‹ Le marchand de SmyrneChapitre 271 sur 314 · ACTE II, SCÈNE VIIL 38i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIIL 38i

CE PATS AU, jetant son bois de frayeur, et tombant aux genoux de M, de SuUi,

Miséricorde ! messieurs les voleurs , ne me tuais pas. Mon cher monsieur, si tous êtes leux capitaine, ordonnais-leux qu'ilsf me laissiont la vie. ... La vie, monsieur le capitaine, la vie! (Tirant de sa poche son argent et Cofprant au duc de SuUi.) Y là quatre patards et trois carolus'; c'est tout ce que y'avons.

LE MARQUIS DE CO N C H I M , a M. </e 5ll//f..

Vous ! capitaine de voleurs , mon cher surintendant ! cela est piquant, au moins; mais très piquant!

LE DUC DE suLLi, d* uu ton sivère, C est plaisanter mal-à-propos et bien légèrement , monsieur.

LE DUC DE BEtiLEGARDE, aU pUtfSan^

Lère-toi , mon bon-homme , lève-toi. Nous ne sommes point des voleurs, mais des chasseurs égarés , qui te prions de nous conduire au plus prochain village.

L E PAT s A N , 5e relevant.

Eh! parguenne! messieurs, vous n'êtes qu'à une portée de fiisil de Lieursain.

LE DUC DE SULLI

De Lieursain , dis-tu ?

LE PAT s AN.

Oui , monsieur , et vous n'avez qu'à me suivre.

38s L'A PARTIE DE CHASSE DE HENRI IV,

LE DUC DE BELLE&AUDE

Bien nous prend que ce soit si près : car nosi •ommes cîxcédés de lassitude.

LE MAKQUI8 DE CONCHINI, UU fTatfSOlU

Et nous mourons de faini. Dites-moi, Tami, trouverons-nous là de quoi ? . . .

i£ PATSAR, l* interrompant.

Oh ! oui , car je vons vous mener chez le garâechasse de ce canton. Vous y trouverais des lap'ms par centaine; car ces gens-là j mangiont les lapins y eux , et les lapins nous mangiont , nous ! LE DUC DE suLLi, donnant de l'argent au paysan.

Tiens , mon enfant , Voilà un Henri , conduistious.

LE DUC DE BEiLEGARDE, au pa(/iait, en lut dotf nant aussi de l'argent.

Tiens , mon pauvre garçon.

LE MARQUIS DE C05CBIVI, OU poffsan, en Im donnant de même de l'argent.

Tiens encore. Eh bien ! nous crois-tu toujoun Ides voleurs ?

LE PATSAN.

Au contraire, et grand merci, mes bons seigneurs! Suivais-moi. Dame! si je vous ons pris pour des voleurs, c'est que c'te forêt-ci en fourmille ; car , depis nos guerres civiles , biaucoup de ligneux avont pris c'te profession-|à,

LE DUC DE SULLI

Allons, allons y conduis-nous, et marche le premier.

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