ACTE II, SCÈNE IIL .36g
ij-ui , h cause de ça , et dfe dépit de ce que vou^ l'avez abandonné, va, se dit-il, se précipiter dans l^église, à celle fin de devenir, par après, not* curé^
AGATHE
Puisque tu ne veux pas m entendre, dis -moi, 3.U moins , si Richard est ici.
LUCAS
Non , il n';)F est pas ; il n'j sera que ce soir. N'at-il pas eu la duperie d'aller pour vous à Paris , mam'selle , à celle fin de demander justice à not* bon roi , qui ne la refuse pas pus aux petits qu'aux grands ?
AGATHE, à part , en soupirant
Que je suis malheureuse !... Comment me justî-^ fier ? . . . (A Lucas, ) Sans que je puisse m en plain-* dre, Richard aura toujours droit de conserver des soupçons odieux.
LUCAS
Il auroit un grand tort d en consarver, oui....( (Voyant Agathe en pleurs,) Bon ! vous larmoyez !..J Eh ! ouiche ! tous ces pleurs de femmes-là sont de vraies attrape —minettes.
AGATHE
Hélas ! je te pardonne de ne pas me croire sin-> cère.... Mais , si ce n'est pas pour moi , du moins ^ •par amitié pour Richard, rends-lui un service, qu'en t'apercevant, au commencement de la fbrét, je suis venue te demander ici... C'est pour lui que ta agiras.
370 LÀ PAATIE DE CHASSE DE HENRI lY.
LUCAS
Vojont , queuque c'est , mam 'selle ?
▲ «▲THE, très affectueusement.
C'est un service qui tend à me justifier yis>à-Ti^ cip mon amant, s'il est possible...' De grâce! rendslui «^ette lettre {elle lui présente une lettre) que je lui écriyois , à tout hasard , et que l'occasioa qœ je trouvai , sur-le-champ, de me sauver ne m'a pas môme laissé le temps d'achever.... Donne -la lui donc. . . ; Prends-moi en pitié , et ne me réduis pas au désespoir en me rêvant.
LUCAS, attei^ri et se retenant de le laisser voir.
Baillez-moi c'te lettre , la belle pleureuse ; je la li rendrons. J^ous m'avez attendri; mais ne pensais pas pour ça m'avoir ùdt donner dans le pagneau, non.... non, palsaagué! et je l'j parleross i;ontre vous ; je vous en prévenons d'avance.... Je uVoulons pas que not' ami Richard , et qui sert bientôt not' biau-£rère , achetient chat en poche, cutendais^vous ?
AGATHE
Va, ce n'est pas toi qu'il m'importe d« çonvain* cre de mon innocence ; c'est mon amant , c'eat sob père, aux pieds descjuels je suis résolue de m'allti jeter pouf leur jurer que je ne suis point coupable... Avertis-moi seulement dès que Kichard sera arrivé.
LUCAS
Oui , oui , je vous avartirons. Allais , allais , je vous }fs promettons. ( Agathe s'éloigne, )