je la vaincrai. Vieni, fuis-moi, j'ai besoin de ton secours; tu verras ti j'ai bien connu mon amant.
FIS nv TKOISXàXB ACTE.