ACTE II, SCÈNE V. Zyh
LUCAS, d*un air railleur.
Blessée?... Je venons de la voir.».. Vous donnais donc comme un gniais dans toute c*t 'écriture* là, vous? /
mCHABD.
Comment! que veux-tu dire?
LUCAS
Tatigué ! qu'aile a d'gnimagination c'te fîUe-là! La belle lettre! queu biau st^le! comm' ça est en même temps magnifique et parfide !
Quoi ! Lucas , tu pourrois penser qu'elle me trompe? qu elle pousseroit la psriidic jusqu'à..., LUCAS, l'interrompant.
Oui, morgue! je Tcroyons de reste. Ce marquis et elle , ils auront arrangé c'te lettre-là ensemblexnent, et, par exprès, pour qu'ous en so^ais le claude.
aiCHARD.
Non, elle n'est point capable d'une telle horreur; et toi-même...
LUCAS, l'interrompant,
E: moi-même... je vous disons que c'est sûrement là un tour de ce marquis. 11 n'en veut pus; il la renvoie à son village.
RICHARD. '
Comment, malheureux! tu t'obstines' à vouloir qu'une fille comme Agathe....
LUCAS, l'interrompant.
Malheureux?..., Oh! point d'injures, not' ami.
Mais, tenais, quand je n'nous j obstinerions pas,
là, posez qa'air soit innocente Après avoir été
six semaines cheux ce seigneur , qu'est-ce qui le croira? Faut qu'ail* le prouve paravant que vous puissiais la revoir avec honneur. Youdriais-vons, en la revojant avant qu'ail* soit justifiée , count les risques de vous laisser encore ensorceler par elle , et qu*air vous conduisisse à l'épouser ? C'est ce qui vous arriveroit, da, et ce qui seroitbiau, n'est-ce pas?
R I C H A R D , très tristement.
Oui, tu as raison, Lucas; je ne dois pas m 'exposer à la voir. Je sens trop bien la pente que j'ai à me faire illusion. Mais allons chez toi, mon cher ami : j y veux passer une heure ou deux pour calmer mes sens et me remettre un peu. ( Il est tout-àfait nuit. ) ( Tendrement, à part.) Ne portons point chez mon père , et au sein de ma famille, les appa> rences , du moins , du chagrin qui me dévore.
LUCAS
Oui , v'nais-vou8-en cheux nous. Aussi bian v'Ji la nuit close, et c'te forêt, comme vous savais, n'est pas sûre à ces heures-ci. Ignia tant de braconniers et de voleurs ; c'est tout un. ( Entendant dM. bruit.) Tenais, tenais, il me semble que j'en entends déjà quelques-uns dans ces taillis, n I G H A n D , écoutant et soupirant,.
Oui, allons, mon ami. Nous parlerons ches toi de ton mariage avec ma sœur Catau. Puisque le mien ne peut pas se faire, je veux presser mon pèie