ACTE II, SCÈNE XIII
Hélas! mon enfant, c'est que mon cheval est mort de lassitude,
MICHAQ.
Falloit le suivre à pied, morgue ]i S'il y arrive queuqu 'accident , vous m'en répondrais déjà!.... Mais , tenais , j'ons bian de la peine à vous craire.' Là , dites-moi , là , dites-vous vrai ?
HEVai.
Encore un coup , je vous dis que je ne ment jamais.
MiCHAO, à paru
Queu chien de conte ! ça vit à la coa^tt ça n« ment jamais. Eh! c'est mentir, ça.
HEViti, légèrement.
Eh bien ! monsieur l'incrédule , donnez-moi retraite chez vous , et je vous convaincrai que j^ di^ la vérité. ,.,(Ii tire de sa poche une pièce d*otf et la lui donne.) Pour commencer, voici d'abord une pièce d'or, et demain je vous promets de vous pajer mon gite , au-delà même de vos souhaits^
MICHÂU.
Oh ! tatigué! je voyons à présent que vous dites vrai ; vpus êtes de la cour. Vous baillais une bagatelle aujourd'hui, et vous faisien pour le lendemain de grandes promesses, que vous n'quiendrais
pas!
a E BT A I , à part, II a de l'esprit.!
MICH AU
idais , apprenait que je n'sis pas courtisan, moi, que je m'appelle Michel Richard, ou plutdt, qu'on me nomme Michau; et j'aime mieux ça, parce que ça est pus court ; que je sis meunier de ma profession. ... (lui rendant sa pièce) que j'dobs que faire de TOt'argent ; que je sons riches.
HENBI..
Tu me parois un bon compagnon , et je serai charmé de lier connoissance ayec toi.
MiCHÂU, fronçant hs sourcils.
(c Tu me parois ! . . . avec toi ! . . . » Eh ! mais, t'i êtes familier, monsieur le mince officier du roi!... Eh! mais, j'vous valons bien peut-être. I^orgué! ne m'tutayais pas , je n'aimons pas ça.
H ES ni, du ton du badinage.
Ah ! mille excuses , monsieur ! bien des pardons..
MICH A17 , l'interrompant.
Eh! non , ne gouaillais pas.C'n'est point que ]e soyons (iars ; mais c'est que je n'admettons point de familiarité ayec qui que ce soit que paravant jt n 'sachions s'il le mérite , voyais- vous ?
HENRI, d'un air de bonté.
Je vous- aime de cette humeur-là. Je veux devenir votre ami, M. Michau, et que nou^ nous tutoyions quelque jotir.
M I c H A V , /uf frappant sur f épaule.
Oh! quand je tous connoitrons , ça ira diffc^ »ent.