ACTE i; SCÈNE VL
à te faire un accueil firoid, et que je tai appelé monsieur, te rappelles-tu de ne m 'avoir répondu que par une inclination de tête et une révérence profonde? Eh bien! en vojant ta douleur et ton attendrissement , mon cher Kosni , peu s en est fallu que , dans ce moment, je ne t'aie jeté les bras au cou, et que je n'aie commencé par là notre explication.
LE DUC D2 ivtLi y dans le dernier attendrissement, tt d'une voix entrecoupée.
Ahl sire! ce dernier trait... Ah! permettez qu'ayec les larmes de la joie et de la plus tendre sensibilité , je me précipite à vos pieds pour vous remercier... ( 1/ se jette aux pieds du roi,)
H E H n I , /e relevant avec vivacité.
Eh! que faites-vous donc là, Rosni?... Relevest^ vous donc... Prenez donc, prenez donc garde. Ces gens-là qui nou« voient, maisn'ont pas pu entendre ce que nous disions , vont croire que je vous pardonne. Vous nj songez pas: relevez-vous donc... ( M. de Rosni , un ^nou en terre,, reste la bouche collée sur la main du. roi pendant tout ce couplet. Le roi le relève et l'embrasse à plusieurs reprises, puis II va vers la porte,) (Au marquis de Praslin,) Marquis de Praslin , faites relever vos sentinelles ; tout le monde peut entrât-, et partons pour la chasse. (/4 tous tes courtisans,) Mais, auparavant que de monter à cheval , je suis bien aise , messieurs , de voua déclarer à tous que j'aime Rosni plus que jamais, 9t qu'entre lui et moi c'est à la vie et à la mort.
96o LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI 17.
LE DUC DE SULLI
Ah! sire, comment -poarrai-je jamais <rec«»
ooître. . . .
H E1I B I , i'interrompanU
En continuant tî« me servir comme vous m*avea toujours servi , M. de R os ni.
LE DUC DE B£LL£GARDE,CIU duc de SullL
Ah! parbleu! mon cher duc, je prends hieu part...
LE MARQUIS DE coNCHini, f interrompant, m
duc de SullL
Ah! monsieur, l'excès de ma joie...
H £ N n I y les interrompant tous les deux.
Allons , allons , vous lui ferez tous vos compliments à la chasse , où je veux< qu'il vienne avec
ilOUS.
L*E D^UC DE SULL4
Moi, sire?
B E ir m.
Vous-même , mon cher Rosnî. Je sais Lien qut vous n'aimez pas "autrement la chasse ; mais j'aime à être avec vous aujourd'hui , moi , toute la journée , mon ami.
LE DUC DE SULLI
Je suis pénétré de ce que vous dites là, sire; cependant, si votre majesté m'en dispcnsoît.... . H EN m, iinterrompaiil, H on, mon pauvre Rosni, ma chasse ne pcnt