SCÈNE IV
HENRI, en uniforme de chasse; y LE DUC DE) SULLI, en habit ordinaire; suite des couati- SAifs; LES DEUX OFFICIERS DES CHASSES, qui se tiennent à la porte de l* antichambre da roi; LE DUC DE BELLEQARDE , LE MARQUIS DE CONCHINI.
■ EVRi , au duc de Bellegarde , en s* avançant avec le duc de Sulli , auquel il marque avoir envie de par^ 1er d'abord.
Bo9 joun, mon cher Bellegarde... (Au marquis.) Bon jour,^. de Conchini.... ^A Sulli.) Le conseil a fini plus tôt que je ne cro^^ois, M. de Sulli.... (Au duc de Bellegarde et au marquis de Conchini») Notr«
rendex-vous nest qu'à midi.J.. Meseienrs, bou aurons du temps pour tout.
LE DUC D-E BEl.L£OAlLDBr
Ma foi ! sire, TOtre majesté aura aujourd'hui vft temps admirable pour sa chasse.
HENRI, d'un air inquiet.
Oui , Ton ne pouyoit pas désirer une plus belle journée pour cette saison-ci. . . . pour Tautomne.
LE DUC DE SULLI
Avant son départ, votre majesté n'auroit-elle point encore quelques autres ordres à me donner? HENRI, d'un air froid et gêné,
Non, monsieur. Il me semble vous les avoir tous donnés dans le conseil... A moins que, vousmême , vous nhjez quelque chose de particulier à me dire.
LE DUC DE lULLI.
Non, sire, je ne crois pas avoir rien' oublié.... (Après avoir an peu rêvé,) Ah! pardonnez -moi , je me rappelle à présent laffaire du braye Grillon. Je Tais de ce pas chez lui pour. . . .
HENRI, i'interroïnpant , d'un air d'impatience. Vous n'aurez pas le temps de finir avec Grilloil, monsieur, il vient k la chasse avec moi... Mais n'auriez- vous rien à me dire (de l'air de l'embarras ^ qui vous regardât, vous, monsieur?.. Tenez, auriez-vous le loisir de m'attendre ici un moment ?.. Cela ne vous gêne-t^l point , monsieur ?
LE DUC DE su LLt, s' incdinant profondément.
Moi ^ sire ?... Ma vie et mon temps ont toujowt
ACTET I, SCÈNE IV. 347
appartenu à votre majesté. "Dans l'instant même ,
i vous Tojrdonnez. . .'.
B E R B I , l'interrompant , ti*un air plus affectueux^
If on ) dsins cet instant-ci , il faut que )'aiile voii^ 1 reine, que j'aille. embrasser mes enfants; j'en leurs d'envie!... Attendez-moi ici même, dans ette galerie.... (D'un air contraint.) Il fiaut bien ue je vous parle de vous , puisque vous ne vou- !z point m'en parler le premier... (Au duc de Bel'* '.garde.) Vous , mon cher Bellegarde , suivez-moi.' '^ous n'entrerez pas cbez la reine ; il est de trop onne heure : il ne fiera pas encore grand jour; ^ais, en y allant, j'ai un mot à vous dire sur otre gouvernement de Bourgogne. Tenez avec loi , mon ami.
le roi sort , suivi de M, de BeUegardeetd*unê partie
des courtisans y les autres restent dans le fond,
aveo les deux gardes'chasses. )